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Nuggets, the grandchildren : digging in the new psychedelic era

Nuggets, the grandchildren : digging in the new psychedelic era

par Fino le 17 avril 2007

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 Interview de Leigh Gregory

Inside Rock : Comment avez-vous rencontré Ricky Maymi ?

Leigh Gregory : C’est marrant car je ne peux pas vraiment me souvenir maintenant de comment j’ai réellement rencontré Ricky. Il me semble que je l’ai rencontré pour la première fois quand je jouais un concert avec Steven Roback et Marty Willson-Piper dans une petite église (la Noe Valley Ministry) de San Francisco. Bien sûr, j’avais vu Smallstone, un groupe basé à LA dans lequel jouait Ricky, quelques fois à cette époque (2000-2001).

On a commencé à jouer ensemble à l’été 2001 je crois. J’avais fini Always Be Drunk (le premier CD de Mellow Drunk) à ce moment là et je rassemblais un groupe. Je crois que Ricky a suggéré à Daniel (le bassiste de Mellow Drunk) de joindre le groupe, puis Smallstone s’est séparé et Ricky est descendu à une répétition de Mellow Drunk et tout a tilté. Rick est l’un des quelques musiciens qui peuvent réellement jouer de tous les instruments très bien. C’est un batteur puissant, un bassiste vraiment savoureux qui comprend réellement l’instrument, et puis, bien sûr, tu sais ce qu’il peut faire sur une guitare.

IR : Vous faisiez partie d’un groupe avant cela ?

L.G. : Pas pendant que j’ai vécu à San Francisco. Je faisais des concerts solo acoustiques occasionnellement ici et j’allais aussi à Minneapolis pour jouer des concerts acoustiques avec mon ami Jeff Crandall. J’ai réalisé beaucoup de démos (toutes sur mon quatre-pistes) au milieu et à la fin des années 90 et j’ai ensuite décidé d’aller enregistrer un CD vers 2000, et c’est comme ça qu’Always Be Drunk est arrivé. Il n’y avait vraiment pas de groupe. Juste moi et quelques amis que j’avais invités à San Francisco (Grant Miller et Missy Roback) et à Minneapolis (les gars du groupe Thinland) quand je couchais les pistes et finissait l’enregistrement.

IR : Un album / une chanson qui vous tient particulièrement à cœur ?

L.G. : Ben, maintenant, c’est une question vraiment difficile. Tout de suite j’apprécie vraiment retourner en arrière et écouter les enregistrements des Only Ones étant donné que je suis extatique qu’ils se soient reformés. Le disque qui a vraiment changé ma vie et mon écoute fut probablement Beard Of Stars de Tyrannosaurus Rex quand j’avais quatorze ans et ça m’a fait jeter un œil à tous les trucs « underground » britanniques de la fin des années 60 et du début des années 70 que la plupart des ados aux Etats-Unis n’auraient jamais entendus. Depuis là je me suis plongé dans Syd Barrett, The Move, les premiers Bowie... Single préféré ? Waterloo Sunset.

IR : Quels groupes écoutez-vous en ce moment ?

L.G. : Eh bien, la semaine passée j’ai écouté... Erik Satie, The Howling Bells, Bob Dylan, The Go-Betweens, Only Ones, Donovan, Paris Motel, The Lea Shores... aussi la nouvelle compilation Psyilocybin Sounds, Turn On Your Mind, sur laquelle figure Mellow Drunk.

IR : Etes-vous proches de certains groupes ou artistes ?

L.G. : Je ne suis pas sûr que tu veuilles dire « que je connais personnellement », ou « qui sont chers à mon cœur ». J’ai dû aller voir Ian Hunter il y a deux semaines et c’est toujours le frisson pour moi (un autre des héros du début tu sais ??). Quelqu’un a dit qu’il avait soixante-sept ans et j’ai trouvé ça dur à croire !!!

IR : Un groupe à nous recommander ?

L.G. : Je viens de voir The Howling Bells (un groupe de Sydney), j’ai leur CD et ils sont assez impressionnants.

IR : Comment composez-vous ? Vous concentrez vous sur les paroles dans un premier temps ?

L.G. : Il y a quelques années j’avais l’habitude d’écrire beaucoup de poésie et ensuite j’essayais de mettre les poèmes en musique. Le résultat final était beaucoup de prétention, ainsi que beaucoup de mauvais chant ! Pour moi une bonne chanson doit avoir une bonne mélodie vocale, et ainsi le nombre de syllabes dans les paroles d’une chanson doivent rentrer dans la mélodie. Je commence juste d’habitude par venir avec une progression à la guitare intéressante, ou quelque fois je pense juste à une progression loin de la guitare, et ensuite je fredonne quelques paroles dénuées de sens, et avec un peu chance une bonne mélodie par-dessus. De nombreuses fois je couche tout sur un enregistreur à cassette bon marché tôt le matin ou tard le soir. J’y vais juste, en jouant les accords et en chantant quoi que ce soit qui me vienne à l’esprit du moment que ça porte la mélodie, et joue jusqu’à ce que la chanson tombe en morceaux. Après ça je peux avoir uen ligne ou un titre de chanson en tête et ensuite j’écris les paroles autour de ça et arrange la chanson sur mon huit-pistes à la maison.

IR : Quelle place occupe votre « carrière solo », par rapport à Mellow Drunk ?

