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Seven Ways

Seven Ways

Folks

par Fino le 27 novembre 2007

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Paru en novembre 2007 (LOA)

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Dès les premiers accords de Mexico, on se sent titillé par le raccourci facile aux traits du « ah si seulement la scène du Gibus se laissait aller sur ces eaux là plus souvent ». Mais il faut, avec une pointe de mauvaise foi, se rendre à l’évidence : Folks font preuve d’une maturité (bien que la fougue ne soit guère à blâmer, loin de là) qui les approchent plus de Cocoon que d’une jouissive caricature de bande de lycéens en blousons noirs. Count Your Hair l’affiche d’ailleurs en fermeture : « We’re not getting younger ».

Ca saute à l’oreille, alors n’attendons pas plus longtemps : oui, c’est un chanteur mâle qui est au micro, oui on jurerait que c’est une chanteuse femelle, et encore oui la voix porte haut les compositions du quatuor parisien. Bien souvent alors que l’on tombe sur un commentaire pareil, on s’attend à un son ambigu, quelque chose qui pourrait être l’un, l’autre, les deux. Que nenni, on a bel et bien affaire à une voix féminie, jolie qui plus est, point. Arpèges effleurés, roulement de batterie puis accords plus nerveux : le chant de François Gauer fait le pont, l’étalon, l’empreinte qui assure une transition fluide au possible.

Comme souvent, le choix de la langue de Shakespeare et de quelques autres a été fait. D’aucun l’assimileront à celui de la facilité, d’autre prétendront que c’est là le seul salut : on ne se lancera pas dans le débat en annonçant que la réponse b) est la bonne, on se contentera de le penser.

Les accords introductifs de Seven Ways esquissent Elliott Smith, on aurait peut-être pensé à Louise Attaque ou Sanseverino si la mélodie vocale avait pris l’orientation francophone. Comme quoi, le fait que la tension d’un morceau soit imprimée au poil comme c’est le cas pour le morceau éponyme ne tient finalement qu’à peu de choses.

Les quatorze minutes s’écoulent discrètement mais avec une célérité qui suscite la frustration. Les quatre pistes s’écoulent entre les doigts sans que l’on parvienne à les retenir. A chaque écoute ce premier E.P. disparaît bien vite, tant et si bien que la curiosité pousse à se demander si nos amis tiendront la route sur longue distance. On n’en doute guère, mais que l’on aimerait pouvoir vérifier sur pièce dès à présent.



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