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Super Extra Gravity

Super Extra Gravity

The Cardigans

par Alexx le 28 novembre 2005

3,5

paru en novembre 2005 (Universal)

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On ne les attendait pas (du moins pas moi !) et voilà que ces Suédois de Cardigans sortent un album même pas deux ans après leur précédent : Long Gone Before Daylight.

Il faut avouer que ce dernier avait été long à être accouché : entre les projets solos, l’écriture de l’album qui flambe après une insatisfaction générale du groupe et les rumeurs de dissolution, on pensait qu’il leur faudrait encore du temps pour un nouvel opus. Que nenni ! Apparemment, la production de ce dernier fut plus facile. Sûrement parce que Super Extra Gravity renoue avec tout ce que les Cardigans ont pu faire. La pop enjouée du Emmerdale de leurs débuts, celle plus mature et plus travaillée de Gran Turismo ou bien celle plus calme et plus folk de Long Gone Before Daylight s’entremêlent pour un offrir un album qui ne prend pas trop de risque. Car il faut bien l’avouer, Super Extra Gravity ne nage pas dans l’originalité. Pour certains, ce dernier trait de caractère de l’album sera la « patte » du groupe.

Mais laissons de côté ce léger défaut pour s’attarder sur les compositions ainsi que la voix inchangée et toujours aussi reconnaissable de Nina Persson. Les chansons sont plus simples que dans Gran Turismo et aussi moins sombres. Les rythmiques sont nonchalantes (oui, ça peut arriver !) et ne laissent pas statique (Drip Drop Teardrop). On remarquera que le clavier, si cher au groupe, a quasiment disparu et n’est présent sur certains titres qu’en sourdine. Heureusement, il nous titillera allègrement les cages à miel sur Holy Love avec un pré-refrain ressemblant beaucoup à du King Crimson !

Certains titres comme Overload sont calqués sur des compositions classiques, parfaites pour la minute sentimentale d’un film. Heureusement, le mielleux s’arrête vite et laisse les autres chansons reprendre d’assaut une pop plus énergique tel Little Black Cloud et ses batteries empreintées aux militaires (ça n’ira pas au-delà pour la militarisation).

Par moments, quelques violons (mais pas trop) se collent aux chansons sans dégouliner pour apporter plus de profondeur (Don’t Blame Your Daughter). A noter, l’intro de la piste 11 : on y entend le groupe clamer « bonus track ». Bref un petit interlude étrange ayant pour unique but de présenter la fin de l’album : Give Me A Daughter (sur la même piste 11) & Slowdown Town. Chansons récapitulant bien l’album avec une dernière douce et acoustique, idéale pour finir un disque varié.

Après en avoir fait le tour, on se rend compte que Super Extra Gravity n’est pas l’album du siècle mais qu’il n’est pas à jeter pour autant. Ceux qui recherche l’originalité à tout prix passeront leur chemin tandis que les autres se laisseront tenter et peut-être entreront dans la ronde !



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Tracklisting :
 
1- Losing A Friend (3’44")
2- Godspell (3’29")
3- Drip Drop Teardrop (2’54")
4- Overload (3’18")
5- I Need Some Fine Wine And You, You Need To Be Nicer (3’33")
6- Don’t Blame Your Daughter (3’36")
7- Little Black Cloud (3’26")
8- In The Round (4’16")
9- Holy Love (4’06")
10- Good Morning Joan (3’36")
11- And Then You Kissed Me (Part 2) (4’01")
12- Bonus track & Give A Daughter (3’45")
13- Slowdown Town (4’03")
 
Durée totale : 47’48"