Portraits
Van Der Graaf Generator, le rock autrement

Van Der Graaf Generator, le rock autrement

par Vyvy le 4 novembre 2008

Cette story a été publiée pour la première fois sur ce site en septembre 2006.

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L’Italie est conquise et le groupe joue devant des milliers, non plus des centaines, d’aficionados. À Milan, une émeute éclate. À Florence, le groupe joue les prolongations et les trois minutes de Theme One deviennent sept. Le succès que rencontre le groupe en Italie est pérennisé par le fait que Pawn Hearts devient numero uno et restera classé à la plus haute marche du classement pendant plusieurs semaines.

Ils continuent leurs tournées épiques. S’ensuit un retour en Angleterre en avril, après un passage remarqué par la Belgique puis repartent sur le continent, en Suisse fin avril puis de nouveau l’Italie, où les attendent salles remplies, police anti-émeute et fans enragés.

Ils trouvent le temps d’enregistrer quelques titres pour leur prochain album (notamment Ronceveaux) et Banton continue à se construire de nouveaux orgues, toujours plus étranges les uns que les autres.

Ils font après cela un troisième tour en Italie... le troisième de l’année ! C’est alors exténué, mentalement, physiquement et financièrement que VdGG décide de se séparer pour la deuxième fois.

 72-75, le temps des soli

Séparés, mais s’entendant toujours bien, ce qui est à noter (la chose étant tellement rare au sein d’un groupe de musique), ils continuent plus ou moins chacun de leur côté. Banton fait une pause musicale d’un an au cours de laquelle il se consacre à la mécanique... En 1973, Evans, Jackson et Banton se remirent ensemble (avec le revenant Nic Potter) pour faire un album instrumental The Long Hello...

Hammill, égal à lui-même, enregistra et sortit de nombreux albums

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Gordian Troeller

solos, dont Chameleon In The Shadow Of The Night, datant de 1973, qui contient des contributions de ses anciens compagnons. Hammill fait des tournées en Italie, mais aussi au Canada, où il assure la première partie de Genesis. Il a, à partir de 1972, changé de manager. Exit Strat ; bienvenue Gordian Troeller, ami et photographe qui va se dédier à Hammill puis au VDGG.

En 1974 est enregistré un album solo d’Hammill particulièrement important, Nadir’s Big Chance. Important car il montre une facette punk d’Hammill. Important aussi car tout VDGG y participe et que c’est pendant son enregistrement que les différents membres s’annoncent prêt à relancer le navire Van Der Graaf.

 Van Der Graaf Generator, deuxième génération

Sous la houlette de l’entreprenant Gordian, VDGG promet à Charisma de mieux se tenir, financièrement parlant. Armé de plusieurs nouvelles compositions et de quelques œuvres solos d’Hammill, ils reprennent la route : Angleterre, France (16 dates !), Belgique ....

Une fois leurs chansons rodées, ils les enregistrent en un nouvel album, Godbluff, qui diffère grandement de Pawn Heart. On y voit un retour marqué à la guitare électrique, et même Banton abandonner son orgue pour jouer de la basse ! Le groupe livre ici un album violent, d’une intensité impressionnante. Larsen, guitare électrique, clarinette, saxophones, une batterie subliminée, tout se combine pour donner un album sur lequel il est judicieux de s’attarder. Et toujours, la voix de Peter Hammill, qui passe si aisément du chuchotement au cri désincarné.

Arrow
 
How long the time seems, how dark the shadow,
how straight the eagle flies,
how straight towards his arrow.
How long the night is -
why is this passage so narrow ?
How strange my body feels,
impaled upon the arrow.

Ceci fait, ils repartent comme à leur habitude dans une longue tournée de promotion de leur dernier opus en date, en France, au Paradiso d’Amsterdam, et bien sûr en Italie. Cette tournée de 1975 va marquer les esprits comme une des tournée les plus folles qu’’il soit ! ette tournée de 1975 en Italie est si incroyable qu’elle mérite que l’on s’arrête quelques instants sur les déboires qu’y connurent VDGG. Peu avant l’Italie, à Dijon, Evans s’évanouit sur scène. Une fois passé les Alpes, les choses sérieuses commencent. À Padoue, la scène est prise d’assaut par des hommes encagoulés, armés de battes. Le groupe s’enfuit de justesse, en manœuvrant le bus à travers un mur de verre. À Rome, le camion du groupe est volé, avec tout le matériel dedans. La tournée, financée entre autre par des communistes italiens, fait que des milices fascistes se sont mis dans la tête de gêner le groupe. Une rançon fut demandée ! Quelques temps après, avec l’aide de l’ambassade britannique, la quasi-totalité du matériel fut récupéré. Cette aventure italienne, laissa le groupe échaudé, et ils annuleront les 10 dernières dates....

Après le délire italiens, ils retournèrent directement en studio où, en janvier 1976, ils enregistrèrent le sublime Still Life. Plus calme et accessible que Godbluff, il contient ainsi le calme Still Life, le célèbre Pilgrim.



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