L.G. : Le truc solo que j’ai enregistré est toujours acoustique et je fais ça plutôt juste tout seul à la maison. C’est en fait assez simple et me donne une chance de travailler aussi rapidement ou aussi lentement que je le souhaite sans avoir à m’inquiéter d’aller en studio. Rainy Season Never Ends, le dernier CD solo que j’ai fait, est très déshabillé : juste une guitare acoustique, avec un peu de violoncelle, de violon et de flûte ajoutés. J’ai aussi fait deux chansons écrites par d’autres personnes sur les CD solo - par exemple j’ai fait I Hear You Calling de Bill Fay sur Rest Your Weary Head - et c’est toujours un bon challenge.

IR : Pourquoi avoir décidé de mener une carrière solo en parallèle ? Y a-t-il des choses que vous vous sentez plus libre de faire en tant qu’artiste solo qu’avec Mellow Drunk ?

L.G. :Il faut garder en tête qu’ Always Be Drunk était essentiellement un enregistrement solo auquel j’avais donné le nom d’un groupe fictif. Je pense que c’est facile de faire des CD solo parce que si tu as de la vitesse tu peux juste commencer à enregistrer, alors qu’avec un groupe tu dois passer du temps à répéter, rassembler plein de mecs, trouver les bonnes personnes, vérifier les calendriers, etc. Vraiment, c’est beaucoup de travail. La grosse compensation avec un groupe c’est l’énergie live et, quand ça se passe bien, la camaraderie. Bien sûr, si tu fais beaucoup de multi-piste à la maison et que tu vas essayer de le jouer en live tu dois trouver d’autres personnes pour jouer les différentes parties ; autrement, tu vas devoir t’habituer à l’idée d’être juste un musicien « de chambre ».

IR : Ricky Maymi dit de vous que vous « écrivez BEAUCOUP de chansons tout le temps, souvent complètement formées et arrangées ». Vous confirmez ? Pourriez-vous nous préciser ce qu’il entend par « BEAUCOUP » ?

L.G. : Eh bien, ouais j’écris beaucoup de chansons tout le temps. Ca ne veut pas dire qu’elles sont toutes réussies ou que je m’ennuie à toutes les jouer à d’autres personnes. J’ai une résidence acoustique au Plough & The Stars Pub ici à San Francisco (un concert par mois) et ça me donne vraiment la volonté de finir autant de chansons que je le peux pendant le mois pour ensuite les essayer dans un environnement détendu. J’ai probablement quatre ou cinq chansons assises maintenant que j’aimerais finir dans les deux prochaines semaines.

IR : Quand vous écrivez, comment décidez-vous s’il s’agira d’un morceau « solo » ou avec Mellow Drunk ?

L.G. : Ca n’a pas vraiment d’importance, si ? Evidemment si la chanson commence à sonner un peu folksy alors elle va probablement pencher en direction d’un morceau solo, alors que si ça sonne un peu plus pop ou sonne comme si ça avait besoin d’un bon coup de guitare électrique dans le pantalon alors ça va sûrement terminer par être une chanson de Mellow Drunk. Parfois une chanson va dans les deux directions. Par exemple la chanson Day After Day est sur le CD solo Rest Your Weary Head, ainsi que sur One Thousand Lights (le dernier Cd de Mellow Drunk).

IR : Souvent les mélodies des chansons de Mellow Drunk semblent plus légères que vos morceaux solo. Est-ce un choix conscient ? On peut avoir l’impression par exemple qu’une chanson comme From My Window aurait eu une ambiance beaucoup plus sombre si elle avait figuré sur l’un de vos enregistrements solo...

L.G. : Ouais, je suppose que c’est juste parce que les trucs de Mellow Drunk tendent vers de la guitare pop, alors que les trucs solo sont vraiment influencés par le folk revival anglais des années 60 et les trucs chanteur/compositeur.

IR : Votre musique semble parfois écrite comme un livre, avec une ambiance musicale très épaisse et détaillée, structurée par des pistes instrumentales. Certains auteurs vous influencent-ils particulièrement ?

L.G. : Oui, bien sûr. Il y a eu des périodes de ma vie où je n’ai pas vraiment joué de musique du tout et ai travaillé sur de la poésie ou sur des nouvelles. En revenant à l’écriture de chansons je suppose qu’une partie de l’approche littéraire a suinté dans le songwriting. Non pas que ce soit une mauvaise chose étant donné que je pense qu’on pourrait en dire de même pour des songwriters comme Ray Davies, Steve Kilbey, Luke Haines, David McComb, Forester/McLennan, etc.

IR : Avez-vous vu le film Dig ! ?

L.G. : Je n’ai toujours pas eu la chance de le voir. Les Jonestown sont géniaux en sortant de là sans le soutien d’un label majeur et font leur propres règles. En plus ils ont inspirés à tant d’autres musiciens de sortir de là avec une guitare et en faisant du bruit. Garder la fois, tu sais ???

IR : Que pensez-vous de l’industrie musicale justement ?

L.G. :C’est une question difficile étant donné que je n’ai aucune d’où en est l’industrie. Je ne sais même pas vraiment si ça vaut encore le coup de sortir un CD ou juste d’offrir tes trucs en téléchargement.

IR : Quels sont vos projets ? Travaillez-vous sur un nouvel enregistrement ?

L.G. : J’adorerais finir deux enregistrements de plus cette année. J’ai travaillé sur l’écriture de beaucoup de nouvelles chansons et il y a définitivement un truc qui se passe en ce moment. J’adorerais faire un nouvel enregistrement avec Mellow Drunk, ainsi qu’un autre enregistrement solo.

IR : Dernière question : un mot sur Lou Reed ?

L.G. : Je n’ai aucune idée de ce que Lou a fait dernièrement. J’adore les enregistrements du Velvet Underground et ils sont bien représentés dans la liste de chansons que j’ai connues et jouées pendant des années. Il ne sort plus avec ce transsexuel, si ?



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