Portraits
The Raconteurs : La Révolution est en marche

The Raconteurs : La Révolution est en marche

par Nils le 10 mai 2006

Diminuer la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer l'article Envoyer l'article par mail

 Composition du renouveau

La particularité de The Raconteurs est bien sûr que, mettant de côté l’amitié qu’ont en commun chaque membre, chacun a déjà posé une (voir plusieurs) patte dans la scène rock internationale. Présentation de ceux qui offriront le 15 mai 2006 pour la parution de leur premier effort une jouissance orchestrale à vos enceintes.

  • Jack White et The White Stripes
JPEG - 22.7 ko
The White Stripes

Les White Stripes naissent à Detroit en 1997, composés de seulement deux membres : Jack White à la guitare et au chant, Meg White à la batterie. À travers Jack White, les influences coulent : mordu de Captain Beefheart et des Cramps (avec l’idée d’absence de basse) et qualifiant Fun House de plus grand album de tous les temps, ce bluesman inspiré par Robert Johnson, Charley Patton et Son House va démontrer avec adresse qu’il est LE nouvel espoir du rock en 2000. Avec un son sale et déchu, le meilleur duo de ces dix dernières années sortira en 1999 un album éponyme d’où on entendra sortir les premiers slide signant notamment le superbe The Big Three Killed My Baby. Comme si le chiffre trois revenait sans cesse dans le groupe, avec leurs trois couleur (rouge noir et blanc) et leurs trois membres (Jack, Meg et la musique).
En 2000 sort De Stijl encore rempli de reprises dont la superbe Death Letter de Son House et Your Southern Can Is Mine de Blind Willie Mc Tell sans oublier Little Bird et Let’s Build a Home qui montrent bien les doigts de Jack White ne semblant pas vouloir décoller du slide et pour cause, il le maîtrise à merveille. Nous approchons de 2001, le duo fait son petit chemin, ayant déjà derrière eux deux bijoux même si beaucoup ne le verront que plus tard. Le groupe tourne sans manager, sans promo, seulement du bouche à oreille et des premières parties. Doug Easly apparaît alors pour White Blood Cells, cet album fait clignoter les panneaux « urgences » et « explosion » avec des titres comme Dead Leaves And The Dirty Ground ou Fell In Love With A Girl et sera leur premier LP sans reprise.

Le folie est donc en marche. Apparition TV, multiples récompenses, couvertures magazines font sortir le groupe de leur Amérique profonde. Du jour au lendemain, le duo aterrit tout d’abord au centre de la scène rock internationale puis à Londres pour enregistrer en deux semaines (quatre jours pour leur album éponyme) leur quatrième et meilleur opus : Elephant. Les perles fusent avec Ball and Biscuit, Seven Nation Army et The Hardest Button To Button dont la face B Good To Me fut écrite par Brendan Benson. Sortent aussi largement du lot There’s No Home For You Here et Black Math. Avec ce buzz, Jack White tutoiera les Rolling Stones, signera la BO de Coffee and Cigarettes et jouera en duo avec Dylan ; et il y a de quoi. Le groupe montre donc en quatre albums qu’il a de quoi recoiffer la planète ; Jack White prouve qu’il est un des plus grands songwriters des années 2000, ayant bien retenue la leçon de ses prédécesseurs blues du sud des États-Unis. Les tournées s’enchaînent, le succès vient de tous les continents (de nombreux fans les attendent en Amérique du Sud) mais après deux ans de trêve, le duo revient avec Get Behind Me Satan. Outre son talent d’écriture, Jack White nous montre avec cet album qu’il sait aussi faire danser ses doigts sur un piano, un marimba ou un banjo, que la folie des couleurs est toujours là et que le duo est toujours prêt à nous étonner en signant de superbes morceaux au rythme entraînant avec Blue Orchid, voire électrique avec les slides de Red Rain et la folle-bluesy Instinct Blues, une des meilleures chansons de l’album avec la dansante The Denial Twist. Jack White crée donc le duo le plus excitant du 21ème siècle.

  • Brendan Benson
JPEG - 9.4 ko
Brendan Benson

Avec seulement deux albums à son actif, Brendon Benson s’impose comme un des meilleurs songwriters pop de ces dernières années. Après quelques déboires avec son premier opus One Missipi, Brendan Benson quitte la maison de disques Virgin et devient voisin de Jack White à Detroit. Comme ce denier, Brendan Benson est multi-instrumentiste, il s’inspire des Beatles et de la pop 60s et 70s. Très influencé et fasciné par Jason Falkner et Jack White, ces derniers travailleront avec lui sur ses deux albums.

Arrivé à Detroit, il se met tout de suite au travail et la ville semble lui réussir, il y écrit Lapalco, sûrement son meilleur opus à ce jour avec les imparables Pleasure Seeker et Folk Singer. En 2005 sort Alternative To Love, bourré de magnifiques ballades malines comme Alternative To Love, dansante sur Cold Hands Warm Heart voire efficace avec les sublimes Biggest Fan et Flesh And Bone. On parlait Power Pop ci-dessus ? Contrat rempli avec I Feel Like Myself Again et Between Us, voire plus acoustique et simpliste sur Get It Together.

  • Patrick Keeler Jack Lawrence : The Greenhornes

The Greenhornes se compose de trois membres : Craig Fox (guitares/chant), Jack Lawrence (basse) et Patrick Keeler (batterie). Cette formation, sur pied depuis 1996, ne se révèle vraiment qu’en 2005 avec Sewed Soles. Ce superbe album bourré à craquer de bijoux musicaux nous permettra de sentir des influences orientées sur les Kinks et les Beatles. Le groupe a bien évidemment travaillé avec Jack White ce qui leur a permis d’assurer la première partie des White Stripes la même année mais ils ont aussi collaboré avec Brendan Benson sur leur EP East Grand Blues. Sort directement du lot, encore plus en live, Jack Lawrence et son imbattable jeu de basse, quoi de mieux pour accompagner Jack White qui n’était pas habitué à cet instrument dans son jeu ?

Ces trois crasseux, avec des morceaux comme It’s Not Real, Can’t Stand It ou la sublime The End Of The Night nous replongent à 200 à l’heure dans le garage 60’s ! Un paquet de titres proposés dans cet album pourrait apparaître sur une compile Nuggets .

JPEG - 25.8 ko
The Greenhornes
  • Dean Ferita

Vous ne le verrez pas en clip ni sur les photos promos mais vous l’entendrez sur chaque chanson de l’album et le verrez sur scène, c’est Dean Fertita au clavier. Très peu discret sur les compositions du groupe, mais on l’accueille volontiers. A noter qu’il est aussi le clavier de Brendan Benson.



Répondre à cet article

modération a priori

Attention, votre message n'apparaîtra qu'après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?
Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Suivre les commentaires : RSS 2.0 | Atom