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Nuggets, the grandchildren : digging in the new psychedelic era

Nuggets, the grandchildren : digging in the new psychedelic era

par Fino le 17 avril 2007

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 The Morning After Girls, ombres et lumière blanche

Premiers représentants d’une scène australienne particulièrement en verve, les Morning After Girls peaufinent actuellement l’enregistrement de leur second album, après la sortie de « Shadows Evolve » et de quelques E.P. D’ailleurs, les Morning After Girls, The Dolly Rocker Movement, Silvertone ou encore Three Month Sunset, du haut de leurs influences psychédélisme - shoegaze, font-ils réellement partie d’une « scène » australienne grandie sur ces références ? « Je suis toujours sceptique quant à faire partie d’un mouvement, ou spécialement quant à tout ce qui est associé ou limité à un monde. Nous sommes notre propre inconnu ! » clame avec un sens poussé de la formule obscure Martin B. Sleeman, voix et guitares six et douze cordes de ce qui n’est pour l’instant plus qu’un trio envoûtant.

Exit donc la délicieuse Aimee Nash, sa troisième guitare, sa douce voix et son tambourin, place au duo de base, Martin Sleeman et Sacha Lucashenko (voix, harmonica, guitares acoustiques et électriques... forcément à trois il faut bien que tout le monde y mette du sien), appuyé par Anton Jakovljevic aux percussions. Exceptionnels sur scène de soli interminables, les musiciens de Melbourne écrivent des morceaux hypnotisants qui vaillent ne serait-ce qu’une oreille sur leur Myspace. Ou même à l’une des compilations que le BJM recommande (et met à disposition) : après tout, le groupe fait partie de leurs « good shit » (amis de la poésie romantique bienvenue), en très bonne compagnie.

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A l’époque d’Aimee Nash (c’est-à-dire il y a quelques mois)

La douceur des guitares et lrentremêlement des voix de Hidden Spaces, la lente envolée de Chasing Us Under (rappelant vaguement The National) ou le très « Dandy Wharolien » dans la construction Run For Our Lives, étincelants moments de leur premier opus, prennent une dimension dévastatrice sur scène. Sleeman, virtuose enfermé dans son monde sonique, vit alors littéralement ce qu’il est en train d’écrire, grands coups de larsen à l’appui. Lazy Greys et sa flagrante ressemblance avec l’Anemone qu’Aimme Nash était venue chanter sur scène avec le Brian Jonestown Massacre ont l’onctuosité irrésistible avec ce petit écho murmuré au féminin.

« On avait tous les deux (ndlr : M. Sleeman et S. Lucaschenko) joué dans quelques groupes auparavant, mais, jusqu’à ce qu’on se rencontre, rien qui ne nous avait donné la sensation de créer exactement la musique qu’on voulait ». Le duo, qui s’est déjà taillé un succès indépendant non négligeable, écrit et enregistre donc autant que possible, l’aubaine est trop belle, même si là encore, rien n’est simple chez le chanteur.

« Moi et Sach écrivons les chansons. Il n’y a d’habitude pas de processus strict. On s’assure toujours que l’on se permet d’être ouverts à n’importe quel situation dans la vie qui pourrait amener à écrire une chanson. Je pense qu’il y a toujours des dangers à être installé dans une formule, même si on pense que ça a marché dans le passé. Tu cours le risque de te fermer d’autres possibilités si tu ne fais pas attention ». Ca semble empreint d’un certain ego, mais à l’écoute et à la vision du résultat, on aimerait dire « pourquoi pas », mais finalement il va bien falloir s’incliner. Quarante ans après les Easybeats, le berceau australien porte enfin une descendance digne de ce nom !



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