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Nuggets, the grandchildren : digging in the new psychedelic era

Nuggets, the grandchildren : digging in the new psychedelic era

par Fino le 17 avril 2007

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 Interview de Sarabeth Tucek

Inside Rock : Quelles sont vos influences majeures ?

Sarabeth Tucek : Mon mauvais père et mes mauvais souvenirs.

IR : Si vous ne deviez en choisir qu’un(e), quel serait votre album/chanson favori(te) ?

S.T. : C’est impossible ! OK, je reviendrai te voir dans un an avec la réponse.

IR : Y a-t-il une période musicale qui vous inspire particulièrement ?

S.T. : Non, les années 60 et la fin des années 70 je suppose mais je ne prête pas allégeance à une ère en particulier.

IR : Qu’écoutez-vous en ce moment ? Un groupe inconnu à découvrir ?

S.T. : J’écoute The Black Angels et Dr Dog, et les « oldies but goodies ». Pour le groupe à découvrir, Magic Mirror.

IR : Etes-vous proche de certains artistes ?

S.T. : J’étais proche d’Anton mais ça a tourné au pire. J’aime les membres des Black Angels, ils sont vraiment adorables et j’espère travailler avec eux bientôt. Je suis géographiquement proche de bien des choses en vivant ici à Echo Park.

IR : Si votre carrière solo débute à peine, vous avez collaboré à quelques projets déjà...

S.T. : Travailler avec Bill (Smog) a été formidable parce que je pense que c’est un des meilleurs auteurs au monde et j’étais vraiment très honorée qu’on me demande de chanter là-dessus... Mais j’étais très nerveuse, c’était donc inconfortable la plupart du temps : c’était doux-amer.
Travailler avec Anton a été une expérience impossible à transmettre. On ne se parle plus donc il vaut mieux que j’en reste là.

IR : Dans quelles conditions avez-vous enregistré en tant qu’artiste solo ?

S.T. : L’enregistrement de l’album était incroyablement formidable. J’ai enregistré dans un magnifique studio analogique rempli de matériel vintage. Je me suis sentie profondément reconnaissante d’être là-bas. Je serai toujours redevable à Ethan Johns de m’y avoir reçue. Je n’ai pas encore de groupe assemblé mais pour l’enregistrement, les deux producteurs, Ethan Johns et Luther Russell ont joué tous les instruments. Ils sont tous les deux mutli-instrumentistes, je n’ai donc pas eu besoin d’un groupe. De plus, Luther et moi avons joué ensemble pendant quatre ans.

IR : Comment composez-vous ?

S.T. : Composer ? D’habitude une phrase ou une partie de phrase surgit et semble prometteuse, je m’assois avec une guitare et essaye de construire une chanson autour. Sinon je joue de la guitare et espère que des mots en sortent.

IR : Pourquoi avoir choisi Something For You, chanson déjà présente sur le dernier E.P. du Brian Jonestown Massacre, comme premier single ?

S.T. : La version sur l’E.P. du BJM était une reprise qu’Anton a mise en forme et que j’ai chantée avec lui. Mais c’était une reprise et ça n’avait jamais été considéré comme mon enregistrement, mon exécution. Je n’aime pas particulièrement la reprise qu’il en a fait. Et puis j’étais saoule quand j’ai fait les parties vocales et je sonne comme de la merde.

IR : Comment se passent les concerts ?

S.T. : Je commence enfin à apprécier jouer live. Londres m’a beaucoup guérie de mon anxiété à jouer.

IR : Vous improvisez ?

S.T. : Non, non. Peut être plus tard sur la route mais je ne peux pas imaginer ça arriver maintenant.

IR : Votre avis sur l’industrie musicale aujourd’hui ?

S.T. : Je n’en sais pas grand-chose. Le boulot interne. Je pense que ça sort beaucoup de merde. Tant de fois je suis allée acheter un disque parce que j’avais entendu une chanson que j’aimais pour rapporter le disque à la maison et entendre que la chanson est bonne mais que le disque est pourri. Ils ne font plus vraiment travailler les gens pour eux. Genre « ayez onze ou douze chansons avant de sortir un disque ». C’est triste.

IR : Qu’avez-vous pensé du film Dig ! ?

S.T. : Ouais, je l’ai vu. Je suis dedans : je chante Something For You juste avant qu’Anton donne un coup de pied dans la tête du gars. Je pense que c’est marrant. Pas le coup de pied, le film.

IR : Un mot sur votre expérience avec le Brian Jonestown Massacre ?

S.T. : Anton et moi nous ne parlons plus. Je ne retravaillerai pas avec lui.

IR : Quels sont vos projet pour l’année à venir (ndlr : interview réalisée en décembre 2006) ?

S.T. : Sortir le disque, partir en tournée, retournée à New York, et écrire. Je suis toujours en train de travailler sur des chansons dans un coin de me tête.

IR : Dernière question : un mot sur Lou Reed ?

S.T. : Je l’adore. Sa voix me rend nostalgique. Si New York pouvait parler il parlerait comme Lou.



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