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Nuggets, the grandchildren : digging in the new psychedelic era

Nuggets, the grandchildren : digging in the new psychedelic era

par Fino le 17 avril 2007

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 The Cobbs, échappée insensée

The Cobbs, c’est presque une histoire de famille dirait-on. « En tant que frères, Paul et moi n’avions pas vraiment le choix » explique Ryan Cobb, à l’origine de la formation modulable, aujourd’hui quintette éclectique. « Paul et moi avons commencé à jouer ensemble à l’âge de treize ans ou quelque chose comme ça. J’ai ramassé une guitare... Paul a ramassé des baguettes et une guitare et on est partis de là. En ce qui concerne les autres (ndlr : Chris Cuello, Maxwell Lee et Ryan Smith), on s’est tous rencontrés au cours des ces dernières années. On traîne aux mêmes concerts et bars ici dans la »ville de l’amour fraternel« . Jusqu’à ce moment là, on avait eu plusieurs versions du groupe, des musiciens étaient venus et partis... Parmi eux il y avait Jay Mehler, qui joue maintenant avec Kasabian ».

Ainsi, la bande de Philadelphie encore non signée sur un label et dont la composition actuelle remonte à moins d’un an, a pourtant déjà produit en quantité, sous quelque nom que ce soit. Avant d’en arriver à The Cobbs, c’est sous le petit nom de Ty Cobb quront été réalisés un album et E.P., puis sous celui de Mad Action que le groupe a poursuivi, sortant deux E.P. et un album de plus. Et lron ne parle ni des autres membres, ni des premiers pas familiaux, épaulés par la sœur des deux jeunes hommes (voir interview)...

The Cobbs Sing The Deathcapades est un faux coup d’essai, « enregistré pendant trois mois sur un vieux magnéto Ampex de 1968 » crachant un son épais variant au gré des inclinations du chanteur. Une éternité pour un groupe habitué aux changements incessants ? « Fin 2005 - début 2006, Paul et moi jouions également pour un groupe qui s’appelle Mazarin. Paul jouait de la batterie, moi de la guitare. On a passé la plupart de la fin 2005 et toute l’année 2006 à tourner avec eux. Au milieu de la tournée, on se retrouvait en studio avec Paul ». On est rassurés... Le groupe le défend d’ailleurs actuellement en première partie du Black Rebel Motorcycle Club aux États-Unis.

Cet acte de naissance officiel des Cobbs ouvre ses portes massives sur Deathcapades, chef-d’œuvre dont l’attirance hypnotisante parvient à dominer l’ambiance lugubre qui en fera frissonner plus d’un. « The deathcapades can now begin »... Il y a pourtant bel et bien quelque chose de terrifiant qui met indubitablement mal à l’aise dans cette voix. Une voix sombre, triste et distante qui entonne cette prédiction, lever de rideau dévoilant un morceau somptueusement mystérieux, et un album qui ne cessera de décoller.

Un échantillon trompeur sur la marchandise. Non sur sa qualité, mais résolument sur son orientation. Si Deathcapades provoque la nerveuse impression de déambuler dans le manoir de Dracula, entre chandeliers et rideaux pourpres, l’album prend ensuite un second départ vers des envolées moins angoissantes (malgré un penchant pour les incessantes variations dans les genres et influences). Témoins à la barre, la guitare aiguisée-acide et les voix Beatles post Rubber Soul de Lo Chey, ou encore When The Morning Comes, parade aux accents pop reprise par la voix modulable à l’envi de Ryan Cobb. Les exemples sont en nombre, allez vous-mêmes y prêter une oreille.

Pour finir de tomber dans le cliché, on pourrait lancer que s’il y a bien une constante dans ce Sing The Deathcapades, c’est sa capacité à semer l’auditeur sur des sentiers entremêlés. D’ailleurs lançons-le et tombons. Il fallait que ça soit dit, fi à la niaiserie du propos.



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