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In Case We Die

In Case We Die

Architecture In Helsinki

par Alexx le 14 mars 2006

4

paru en janvier 2006 (BarNone / V2)

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Pas facile de commencer une chronique en ces temps qui courent. Entre l’explosion du mouvement néo-post-punk à la Arctic Monkeys, le revival d’un son tout droit venu des années 80, et une sorte de fin de vaches maigres (ah bon !) pour la musique electro, on se demande bien ce que devient la pop dans tout ça. Je vous rassure, la pop n’est pas morte mais dès qu’un gros poisson revient (Belle And Sebastian) où bien un petit qui devient très vite gros [1] (Arcade Fire, Clap Your Hands Say Yeah), il y a une corde qui se (re)met à vibrer. D’ailleurs en parlant de ces deux groupes indépendants, il y en a un autre qui passe quasiment inaperçu sur nos terres grippées (dans tout les sens du terme), les Polyphonic Spree. Bref, tous ces groupes font de la pop sans en jouer...

Tout ça pour parler du deuxième album d’un groupe, eux, très joueurs : In Case We Die. Mais avant d’en écrire un peu plus, invoquons leur créateur. Architecture In Helsinki s’évoque de la manière suivante : prenez Arcade Fire, faites leur suivre un stage intensif chez les Polyphonic Spree. Puis réduire le tout sur du Belle & Sebastian. Refroidir. Saupoudrer le tout de Clap Your Hands Say Yeah pour finir. En gros, foutez les Arcade Fire sous ecstasy et secouez un bon coup ! Bizarre comme recette ? Non, car quand vous écouter ces surchauffés d’Australiens, un gros mélange de tout ces groupes vient à l’esprit. Mais n’allez pas penser que ce sont des plagiats où qu’ils n’ont pas la moindre identité propre. En tout cas, les huit musiciens sont de grands fous qui transmettent un message clair et net, ils s’amusent et nous invitent à nous dandiner et sauter au rythme de leurs chansons... du moins quand on peut !

Parce que Neverevereverdid [2], ne ressemble absolument pas à une complainte joyeuse, du moins pas au début. Quelques instruments se mettent en place calmement et de manière très “funéraire”. Mais la suite s’arrange et nous montre de quoi le reste de l’album sera fait, de folie douce, de chœurs et autres instruments à vents. Dans cette formation, les guitaristes ne sont pas à l’honneur, il y en a bien un mais on remarque plus facilement la basse... (Qui a crié vengeance ?!). Qui plus est, quel bonheur d’entendre à nouveau des saxs aujourd’hui sans qu’ils ne soient relégués au second plan ! Toute cette folie est bien orchestrée et le très jouissif It’s 5 ! nous montre la maîtrise des différentes voix. Parce que huit personnes qui chantent, faut pouvoir gérer ça sans tomber dans la cohue où la chorale mal léchée !

Le titre, l’attaque du disque, ainsi que de multiples autres allusions montrent que la mort est bien présente. Mais pas comme on en a l’habitude. Le meilleur exemple est certainement The Cemetary. Toute la chanson transpire d’humeur de fête auquel on participe vite tellement elle paraît vivante. Cela donne un très fort contraste avec le sujet.

Dans la mouvance des groupes atypiquement remuants (dans le sens festif de la chose), Architecture In Helsinki nous livre ici un de ces rares albums qui est capable de redonner une pêche d’enfer (et je sais de quoi je parle). Sur une scène où les combos classiques commencent à saturer (dans tout les sens du terme 2), un peu de fraîcheur nous fait du bien.



[1En espérant qu’il n’explose pas en chemin.

[2À tes souhaits !

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Tracklisting :
 
01- Neverevereverdid (4’49”)
02- It’5 ! (2’07”)
03- Tiny Paintings (3’03”)
04- Wishbone (2’26”)
05- Maybe You Can Owe Me (4’03”)
06- Do The Whirlwind (4’39”)
07- In Case We Die (parts 1-4) (3’33”)
08- The Cemetery (2’02”)
09- Frenchy, I’m Faking (2’52”)
10- Need To Shout (4’10”)
11- Rendez-Vous Potrero Hill (1’52”)
12- What’s In Store ? (4’29”)
 
Durée totale : 40’05”

Site officiel : http://www.architectureinhelsinki.com