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Hommage à Syd Barrett

Hommage à Syd Barrett

Le diamant fou s’est éteint

par Arnold, Psychedd le 12 juillet 2006

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 Rest In Peace Syd

Par Arnold

La nouvelle me fait l’effet d’une claque. Syd Barrett est mort ! Ouch ! Je suis abasourdi. Oui, je sais, c’était prévisible, aucun homme n’est éternel ... Et puis, on l’a pourtant injustement oublié, on l’a même décrété mort des centaines de fois. Seuls quelques fans venaient faire le détour par Cambridge avec l’envie sordide de voir l’ange déchu du psychédélisme faire l’aller-retour entre la maison et l’épicerie du coin, de l’approcher, le prendre en photo telle un bête de foire ... Cette fois, il est bel et bien mort. Il est partit en paix, il est enfin tranquille ... Mais, ça n’empêche pas les larmes de venir me piquer les yeux, pour plein de raisons difficiles à expliquer.

Mais putain ... Qu’est ce que ça fait mal.

Quand on me demandait quel personnage de Pink Floyd je préferais entre les deux leaders floydiens à l’ego bien développé que sont Roger et David, j’ai toujours répondu que mon préféré, c’était Syd. Certes, les abus d’acide lui ont grillé les neurones mais avant tout, il était le génie créatif du groupe, il était l’esprit de Pink Floyd. Il a rencontré Roger, Nick et Rick en 1965, a monté Pink Floyd, signé un album qui reste l’un des meilleurs albums de l’âge d’or du rock, puis deux albums solos en 70 et 71 et a disparu à tout jamais de la scène musicale, pour se réfugier sur sa planète, limite autiste. 6 ans ! Un génie à la carrière fulgurante, comme on en croise une fois par décennie... Et encore.

Il avait une aura autour de lui... Et il l’aura toujours même mort. Un truc indescriptible. Ses musiques sont à la fois empreintes d’une douceur qui vous réchauffe le cœur et sombre, mystérieuse... Romantique. Voilà le mot. Et puis, il a cette histoire marquante. Un garçon timide et discret propulsé au faîte de la gloire qui lui a brûlé les ailes, le renfermant dans un monde étrange connu de lui seul. Ses albums solos sont là pour en témoigner. Même ses anciens compagnons ont été marqués à jamais par ce diamant fou, sa présence se fait ressentir souvent au long de la carrière de Pink Floyd.

Cela peut paraitre bizarre de se mettre dans un état pareil alors qu’il était absent de tout depuis le milieu des années 70. Concrètement, sa disparition ne changera rien pour nous. Sa musique sera toujours là, et par conséquent lui aussi. Son aura continuera de briller. C’est étrange comme l’on peut se sentir aussi proche d’un artiste que l’on n’a jamais rencontré et ressentir alors un vide lors de sa mort. Bien qu’il ait déja cessé d’être en tant qu’artiste actif, sa disparition physique nous fait tout autant de peine.

Roger Keith Barrett a cessé d’être, et a rejoint en paix d’autres artistes au destin tragique partis avant lui ... Mais, il ne cessera jamais d’être ici bas, dans nos cœurs, et continuera de suciter l’inspiration.



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