Portraits
The Move, les grands oubliés des années 1960-1970

The Move, les grands oubliés des années 1960-1970

par Our Kid le 12 septembre 2005

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 Le début de la fin et l’émergence de ELO

En fait, c’est l’arrivée de Lynne qui signa réellement la fin pour The Move. L’album qui suit en octobre, Looking On, le premier comportant des compositions de Lynne, est probablement le plus faible de la discographie du groupe. On y entend le groupe peinant à mélanger avec habileté des éléments progressifs et du hard rock boogie sur d’obscures et d’interminables morceaux. Les harmonies vocales sont néanmoins toujours au top et la palette d’instruments est variée. D’ailleurs, la plupart de ceux-ci sont joués par Wood, signe que l’entente au sein du groupe n’est plus tout à fait cordiale. C’est sans surprise que Rick Price s’écarte définitivement du groupe en quête d’une aventure en solo.

À partir de Looking On, et sous l’impulsion de Lynne, le groupe, réduit au format de trio, devient plus « artiste » et ne manque pas d’ambitions, préfigurant un rock orchestral inédit à l’époque. C’est ainsi que durant une très courte période, Lynne, Wood et Bevan ont également travaillé sous le nom de The Electric Light Orchestra, parallèlement à The Move, se dirigeant vers de nouvelles directions musicales.

En juin 1971, The Move se retrouve pour enregistrer Message From The Country, un honnête album cependant gâché par des compositions inégales, symboles du tiraillement artistique qui sévissait alors au sein du groupe. Effectivement, on y retrouve les inclinaisons pop de Lynne qui font le contrepoint des compositions plus sombres et plus ironiques de Wood, à la manière des grandes collaborations comme celles de Lennon/McCartney ou Stills et Young.
Paradoxalement, à l’époque, le meilleur travail de The Move est à rechercher du côté des singles, tels Brontosaurus, California Man ou Tonight qui font de très bons scores dans les charts britanniques.

Toujours inconnu en dehors du Royaume-Uni en 1972, The Move peine de plus en plus à trouver une âme, ce que confirme le modeste succès de Message From The Country. Menant de front deux projets musicaux, les musiciens décidèrent alors de ne plus en privilégier qu’un seul et c’est sans surprise que, devant l’émiettement de la production de The Move, soit annoncée sa fin au profit de The Electric Light Orchestra, en passe de devenir une fantastique machine à rêver avec son rock orchestré et sa pop commerciale. Mais ceci est, bien entendu, une autre histoire....

DISCOGRAPHIE :

Singles

  • Décembre 1966 : Night Of Fear / The Disturbance
  • Mars 1967 : I Can Hear The Grass Grow / Wave Your Flag And Stop The Train
  • Septembre 1967 : Flowers In The Rain / (Here We Go Round) The Lemon Tree
  • Novembre 1967  : Cherry Blossom Clinic / Vote For Me
  • Janvier 1968 : Fire Brigade / Walk Upon The Water
  • Juillet 1968 : Wild Tiger Woman / Omnibus
  • Septembre 1968 : Something Else EP (live recordings)
  • Décembre 1968 : Blackberry Way / Something
  • Juillet 1969  : Curly / This Time Tomorrow
  • Mars 1970  : Brontosaurus / Lightning Never Strikes Twice
  • Septembre 1970 : When Alice Comes Back To The Farm / What ?
  • Juin 1971  : Tonight / Don’t Mess Me Up
  • Octobre 1971 : Chinatown / Down On The Bay
  • Mai 1972 : California Man / Do Ya / Ella James

Albums

  • Mars 1968 : The Move
  • Février 1970  : Shazam
  • Octobre 1970  : Looking On
  • Juillet 1971  : Message From The Country

 [1]



[1SOURCES :

  • The Electric Light Orchestra par Bev Bevan, Mushroom Publishing, Londres, 1980.
  • Unknown Legends Of Rock’N’Roll par Richie Unterberger, Miller Freeman, San Francisco, 1998.
  • The Tapestry Of Delights : British Beat, R&B, Psychedelic and Progressive Rock 1963-1976, par Vernon Joynson, Borderline, Londres.

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