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L'année 1967

L’année 1967

par Arnold, Fran, Giom, Psychedd, Our Kid, Milner, Dumbangel le 19 avril 2005

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 Le Summer Of love

L’année 1967 va démarrer et avec elle l’espoir d’un nouvel avenir arrive.
Débuts un peu ratés pour certains. Le 29 janvier, à Londres, Mick Jagger, Keith Richards et Marianne Faithfull sont arrêtés et inculpés pour possession et usage de stupéfiants. Ils seront finalement relâchés et condamnés à des peines bénignes. Mais voilà, maintenant on le sait « Big Brother is watching you. »
La musique est partout. Jefferson Airplane, Grateful Dead, Moby Grape, Quicksilver Messenger Service, Big Brother & The Holding Company sont les têtes d’affiches à San Francisco. Les Doors et Love à Los Angeles. Et le Velvet Underground d’Andy Warhol à New-York.
Ils jouent chaque soir dans des salles devenues mythiques : le Fillmore, l’Avalon Ballroom, le Whisky-A-Go-Go...

Les affiches aux motifs psychédéliques apparaissent et fleurissent partout. Nouvelle forme d’art, visions sur papier où dessins et textes se mélangent, parfois jusqu’à l’incompréhension totale.
En Angleterre, c’est la même histoire ! Les lieux où il faut être : l’UFO, résidence secondaire de Pink Floyd, sa musique barrée et son light-show qui fait tourner les têtes et le Middle Earth. Paul McCartney lui-même vient s’asseoir au milieu du public. Il est le premier Beatles à s’intéresser au psychédélisme. Il va écouter de la poésie, de la musique contemporaine, il finance l’International Times (IT), premier journal underground anglais. Lennon, lui, prend tellement d’acide pour annihiler son ego trop fort qu’il finit par se prendre pour Jésus et le fait savoir à ses collègues en les appelant un par un au téléphone à 4 heures du matin. Quant à Harrison, il file en Inde pour suivre l’enseignement de Ravi Shankar et le maniement du sitar. Grâce à lui et à ses chansons indianisantes, l’Orient va faire un bond phénoménal dans le conscient collectif et va devenir le lieu privilégié d’échouage des hippies, le must étant d’aller vers Katmandou et ses sommets toxiques. Et Ringo... Ben, il est cool quoi...

1967... L’année des chefs-d’œuvre absolus, albums parfaits, témoignages d’une époque, au cœur de l’action, sans mensonges. Les Beautiful People dansent et pensent. Ils pensent à l’Amour, à la Paix, au futur qui se promet d’être magique. C’est dans l’air... Il va se passer quelque chose.

Le mouvement ne fait que s’étendre. Chaque jour, de nouveaux arrivants débarquent aux endroits où il faut être. Particulièrement dans le Haight Ashbury où ça vire à la folie collective. Les parcs sont pris d’assaut, on y passe la moitié de son temps et quand on ne sait pas où pioncer, il reste l’herbe et les couvertures données par les Diggers. Bientôt, la Free-Clinic ouvre ses portes afin de soigner gratuitement les bobos de l’amour (herpès, morpions, hépatites...).

Ses murs se couvrent d’avis de recherche pour des gamins qui prennent le large de chez eux. Grande tradition américaine la vie sur la route, depuis Kerouac et les « Beatniks ». Et puis toujours Bob Dylan. Ils sont « Like a Rolling Stone ». Ils y vont, c’est tout. Ils tournent le dos à leur vie étriquée, aux valeurs parentales.



[1À lire absolument : Alain Dister, Oh, hippie days !, Ed. Fayard

[2Sources : Alain Dister, Cultures Rock, Ed. Les Essentiels Milan

Jean-Marc Bel, En route vers Woodstock, Ed. JCLattès/Une Musique

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