Focus
Nuggets, the grandchildren : digging in the new psychedelic era

Nuggets, the grandchildren : digging in the new psychedelic era

par Fino le 17 avril 2007

Diminuer la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer l'article Envoyer l'article par mail

 Sky Parade, Love’s forever !

Sky Parade, c’était au départ un groupe assemblé par Tommy Dietrick pour enregistrer des morceaux composés dans son coin. Une chose en entraînant une autre, et sans tourner à l’indiscrétion, Jason Anchondo, vieil ami et membre des The Warlocks, s’est joint à lui, et c’est entre vieux compères du Brian Jonestown Massacre que l’on s’est retrouvé. Quelques autres frères d’arme de la campagne BJM (Jeff Davies et Mara Kaegle), une poignée de relations attrapées au passage, et la pop psychédélique de Sky Parade, après un E.P. de préparation, accouchait d’un premier petit, Fire In The Sky, autoproduit en 2005.

JPEG - 10.7 ko
Fire In The Sky, premier opus au titre et à la pochette qui tuent

Le groupe à certes les contours flous mais est pour le moins expérimenté, regroupant certains astres perdus de la galaxie d’Anton Newcombe et du contexte californien environnant. Tommy en raconte d’ailleurs long sur l’expérience BJM, confirmant certains pans de Dig !, tout en mettant en lumière ce qui a « échappé » à l’œil de la caméra (voir interview). Le vécu servira.

« J’avais joué pur de nombreux groupes auparavant, de même que Jason. On avait tous les deux pris part à des tournées à travers le pays avec The Brian Jonestown Massacre. En 2000 j’étais aussi dans un super petit groupe sur BOMP Records qui s’appelait Smallstone. J’ai appris beaucoup de ces expériences et essayé d’appliquer ça à Sky Parade - la plupart étant »quoi faire« face à »quoi ne pas faire« dans un groupe ». Le tout oscille entre admiration pour la pop britannique des douces années 60 et idoles shoegaze et psychédéliques de l’adolescence.

Dans ce registre pop-psyché qui en a débouché, « Love Is Forever », le dernier-né à l’intitulé ultime, a fait l’objet d’une sélection « à l’ancienne » pour finir avec dix pistes qui ne fléchissent pas. « J’ai écrit plus de trente chansons et je l’ai élagué jusqu’à une dizaine seulement, parce que j’ai essayé de construire l’album pas seulement sur dix chansons, mais sur une sensation, une expérience. ». C’est d’ailleurs curieusement l’effet qui s’en dégage. Comme quoi les propos donnant une impression de faux airs abstraits tombent parfois juste. En d’autres termes, disons-le tout haut : Sky Parade portent leur nom à merveille, et mènent au long de leur dernier album un parcours céleste de toute beauté.

Cette sensation aérienne est amplifiée par l’utilisation fréquente de cœurs doublant et planant au-dessus du chant. Une voix principale qui d’ailleurs trouve souvent un léger écho « stéréo » qui lui donne un aspect détaché de toute réalité. « I feel surreal » répète alors Tommy Dietrick pour le refrain d’introduction. « Tu m’étonnes... » serait-on tenté d’ajouter, si cela ne constituait une preuve de familiarité déplacée. Une autre fois, c’est au timbre sensuel de Courtney Taylor et du calme des Dandy Warhols que l’on pense en étant parcouru d’un frisson ambigu. On y songe furtivement, avant que cette même sensation ne s’évapore comme le reste.



Répondre à cet article

modération a priori

Attention, votre message n'apparaîtra qu'après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?
Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Suivre les commentaires : RSS 2.0 | Atom