Focus
Nuggets, the grandchildren : digging in the new psychedelic era

Nuggets, the grandchildren : digging in the new psychedelic era

par Fino le 17 avril 2007

Diminuer la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer l'article Envoyer l'article par mail

 Interview de JSun Atoms (The Upsidedown)

IR : Comment les membres du groupe se sont-ils rencontrés ?

J.A. : Portland est un endroit formidable pour se former, se dé-former et jouer, avec un peu de chance avec une grâce extraordinaire... Je citerai ma petite amie quand elle parle de Portland : « Il y a tellement de gens incroyables qu’on ne croirait presque pas que c’est réel ». Il y a quelques personnalités rock’n’roll vraiment, vraiment formidables ici. Mattress, qui fait tourner les Mattress Monday’s au Tiger Bar est meilleur que n’importe quel reality show que l’on peut voir ; c’est une icône rock à Portland. Ensuite il y a l’héroïque et incomparable photographe Ray Gordon ; il est peut être l’homme le plus bruyant et le plus marrant sur Terre. Peter Holmstrom des Dandy Warhols pourrait être LE plus amical et le plus puriste passionné et que j’aie jamais rencontré. Il y a un ragoût de musiciens et de rockers qui mijote à n’importe quel concert, et tu pourrais probablement aller dans certaines salles et tirer au hasard dix personnes, et t’en sortir avec un assez bon groupe. Nous sommes des quatre coins du pays : St Louis, Kansas City, Nord et Sud de la Californie.

IR : Un album, une chanson préférée ?

J.A. : Seulement un... Je ne peux parler que pour moi ; pour mon album préféré je dirais Another Green World de Brian Eno ou Loveless de My Bloody Valentine. Quelques chansons favorites : Don’t Be Shy (Cat Stevens), Everybody’s Talkin’ (Harry Nilsson).

IR : Y a-t-il une période musicale qui vous influence tout particulièrement ?

J.A. : J’en adore beaucoup. Les Stones du début, je sais que les Beatles ont une place immense, surtout dans le cœur de Brett. Les années 70, Zeppelin. Je me suis récemment plongé dans Harry Nillson. Et bien sûr dans les années 80 j’ai adoré INXS, BAUHAUS (The Upsidedown ont été assez chanceux pour que David J. les rejoignent sur scène pour une interprétation de Who Killed Mr. Moonlight, trouvez-là sur Youtube), Joy Division, The Cure, R.E.M., Love and Rockets, et des années 90 à maintenant j’adore Ride, MBV, BJM et The Dandy Warhols. J’adore juste des chansons comme Godless et les chansons planantes sur Come Down me touchent. The Warlocks, Dead Meadow, Badly Drawn Boy, Swoon 23, BRMC. J’ai eu le dernier Tom Waits pour les vacances, c’est vraiment quelqu’un. Je m’égare. Egarons-nous !

IR : Qu’écoutez-vous en ce moment ?

J.A. : Je viens de me procurer la version remasterisée de Blue Sunshine de The Gloves (le projet parallèle de Robert Smith de The Cure et Steve Severin de Siouxsie And The Banshees) à Amoeba Music à San Francisco (mon magasin de musique préféré), et sur cassette j’ai récupéré Candleland de Ian McCulloch, wow c’est touchant.

IR : Y a-t-il des groupes desquelles vous soyez proches ?

J.A. : J’adore passer du temps avec les Dandy, The High Violets, The Village Green, Hypatia Lake, The Get Hustle, parmi tant d’autres. Certains membres sont vraiment proches de Fernando, Richmonde Fontaine... Nous apprécions beaucoup les moments de qualité, et il n’y a pas de meilleures personnes avec lesquelles rigoler qu’avec ceux que tu aimes.

IR : Un groupe inconnu à nous recommander ?

J.A. : Je dirais The High Violets, Rick Bain And The Genius Position, Hypatia Lake.

IR : Un mot sur vos concerts ?

J.A. : Ca se passe de mieux en mieux. On a un incroyable artiste qui travaille avec des projections, des lumières, des trucs et des machins. Il s’appelle Root.

IR : Vous improvisez sur scène ?

J.A. : Oui, on a certaines chansons avec des paramètres qui le permettent.

IR : Qu’avez-vous pensé du film DIG ! ?

J.A. : Le film utilise des scènes de certains des concerts dans lesquelles The Bella Low jouait en première partie des Dandy Warhols, et c’était juste une époque vraiment magique pour être un groupe de cette scène de Portland. Un des mes meilleurs souvenirs est une after dans la maison des parents de Peter des Dandy, tout le monde était dans la piscine toute la nuit et Anton s’est assis sur le côté de la piscine avec une guitare acoustique et a joué des chansons pour tout le monde jusqu’à ce que le soleil se lève. On vient de jouer en concert avec le nouveau projet parallèle de Peter, The Sun And The Sea... C’est vraiment onirique et vigoureux. Courtney est un amour, généreux et intelligent. Fathead est un gourou, Zia une force de la nature. Cette année on a joué le soir avant le BJM et les Dandy au Musicfest NW. Mais wow ! Le BJM était tellement génial, et Matt Hollywwod les a rejoint sur scène et les Dandy ont joué avec quelques vraiment très bon murs soniques.

IR : Que pensez-vous de l’industrie musicale aujourd’hui ?

J.A. : Pas d’opinion. C’est compris. Ça change. Un des grands esprits du nouveau mouvement musical à LA est Kyra Reed - elle vit avec l’un des grands photographes de notre époque, Piper Ferguson - et elle nous tient au courant de ce qui vient sur notre chemin et comment nous avons besoin de nous y préparer ; notre espoir est de voyager et de partager notre magie. Je crois que nous avons déjà le bonheur dont nous avons besoin, mais ça serait quelque chose de voyager et de partager ça avec plus de gens. Ca va être très beau à la fin parce qu’on ne l’a souhaité d’aucune autre façon.

IR : Que pensez-vous du succès de tous ces nouveaux groupes britanniques lancés par des média comme le NME ?

J.A. : J’adore voir le succès, et j’adore les groupes britanniques. Je pense donc que c’est une situation gagnant - gagnant pour moi. Le NME est un media qui a des choses dans lesquelles il croit et j’aime bien tout prendre. Regarder la roue tourner un peu...

IR : Quels sont vos projets pour l’année à venir (ndlr : interview réalisée fin décembre) ?

J.A. : LE PLUS EXTRAORDINAIRE TRAVAIL DE NOS VIES EST EN PREPARATION POUR LE MONDE !!! Nous avons un nouvel album et je suis vraiment vraiment excité à l’idée de le sortir et que les gens l’entendent ! Nous avons besoin de quelqu’un en Europe pour le faire paraître là-bas.

IR : Dernière question : un mot à propos de Lou Reed ?

Ndlr : compte tenu du caractère intraduisible de la réponse, la version originale et ses jeux de mots est ici livrée telle quelle.

J.A. : Well I have a foggy notion about what I think about Lou Reed, but I’m beginning to see the light, I think I found a reason to keep my head held high and he could have definitely been a part of that mirror. I love the line...« If I could make the world as pure and strange as what I see, I’d put you in the mirror I put in front of me, I’d put in front of me. »



Répondre à cet article

modération a priori

Attention, votre message n'apparaîtra qu'après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?
Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Suivre les commentaires : RSS 2.0 | Atom