Portraits
Van Der Graaf Generator, le rock autrement

Van Der Graaf Generator, le rock autrement

par Vyvy le 4 novembre 2008

Cette story a été publiée pour la première fois sur ce site en septembre 2006.

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Pilgrim
 
Sometimes you feel so far away,
distanced from all the action of the play,
unable to grasp significance,
marking the plot with diffident dismay,
stranded at centre stage,
scrabbling through your diary for a lost page :
unsure of the dream.

Still Life, encore plus que Godbluff, reçoit de bonnes critiques : « If there’s one British band who deserves wider acclaim, then this is it » peut on ainsi lire en 1976 dans le Record Mirror.

Si la tournée de 1975 menant à Still Life fut haute en couleur, cest pourant en Angleterre que, quelques temps après la sortie de l’album, le groupe fut agressé. Mais le groupe continue et passe les huit premiers mois de l’année 76 sur la route, avec une petite pause en avril pour enregistrer un nouvel album, World Record qui sortira en octobre.

Van Der Graaf sort ainsi en un an (d’octobre 75 à octobre 76) trois albums conséquents, preuve supplémentaire de l’effervescence artistique qui meut le groupe. Revenons sur World Record : « Is this a record ? » s’exclame Sounds en octobre 76 au sujet du petit dernier. Étrange disque, notamment Meurglys III, The Songwriters Guild du nom de la guitare d’Hammill (une Meurglys).

Meurglys III, The Songwriters Guild
 
These days I mainly just talk to plants and dogs,
all human contact seems painful, risky, odd,
so I stay acting god in my own universe

Trois albums en formation groupe, un solo, et pourtant, ils tournent. Ils tournent, en Amérique du Nord, au Pays de Galles, en Écosse, en Angleterre. Mais le rythme effréné a raison de l’organiste Hugh Banton, qui donne sa démission à l’automne 76 (mais il reste pour finir la tournée jusqu’en décembre). Son départ donne lieu à un dîner, comme à l’habitude du groupe.

 Van Der Graaf, la fin...

Sans Banton, Evans, Hammill et Jackson décident de continuer. Ils se rebaptisent Van Der Graaf, abandonnant le « Generator » que peu de fans utilisaient. Ils appelèrent dans le groupe le violoniste Graham Smith, et rappelèrent Nic Potter. On les retrouve en répétitions intensives en janvieret février 1977 . Mais Jackson se voit obliger d’abandonner VDG pour raisons familiales. Une tournée étant déjà prévue, VDG continue quand même sans lui. Hammill, autrefois relégué avec sa guitare dans un rôle d’accompagnateur, se voit maintenant obliger de donner l’armature harmonique de chaque titre (en plus d’assurer le chant). Le quatuor s’entend bien, sonne bien, et fin février, prend la route, jouant un ensemble de titres d’Hammil solo, VDGG et VdG.

Hammil continue ainsi sa carrière solo prolifique, et trouve le temps d’enregistrer Over en avril 1977. VDG enregistre un double album The Quiet Zone/ The Pleasure Dome en mai. Cet album, sans les saxophones de Jackson ni l’orgue de Banton, sonne pourtant bien Van der Graaf, mais est plus accessible et plus rock, de part la part importante (de nouveau) de la guitare électrique dans l’instrumentation.

Cat’s Eye/Yellow Fever
 
I’m running, I just can’t wait, I haven’t
got a moment to anticipate ; yes, I’m run-
ning, I just can’t stop, I’ve got to get
to the bottom just to get to the top, I’ve
got the dark alleys and the open skies -
I got the yellow fever from the cat’s eye.
 
I’ll let you know how it goes in the ninth life.

La tournée reprend et se passe bien, les fans se font plutôt bien au nouveau line-up. À Ibiza, le groupe, ainsi que la totalité de l’île, voient un OVNI...

Après cette tournée étonnante, un violoncelliste, Charles Dickie rejoint le navire VDG en août 1977.

En septembre, VDG reprend sa route et joue devant 10.000 personnes au Scheesel Open Air Festival aux Pays-Bas. Mais, en dehors de cette date, la tournée n’est pas d’un grand succès. Les rapports avec Charisma se tendent à nouveau. Les soucis financiers reviennent. Ils enregistrent un live, Vital au cours d’une de leurs monumentales tournées, et puis s’en vont, au début de l’été 78.

We actually decided to wind up the final Van Der Graaf, while the going was good, while we felt in control”, tels sont les mots que révéla Guy Evans à la presse.



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