Portraits
Van Der Graaf Generator, le rock autrement

Van Der Graaf Generator, le rock autrement

par Vyvy le 4 novembre 2008

Cette story a été publiée pour la première fois sur ce site en septembre 2006.

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Pourtant, c’est avec cet enregistrement dont Hammill s’affirme « convaincu qu’il n’était pas convaincant » que VDGG va décrocher une proposition de contrat de la part de Lou Heizer de Mercury Records. L’Américain aurait, selon Hammill, été plus convaincu par les échos positifs de leurs premiers concerts londoniens que par la dite cassette. D’outre-Atlantique, la nébuleuse britannique était bien dure à cerner, et quelques bonnes critiques ont semble-t-il suffit.

Rumeur puis projet de contrat en route, les VDGG vont saisir l’occasion de se débarrasser de leur encombrant et inefficace manager. Ne faisant rien comme les autres, les membres de VDGG décident de passer contrat directement avec Mercury. Ils vont donc investir le bureau d’Heizer, avec les masques, les instruments, et jouer devant lui. Pas besoin d’avocats ou de manager quand on a 19 ans et qu’on vient de Manchester ! Les deux, mineurs à l’époque, signèrent ainsi un contrat avec la maison américaine. Ils ne seront, au même titre que David Bowie, pas considérés par Mercury comme des artistes à grand potentiel, et le soutien de la maison de disque sera assez relatif.

 To record or not to record, that is the question

Le duo, contrat en poche, va accueillir dans ses rangs un des membres légendaires de VDGG, l’organiste Hugh Banton. Hugh, contrairement aux deux autres, avait une « réelle » formation musicale. Organiste dans une église, il ne s’est mis à la musique pop que peu de temps avant cette rencontre. C’est par son frère, amis de Judge et Peter qu’il fit connaissance avec VDGG.

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Judge Smith, Peter Hammill et Hugh Banton

Groupe signé, VDGG va se mettre à enregistrer. Ou plutôt, va tenter de s’y mettre. Au printemps 1968, une première séance organisée par Mercury n’amène pas de résultats escomptés. Quincy Jones, le célèbre producteur américain, de passage à Londres, assistera à une de ses séances. Et partira en disant que le groupe a besoin de plus d’entraînement. Peter et Judge s’y remettent, sans Hugh, la plus part du temps l’été. Ils enregistrent à deux une trentaine de titres. Mais quand l’automne arrive et que le trio reprend la route du studio, là encore, le résultat déçoit. Deux choses leur manquent alors : un vrai manager et un groupe plus solide.

C’est étonnamment le nouveau, Hugh, et non les anciens, qui va se mettre à la recherche des pièces manquantes. Peter, lui, retourne dans son Derbyshire et Judge s’envole vers de nouvelles aventures américaines, dont une nouvelle rencontre avec Country Joe And The Fish.

Hugh, seul à Londres, fit ce qui se faisait à l’époque, il posta une petite annonce dans les pages de l’International Times. L’International Times est alors le journal underground londonien, à la pointe du rock, soutenu financièrement par de grands noms (tel Paul McCartney).

Petite annonce ô combien fructueuse : il dégotta un producteur, un vrai, en la personne de Tony Stratton Smith (Strat). Celui-ci leur amena Keith Ellis, bassiste, sans groupe depuis l’implosion des Liverpuldiens de The Koobas. Ellis, était lui un réel pro. Les Koobas avaient connu un certain succès... en Suisse, ce qui fait que Keith Ellis, malgré le faible écart entre leurs âges, avait une pratique de la scène, des tournées, et de la vie en groupe bien supérieure à celle des membres du groupe qu’il rejoignait. L’annonce leur permit aussi d’entrer en contact avec Guy Evans, batteur de son état. Une audition dans l’appartement d’Hugh plus tard, VDGG avait un batteur. Fort de ce nouvel apport de membres, ils enregistrèrent un 45 tours, People You Were Going To / Firebrand chez une petite maison de disques, en lien avec Strat : Tetragrammation Records. Sorti quelques semaines plus tard, le disque fut retiré de la circulation immédiatement. Avec deux membres (Judge et Peter) signé chez Mercury, VDGG n’avait pas le droit d’enregistrer ailleurs d’après les termes du contrat.

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Hammill, Smith, Banton, Evans & Ellis

Ils continuèrent donc à enregistrer. Mais le duo originel n’était plus ce qu’il était. Les compositions de Peter se faisaient bien plus fréquentes que celles de Judge, et Peter tenait à les chanter. Judge se sentant de plus en plus marginalisé, mal à l’aise de plus dans ce que devenait Van Der Graaf, quitta le groupe en novembre 1968.

Van Der Graaf se composait alors de quatre membres, Peter Hammill, Keith Ellis, Guy Evans et Hugh Banton. Et grâce à l’entreprenant Strat, le groupe dégotta des concerts intéressants : une des premières partie d’Hendrix au Royal Albert Hall, un concert avec Fleetwood Mac et Status Quo ...



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