Portraits
The Beatles, mythe ou réalité ?

The Beatles, mythe ou réalité ?

par Psychedd le 25 novembre 2008

Diminuer la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer l'article Envoyer l'article par mail
  Sommaire  

1964 : Ça y est, ils en rêvaient, ils l’ont fait. Le dernier single monte enfin dans les charts, lentement, mais sûrement, John est ravi et avoue qu’il ne s’y attendait vraiment pas.

JPEG - 16.7 ko
Avec Sylvie Vartan et Trini Lopez, Olympia 1964

En ce début d’année, ils viennent voir comment ça se passe en France. Ils jouent à l’Olympia avec Sylvie Vartan et Trini Lopez. Le public est séduit, pas les critiques. Pourtant le groupe fait des sets de plus en plus longs, Trini et Sylvie n’ayant pas réussi à arrêter les projectiles lancés sur eux par des fans qui veulent voir les Anglais. Il est d’autant plus marrant de dire que c’est Vartan elle-même qui a demandé ces petits jeunes en première partie, vu qu’elle avait eu vent de leur succès grandissant Outre-Manche. Le 16 janvier, la nouvelle tombe : I Want To Hold Your Hand est première dans les charts US. Exultation générale et débouchage de champagne. La joie est telle que Brian accepte qu’on le prenne en photo avec un pot de chambre sur la tête.

Après cet interlude léger, il est temps de passer aux choses sérieuses. Le 20 janvier sort la mouture américaine du second album, Meet The Beatles. Afin d’en assurer la promotion, en attendant de fouler le sol du pays de leurs rêves, les Beatles donnent une interview, mise sur disque et envoyée aux radios américaines.
Resté en France, le groupe enregistre pour la première fois hors d’Abbey Road, aux studios EMI Pathé Marconi à Paris des reprises en allemand de leurs propres chansons ce qui donne : Komm, Gib Mir Deine Hand et Sie Liebt Dich.
Il faut cependant qu’ils se préparent au voyage le plus important de leur jeune vie, d’autant plus, que la veille de leur arrivée à New-York, toutes les places pour le Ed Sullivan Show sont vendues. Heureusement qu’ils ne le savent pas, ça peut mettre la pression.

Ce qu’ils ne savent pas non plus, c’est que la Beatlemania est beaucoup plus intense Outre-Atlantique. Ils vont le découvrir avec une stupéfaction et une joie non dissimulées, à leur arrivée le 7 février 1964. Dans l’aéroport empli de fans hurlant(e)s, ils donnent une conférence de presse avant d’être amenés à l’hôtel Plaza. George trouve alors que c’est le bon moment de se choper une bonne grippe et c’est ainsi que cloué au lit avec une bonne fièvre, il rate la séance photo à Central Park. En revanche il ne se risque pas à rater le Ed Sullivan Show qui se déroule en direct, le 9 février et rentre dans les annales.

L’émission bat en effet des records d’audience, que l’on estime à 73 millions de spectateurs, soit 72,7 % de l’audimat ce soir-là... Dès le lendemain, Elvis himself envoie un télégramme de félicitations aux quatre garçons qui baignent dans la félicité la plus totale.
Ils quittent New-York le 11 et vont jouer à Washington. Le 12, le Premier Ministre anglais rencontre le Président Américain, Lyndon B. Johnson, à la Maison Blanche. Ce dernier déclare : « J’aime beaucoup votre avant-garde. Mais ne pensez-vous pas qu’ils ont besoin d’une bonne coupe de cheveux ? ».

L’avant-garde n’est pas allée chez le coiffeur. Elle est allée prendre le soleil du côté de Miami où elle rejoue un peu, dont une fois pour le Ed Sullivan Show, encore, avant de prendre un peu de repos. Cette fois-ci, c’est le Colonel Parker, manager d’Elvis, qui appelle pour féliciter Brian et ses p’tits gars. Les p’tits gars qui vont faire quelques photos avec le jeune prodige de la boxe, Cassius Clay (futur Mohammed Ali). Tout ça a l’air de follement amuser Paul : sur les photos, on voit qu’il est à fond dedans, toujours près à jouer le jeu des photographes. Ringo suit le mouvement. Quant à Lennon et Harrison, ils se renfrognent et font du mieux qu’ils peuvent pour avoir l’air de prendre plaisir à faire des pitreries, mais ça sent le sourire forcé à plein nez...

Ils pensent pouvoir rentrer tranquillement à Londres ? Ils se trompent. Arrivés à Heathrow, ils sont accueillis en héros par les hurlements de 3000 fans.

JPEG - 15.8 ko
Ed Sullivan 1964

Le 23, Ed Sullivan diffuse un enregistrement fait par les Beatles lors de leur visite américaine. C’est la première fois qu’un groupe passe trois fois dans ce show, et ce, en moins d’un mois. A vrai dire, on comprend mieux d’où vient le terme de « British Invasion » ainsi que les conséquences de cette conquête de l’Ouest par les quatre de Liverpool qui ne laissent pas les choses traîner. Et plutôt que de savourer leur gloire, ils rentrent à Abbey Road pour de nouvelles sessions d’enregistrement.
Pourtant de temps en temps, la pression se fait plus forte et les nerfs commencent à moins supporter tout ça... Lors de sa fête d’anniversaire, George, découvrant que la presse a également été invitée, s’énerve, détruit son gâteau et s’en va.



Répondre à cet article

modération a priori

Attention, votre message n'apparaîtra qu'après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?
Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Suivre les commentaires : RSS 2.0 | Atom