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Nuggets, the grandchildren : digging in the new psychedelic era

Nuggets, the grandchildren : digging in the new psychedelic era

par Fino le 17 avril 2007

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 Interview de Scott Vitt (Asteroid #4)

IR : Comment vous êtes vous rencontrées ?

Scott Vitt : Eric et moi nous sommes rencontrés au lycée. On est amis depuis qu’on est gosses. Jamie fait partie d’un groupe duquel on est très proche, à peu près depuis notre rencontre. Adam, on l’a rencontré à travers de très proches amis en commun et Ryan, qui est de la côte Ouest, on l’a rencontré pendant une tournée. Lui et sa femme nous ont accueillis dans leur appartement, on est devenus bons amis et quand ils ont déménagés dans l’Est récemment, on a chacun commencé dans les groupes des autres.

IR : Quand avez-vous commencé à jouer ensemble ?

S. V. : Je dirais quelque part vers 1996, en tant qu’Asteroid #4. Eric et moi, ayant grandi ensemble, avons essentiellement commencé à jouer de la guitare ensemble à l’âge de quatorze ans, ou quelque chose comme ça.

IR : Quelles seraient vos influences majeures ?

S. V. : Il y en a trop pour les lister. La plus grande serait Syd Barrett et le Pink Floyd du début, The Kinks, Verve, Slowdive, My Bloody Valentine, J&MC (Jesus & Mary Chain ndlr), Beatles/Stones, Neil Young, The Byrds, etc.

IR : Un(e) album/chanson préféré(e) ?

S. V. : Moi personnellement ? Mec, c’est pas une question facile... Je dirais que mon album préféré serait The Beatles, Magical Mystery Tour. Chanson préférée... Excpecting To Fly par The Buffalo Springfield.

IR : Y a-t-il une période musicale qui vous influence en particulier ?

S. V. : Je dirais qu’il y a deux mouvements majeurs qui nous influencent. La période psychédélique de 1966 à 1969 et la période Shoegaze/Britpop de 1988 à 1996.

IR : Quels groupes écoutez-vous en ce moment ?

S. V. : On écoute les mêmes trucs qu’on a toujours écoutés. On a beaucoup bougés ces cinq ou six dernières années. On est passés par une phase classique country / Honky Tonk via Gram Parsons et The Byrds. Mais on n’a jamais arrêté d’écouter ce qui nous avait toujours influencé, et que j’ai mentionné auparavant. Pour la nouvelle musique, Six Organs of Admittance, Comets On Fire, Vetiver, Mahogany, Serenna Maneesh...

IR : Etes-vous proches de certains groupes ?

S. V. : Il y a beaucoup de groupes dont nous soyons proches. Récemment on est devenus proches de Sunsplit, qui ont récemment déménagés de Californie pour Philadelphie. On partage les membres des groupes, et les répétitions de concert. Il y a aussi The December Sound de Boston. Three-4-Ten de Philly aussi. On partage aussi nos musiciens, et on est les derniers des nombreux groupes psychédéliques qui se sont formés à Philadelphie à la fin des années 1990. On pourrait presque dire qu’on reste proches de n’importe quel groupe avec lequel on ait tourné, et il y en a eu beaucoup.

IR : Un groupe que vous recommanderiez de découvrir ?

S. V. : The Asteroid #4.

IR : Comment compose The Asteroid # 4 ?

S. V. : Ca serait typiquement moi qui viendrais à la table avec un arrangement, une mélodie et/ou une progression d’accords assez vague. Je le jouerais pour le groupe, et essentiellement on l’emmènerait où que ça aille. Une fois qu’on a ajouté la section rythmique et les guitares additionnelles l’arrangement a tendance à changer. Je suis le chanteur principal, la mélodie vocale me revient donc généralement. Cependant, Eric et Adam sont tous les deux impliqués et ont un droit de veto. Tous les membres sont des songwriters, donc on essaye d’utiliser ça comme un avantage et de garder une sorte de « forum » ouvert. Parfois ça ne marche pas, mais 95% du temps ça marche.

IR : Comment s’est passée votre dernière série de concerts ?

