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Electronic Pigs In Plastic Trees

Electronic Pigs In Plastic Trees

Gomanetsu

par Dumbangel le 13 décembre 2005

2

paru en 2005 (autoproduit)

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Gomanetsu est un trio avignonnais formé en 2002 puis reformé en 2005 pour enchaîner sur l’enregistrement de ce maxi totalement autoproduit, Electronic Pigs In Plastic Trees. Malheureusement pour eux, ce premier effort est l’exemple même du défaut récurrent de nombreuses jeunes formations françaises qui se retrouvent écrasées par le poids de leurs influences et de leur immaturité musicale.

Pour commencer, les membres de Gomanetsu ont beaucoup trop écouté Muse et cela s’entend. Même tics dans les compositions : chant épileptique tout en retenue, composition toute en cassure de tempo et en riff endiablé, arpèges de guitare passée à l’hamoniseur, grosse distortion sur les guitares... Le zéro total en terme de créativité donc. Mais tout cela ne serait pas trop grave si les chansons n’étaient pas ruinées par une production des plus limites, le tout sans uniformisation et sonnant vulgairement comme une simple démo enregistrée à l’arrache pour les potes.
Tout ceci est d’autant plus dommage que les membres de Gomanetsu savent utiliser leur instruments et, bien que truffé d’imperfections, leurs compositions ont ce petit quelque chose qui fait que. Il suffirait en effet au groupe de gommer quelques défauts de jeunesse pour que les morceaux dévoilent enfin tout leur potentiel. Par exemple, de ne pas sous-mixer la voix du chanteur, mieux négocier les breaks et donner plus de relief à leur son et à leur production plutôt rachitique, le manque d’originalité des morceaux étant sauvé par une certaine maitrise du lyrisme rock (bon, on aime ou on aime pas, mais ça fait son effet).

Tout en gardant leur fougue salvatrice (Pig, A Playing Game qui rappelle le Radiohead de Pablo Honey ou The Astrid Girl), Gomanestu gagnerait beaucoup en affinant leurs arrangements. Comme par exemple sur Whispers From Golan, où l’ajout d’un petit xylophone aurait fait son effet et brisé une monotonie certaine qui plombe le morceau sur les premières minutes. Il faut malheureusement attendre le dernier titre Brain Damage (hommage à Pink Floyd ?) pour voir s’effacer le poids des influences et voir enfin le groupe quitter le chemin ultra-balisé qu’il semble s’être tracé.
Car, quel avenir pour des groupes qui n’ont pour seule ambition que faire du sous-quelque chose ? Aucun. Au groupe donc de se forger un vrai univers personnel et d’enfin révéler le potentiel que l’on devine sur Electronic Pigs In Plastic Trees.



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Tracklisting :
 
1- Pig (4’02")
2- A Playing Game (3’05”)
3- The Astrid Girl (3’34”)
4- Whispers From Golan (5’41”)
5- Brain Damage (3’34”)
 
Durée totale : 20’05"

site officiel : http://www.gomanetsu.net