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Electronic Jacuzzi

Electronic Jacuzzi

Ghinzu

par Arnold le 10 janvier 2006

3,5

sorti en 2000 (Dragoon/Atmosphériques), réédité en 2005

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Vous connaissez sûrement Ghinzu... Vous savez ce groupe belge qui a explosé en 2004 avec la sortie de leur deuxième album Blow ? Leur tube Do You Read Me a inondé les ondes des radios rock, d’un son électrique, rythmé et très bon. Doublé d’un clip où les quatre membres délurés se mettent en scène comme étant les quatre derniers hommes libres dans un monde de femmes... Et bien avant Blow, Ghinzu avait sorti un autre album, uniquement en Belgique. Aujourd’hui, fort de son succès, le groupe décide de ressortir Electronic Jacuzzi (de l’époque où ils étaient cinq) pour le faire connaître à son public français. Souvent, réédition rime avec bonus tracks, mais pas dans ce cas présent. C’est même plutôt l’inverse. Sans doute grâce à un regard critique vis-à-vis de son premier opus, le groupe a décidé de remanier l’ordre des chansons et d’en supprimer trois. Un premier album avec une nouvelle peau en quelque sorte.

A l’image de son successeur, Electronic Jacuzzi ne s’enferme pas dans un style et peut varier et basculer d’un coup. L’album s’ouvre sur une ballade aux sonorités électro vaporeuses. Cette chanson plutôt intimiste répondant au nom de Turn Up The Satan est de plus servie par la voix suave, un brin cassée de John Stargasm qui sait très bien s’adapter aux différentes ambiances empruntées par le disque. Le titre suivant,Dolly Fisher, part dans un délire plus noisy avec des envolées lyriques un peu à la Muse, limite agaçantes. Mais cela ne dure pas, fort heureusement, et la piste suivante apaise les tensions. Dragon encore un peu noisy suit un rythme posé et épuré. Encore une fois, la voix de John Stargasm apporte la touche finale, l’impression de bien-être... Et tous les titres s’enchainent ainsi, alternant titres noisy, ballades electro pop ou encore des titres plus groovy comme l’excellent Electronic Jacuzzi. Le disque est donc varié, mais le groupe arrive cependant à garder le tout homogène. C’est le style Ghinzu qui permet d’unifier le tout. On ressent aussi quelques influences diverses : de Serge Gainsbourg (époque Mélodie Nelson), à l’aîné compatriote : dEUS. C’est à partir de ses influences que le groupe arrive à tirer ce style efficace.

Évidemment, le disque n’est pas non plus un sans faute. On relève ici ou là quelques faiblesses, surtout sur Dolly Fisher évoqué plus haut. Mais pour un premier album, le résultat est convaincant. Maintenant, n’oublions pas que pour ressortir leur album, le groupe à décidé de retirer trois titres [1]du tracklisting et que celle-ci a été remaniée. Le résultat de la réédition est donc probablement faussé par rapport à l’album original.

Enfin, toujours est-il que la réédition de Eletronic Jacuzzi vaut le coup d’oreille et permet de constater l’évolution de la qualité du groupe.



[1Rotten Star, Revlis et Get Up (qui a été placé en piste cachée)

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Tracklisting :
 
1. Turn Up The Satan (4’35")
2. Dolly Fisher (3’34")
3. Dragon (5’32")
4. R2D3 (6’46")
5. Thoughts Behind The Scene (6’22")
6. Electronic Jacuzzi (5’46")
7. Dracula Cowboy (6’03")
8. One Shot Ballerina (3’45")
9. Bingo It’s Heaven (6’28")
- piste cachée : Get Up -
 
Durée totale : 60’00"