S. V. : Ils se sont en fait assez bien passés. On essaye d’être plus sélectifs en ce qui concerne quand et où on choisit de jouer. Ca fait longtemps qu’on fait ça, et faire une tournée peut être très pesant pour nous. C’est appréciable seulement quand ça a été planifié et bien financé.

IR : Vous profitez d’être sur scène pour improviser ?

S. V. : Oui, carrément. On a tendance à rentrer dans des transitions et outros non prévues. Tout est rapport à la foule, si on a des gens qui sont dedans alors on roule avec ça. Si ça ne se produit pas, on reste brefs.

IR : Que pensez-vous de l’industrie musicale aujourd’hui ?

S. V. : C’est une merde absolue ! Vraiment, il n’y a pas d’industrie. Aucun label ne cherche à développer des artistes par un soutien financier. Tout est pour une baise rapide, si tu veux. Quelqu’un peut venir et s’avérer aider à sauver quelque chose, mais ensuite la machine hype est tellement au-dessus de tout que ça ruine pratiquement un groupe avant qu’il puisse même atteindre le niveau nécessaire pour créer un chef-d’œuvre, comme dans les sixties. Il y a quelques points lumineux quand même. Des scènes plus petites et plus succinctes peuvent se développer elles-mêmes à travers les canaux du web. Des choses comme Myspace et Youtube permettent aux groupes d’atteindre une audience de masse sans même sortir un vrai enregistrement. Ca permet aussi à des communautés d’artistes et de fans aux goûts similaires de se trouver. Le plus grand défi pour un groupe sera quand même de savoir comment trouver un support financier, et malheureusement, tout un chacun n’a pas les ressources financières suffisantes.

IR : Votre avis sur tous ces jeunes groupes britanniques - NME à succès ?

S. V. : De la merde ! Tous... sauf The Editors. Eux ils sont putain de bons !

IR : Qu’avez-vous pensé de Dig ! ?

S. V. : C’était divertissant. Déprimant aussi ! Ca nous a fait ne pas aimer les Dandy Warhols ! Pourquoi est-ce que ce mec est-il un tel abruti ? Malgré la tentative du film de faire passer Anton pour quelqu’un de cinglé, ce dont il a sans doute été capable, c’est tellement p... d’évident de voir qui a été capable de capturer le vrai esprit du rock’n’roll. On a eu l’occasion de jouer beaucoup, beaucoup de concerts avec le BJM depuis les années 90, et on a toujours été d’immenses fans. Methodrone reste leur meilleur en date, mais même, quel catalogue ! Pendant de nombreux concerts qu’on a joués avec eux, il y avait cette caméra enregistrant tout, on n’avait aucune que c’était pour le film. Finalement, ils sont un bon groupe qui n’a rien fait d’autre que des choses géniales pour des groupes comme Asteroid #4. On leur doit beaucoup ! Le pire avec ce film c’est que maintenant il y a un mec voulant être Anton dans chaque ville dans laquelle on joue. Un seul, c’est tout ce dont le monde veut ou a besoin !

IR : Vous venez de célébrer vos dix ans de carrière. De quoi êtes-vous le plus fier ?

S. V. : De notre longévité, persistance, de notre capacité à supporter une tempête tout en ne faisant ça que pour le fun.

IR : Lequel de vos enregistrements préférez-vous ?

S. V. : An Amazing Dream.

IR : Reviendriez-vous quoi que ce soit ?

S. V. : Non...

IR : Quels sont vos projets pour l’année à venir ?

S. V. : Nos projets dans l’immédiat sont de continuer de soutenir notre dernier enregistrement, que l’on devrait emballer pour le printemps. Commencer à travailler sur un nouvel enregistrement et avoir quelque chose de fait pour l’automne. On a beaucoup de nouveau matériau sur lequel on a travaillé. On en est aussi à la préparation de la parution d’une rétrospective de la totalité de nos singles en rupture de stock et de matériau inédit reposant sur cassette.

IR : Dernière question : un mot sur Lou Reed ?

S. V. : Est-ce une question piège (ndlr : « a Loaded question » en anglais) ? HAHA ! T’as compris ? Je préfère John Cale à Lou Reed, mais bon sang, il est l’un des plus grands songwriters au monde, et était le leader de ce qui est probablement le deuxième groupe le plus influent dans l’histoire du rock’n’roll. Tu peux deviner lequel est le premier...



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