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Le Rock Dans Tous Ses États

Evreux

Le Rock Dans Tous Ses États

les 23 et 24 juin 2006

par Tami le 12 juillet 2006

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Vendredi 23 juin

J’arrive enfin sur les lieux des festivités, après avoir eu quelques difficultés à trouver l’Hippodrome de Navarre. Il est 17h00, le temps est vraiment idéal, le public est éparpillé un peu partout sur le site. J’arrive à la fin du set d’Asyl. Quelques dizaines de personnes sont timidement postées devant la scène A, pas franchement convaincues par le morceau Intérieur - Extérieur de la formation française, à vrai dire, moi non plus. Le chanteur descend de la scène pour terminer le concert dans la fosse. La prestation d’Asyl à peine terminée, Donavon Frankenreiter commence à jouer sur l’autre scène. Le site d’Évreux est composé de deux scènes principales A et B, dès qu’un groupe a fini sa prestation sur une scène, un autre enchaîne tout de suite après. Donc pas de temps à perdre à regarder passivement les changements d’instruments...

Et ce n’est pas sans une petite gêne, que je vous avoue avoir passé un moment pas trop désagréable en compagnie de Donavon Frankenreiter. Au départ, rien ne jouait vraiment en sa faveur. C’est un ami de longue date du surfeur-chanteur Jack Johnson, il est vêtu d’une panoplie de cow-boy et il joue du rock west-coast, tant de petits détails qui ne pouvaient que me faire détester sa musique. Pourtant, je me laisse entraîner par ses chansons assez faciles (comme Move By Yourself) qui sentent le soleil californien à plein nez. Je ne semble pas être la seule dans le public à apprécier, me voilà rassurée. L’Américain, un peu démago sur les bords, sait se faire apprécier, vantant la cuisine française et souhaitant que l’équipe de France de football remporte le match face au Togo.

Le festival d’Évreux offre vraiment un programme éclectique, c’est au tour de Bettye Lavette, l’une des plus grandes chanteuses de soul de l’histoire de la musique américaine, de se produire sur scène. Le public s’avance vers la scène principale mais petit à petit les spectateurs se retirent, préférant se balader sur le site, aller boire une bière ou commencer à manger... La chanteuse, qui fête ses 60 ans cette année, ne manque pourtant pas d’énergie mais son répertoire a du mal à séduire...

Suit le Ministère des Affaires Populaires ou M.A.P., un groupe venu du Nord de la France, qui mélange raï, rap et bal musette (Et oui, vous avez bien lu, bal musette). Sous de petits airs d’accordéon, ils racontent l’histoire de leurs parents et de leurs grands-parents qui ont migré du Nord de l’Afrique vers le Nord de la France. Des chansons gentiment politisées avec une pointe d’humour et d’ironie, ils se moquent méchamment du Pays des Chtis, avec leurs murs en briques, leurs usines désaffectées et les journées de pluies incessantes... Un groupe qui n’est pas sans rappeler les Toulousains de Zebda.

On reste dans la région des moules-frites, avec Marcel Et Son Orchestre, dont les membres ont sûrement été, un jour, élus travestis les moins sexy et les moins crédibles de France. Mes oreilles non-chtis ne comprennent (presque) rien aux paroles. Ce qui n’est peut-être pas une mauvaise chose... Leur humour est décalé (une de leurs chansons évoque une histoire d’amour qui a lieu dans un camp de concentration tuning) et un peu vulgaire (une autre de leurs compositions parle des petites culottes en papier crépon de Bernadette). Ils jouent du rock festif (autant dire tout de suite que j’ai horreur de ces deux derniers mots collés ensemble).

Je quitte la scène A vers la B, afin d’avoir une place de choix pour assister au concert des Two Gallants. Le chanteur attend patiemment (avec un regard un peu moqueur) la fin du set de Marcel Et Son Orchestre, qui ont apparemment décidé de jouer les prolongations. La musique folk de Two Gallants est brute. Leur prestation est à la fois violente et captivante. Le chanteur est un peu effrayant avec son regard en coin, le batteur, la tête penchée en avant semble torturer son instrument pourtant le son qui en ressort n’est pas désagréable.

Après cette prestation époustouflante, je quitte la scène B pour visiter le site. Je vais me réchauffer quelques instants sous le chapiteau du Banana Club, qui accueille durant les deux jours, plusieurs formations électro (notamment Nathan Fake, Dapayk ou encore We Are Wolves). Je ne reste que le temps d’écouter et de remuer un peu sur deux morceaux de DAT Politics. Puis je me dirige vers la Papamobile, la deuxième petite scène du festival, où un troupeau de caravanes est installé pour recevoir les groupes régionaux.

Il est près de 23h00 lorsque je retourne vers la scène B. Les groupies sont là attendant de pied ferme la venue de Razorlight. Je me fais gentiment bousculer par quelques fans qui tendent désespérément leurs appareils photos et portables à bout de bras pour tirer le portrait du chanteur tout de blanc vêtu. Je suis agréablement surprise par la prestation du groupe qui joue un rock assez rageur. Le leader Johnny Borell a une belle présence sur scène. Les Anglais interprètent quelques morceaux du successeur de Up All Night dont le nouveau single In The Morning est particulièrement alléchant.

Puis suit la drôle de tête d’affiche qu’est Cali. Le chanteur commence à entonner « Je m’en vais », et bien sur ces bonnes paroles, je m’en vais aussi... Je n’ai malheureusement pas le courage d’attendre tout un concert pour assister à la prestation de Katerine.



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