Portraits
The Jesus And Mary Chain, l'ombre et la lumière

The Jesus And Mary Chain, l’ombre et la lumière

par Milner le 7 juin 2006

En réponse au marasme musical du début des années 1980, deux frangins n’ont rien trouvé de mieux que former un groupe qui créera le lien manquant entre le gothique et le rock tout en ayant un œil braqué vers l’Oncle Sam. L’indie rock dans son plus bel éclat ...

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 Psychocandy ou le coup d’éclat de l’année 1985

À l’époque, Gillespie chantait déjà au sein d’une formation obscure baptisée Primal Scream. Mais, c’est en se désolant de voir ses amis sans batteur pour les engagements à venir qu’il proposa ses services derrière les fûts (bien que ses aptitudes rythmiques étaient en ce temps très limitées) tout en conservant actif son propre groupe.

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Derrière les fûts : Bobby Gillespie

Au début de l’année 1985, le label Blanco Y Negro (sorte de laboratoire sonore pour le label Warner) se montra fort intéressé par le combo de Glasgow et arracha un contrat pour deux singles et un album. Deux nouveaux singles sortirent ainsi à quelques semaines d’intervalle : Never Understand (aux accents Sex Pistols) et You Trip Me Up (qui causa quelques soucis avec la maison de disques puisque la face B devait être à l’origine Jesus Sucks. Jugé obscène, WEA lui préféra Just Out Of Reach). En août de la même année, The Jesus And Mary Chain surprirent beaucoup de monde en publiant leur ballade désenchantée plus orientée sur les charts Just Like Honey dans laquelle la voix de Karen Parker, apparemment la petite amie du moment de Gillespie, faisait un délicieux écho avec la voix de Jim. Capitalisant sur le bon accueil de la presse à l’égard de leur trois titres récemment parus et à leur réputation scénique avantageuse, les membres du quatuor firent donc rapidement paraître leur premier album en novembre 1985, Psychocandy ; un titre qui résume fièrement leur influence pour deux groupes en particulier : The Velvet Underground et The Ronettes. L’album avait donc l’avantage de fusionner bruyamment les sons de guitares saturées de rock indépendant des années 60 avec les groupes pop dirigés par le génial Phil Spector. Il est, à juste titre, bon de rappeler qu’à l’époque, nos Écossais carburaient sans mal au LSD et que le caractère malsain et désolé de leurs compositions s’en ressentait doublement. Le disque reçut des critiques absolument élogieuses de la part de la presse spécialisée tout à fait unanime sur le caractère historique et primordial de Psychocandy. Suite à ce mini-succès, les quatre appliquèrent la même recette sur la mélodique Some Candy Talking qui eut le bonheur d’atteindre la 13ème place des charts britanniques dans le courant de l’année 1986, une première pour eux !

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Jim Reid dans une pose typique du shoegazing

À leur décharge, notons que les diffusions radio du single s’arrêtèrent brutalement au bout de quelques semaines lorsque certaines personnes bien informées crurent déceler à travers les paroles un quelconque message adressé à l’héroïne. Dans une interview datant de 2005 qu’il accorda à Filter Magazine, Jim Reid se défendait d’une telle interprétation : « Some Candy Talking n’a strictement rien à voir avec les drogues. C’est juste un DJ radio qui a lancé l’affaire et résultat, la chanson s’est retrouvée du jour au lendemain interdite sur la totalité des plus grandes stations de Grande-Bretagne. »



[1Sources :

MAGAZINES

  • Q Magazine
  • Mojo
  • Rock & Folk
  • NME
  • Uncut

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