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	<title>Webzine Inside Rock : critiques d'albums - biographies - concerts - livres - stories</title>
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	<description>Critiques d'albums, biographies, concerts, livres, analyses de chansons ou de pochettes, actualit&#233;... Inside Rock !!!</description>
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		<title>Que vaut le rock anglais ?</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Brice Tollemer</dc:creator>



		<description>La possibilit&#233; d'une &#238;le, qui se regarde le nombril.

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&lt;a href="http://www.inside-rock.fr/-Focus,18-" rel="directory"&gt;1. Focus&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;local/cache-vignettes/L150xH150/arton3387-9ed99.jpg&quot; width='150' height='150' onmouseover=&quot;this.src='local/cache-vignettes/L60xH60/artoff3387-99708.jpg'&quot; onmouseout=&quot;this.src='http://www.inside-rock.fr/local/cache-vignettes/L150xH150/arton3387-9ed99.jpg'&quot; style='height:150px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le rock en provenance de l'Angleterre conna&#238;trait-il un passage &#224; vide, un cycle vain, un moment creux et vierge d'inspirations, de fulgurances, de nouveaut&#233;s ? Depuis une bonne d&#233;cennie, il semblerait (le conditionnel est important) que ce soit le cousin am&#233;ricain qui m&#232;ne tranquillement la barque et laisse le royaume britannique &#224; quai. Anglophobie refoul&#233;e ou r&#233;el &#233;tat de fait. Tentative de r&#233;ponse.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il y a cinquante ans, les Beatles sortaient &lt;i&gt;Love Me Do&lt;/i&gt;, leur premier single. Personne ne se souciait alors de ce qui provenait de Liverpool, de Londres, de Newcastle ou bien encore de Manchester. Le rock, c'&#233;tait l'Am&#233;rique. Elvis Presley, Johnny Cash, Chuck Berry pour ne citer qu'eux. Mais les Fab Four allaient bient&#244;t changer le sens de rotation de la plan&#232;te rock. En compagnie des Rolling Stones, des Kinks, des Animals, des Who, ils allaient conqu&#233;rir les &#201;tats-Unis. C'est ce qu'on a appel&#233; la British Invasion. Tout partait d&#233;sormais de la capitale anglaise, qui foisonnait de guitares et de groupies.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Tout ce concept du &#171; swinging London &#187; - une r&#233;putation en grande partie b&#226;tie par les m&#233;dias &#8211; &#233;tait bas&#233;e sur l'id&#233;e que Londres &#233;tait le centre mondial de la musique&lt;/i&gt;, pr&#233;cise David Marsh, journaliste au Guardian et collaborateur au blog &lt;a href=&quot;http://www.guardian.co.uk/music/series/old-music&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;The Guardian Old Music&lt;/a&gt;. &lt;i&gt;Jimi Hendrix, par exemple, &#233;tait venu &#224; Londres pour lancer sa carri&#232;re et acquit rapidement une certaine notori&#233;t&#233;, alors que dans le m&#234;me temps, aux &#201;tats-Unis, on avait &#224; peine entendu parler de lui.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;De nos jours, cette &#233;poque b&#233;nie semble bien loin. S'il est vrai que les ann&#233;es quatre-vingt dix ont vu encore fleurir des groupes qui alliaient qualit&#233; et renomm&#233;e (Radiohead, Blur, PJ Harvey), le d&#233;but du XXIe si&#232;cle n'a pas apport&#233; grand chose de nouveau. On passera poliment sur Coldplay. Les Arctic Monkeys ont beau &#234;tre sympathiques, ils manquent de carrure ou de stature internationale. De m&#234;me que Pete Doherty, qui est compl&#232;tement anecdotique aux &#201;tats-Unis. Difficile de faire le poids face &#224; Jack White, Dave Grohl ou Arcade Fire. Les sujets de Sa Majest&#233; semblent fades ou caricaturaux et n'int&#233;ressent plus grand monde outre-Atlantique. Alors, manque d'ambition ou de talent artistique ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;C'est peut-&#234;tre tout simplement une question de moyens, en tout cas pour les groupes interm&#233;diaires&lt;/i&gt;, souligne &lt;a href=&quot;http://www.anikainlondon.com/&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Anika Mottershaw&lt;/a&gt;, du label &lt;a href=&quot;http://bellaunion.com/&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Bella Union&lt;/a&gt; (qui distribue The Walkmen, Beach House, Fleet Foxes). &lt;i&gt;La baisse des ventes de disque a tout de m&#234;me diminu&#233; les revenus de ces formations et certaines d'entre elles r&#233;fl&#233;chissent &#224; deux fois avant de s'embarquer pour une tourn&#233;e aux &#201;tats-Unis.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Difficile effectivement dans ces conditions d'acqu&#233;rir une notori&#233;t&#233; internationale. L'Angleterre et le Vieux Continent pourraient ainsi suffire au contentement et &#224; l'&#233;panouissement de ces musiciens. Il est vrai que le contexte a subitement chang&#233; depuis une dizaine d'ann&#233;es. La multiplication des supports num&#233;riques (streaming ou t&#233;l&#233;chargement) offre un large choix au public et accro&#238;t dans le m&#234;me temps l'audience du groupe. N&#233;anmoins, cet acc&#232;s imm&#233;diat et absolu &#224; toutes ces formes de musique, s'il permet un &#233;clectisme &#233;clair&#233;, brouille les fronti&#232;res qui d&#233;limitaient auparavant les diff&#233;rents styles de l'univers rock.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;On peut remarquer que dans les ann&#233;es soixante-dix&lt;/i&gt;, poursuit David Marsh, &lt;i&gt;avec la place grandissante de l'album aux d&#233;pens du single, les groupes pouvaient se diriger vers un genre sp&#233;cifique et attirer un public de fans propres. Vous pouviez alors choisir ce que vous aimiez (Black Sabbath, Iron Maiden, Mot&#246;rhead) et, inversement, ce que vous d&#233;testiez (Genesis, Yes).&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce sectarisme de bon aloi a ainsi disparu et il se pourrait que le relatif manque d'identification musical soit en partie responsable de la d&#233;liquescence du rock anglais. Serait-il alors simplement victime de son &#233;poque ? Pas n&#233;cessairement. A ces probl&#232;mes d'ordre conjoncturels peuvent se greffer des raisons structurelles.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Il faut aussi noter que cela peut s'av&#233;rer compliqu&#233; pour un label ind&#233;pendant d'accueillir des groupes &#224; Londres&lt;/i&gt;, nous indique Anika Mottershaw. &lt;i&gt;C'est une ville ch&#232;re en terme de logements et la plupart du temps, les groupes pr&#233;f&#232;rent tourner dans le reste de l'Europe o&#249; les conditions sont meilleures pour un budget &#233;quivalent&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Non seulement l'Angleterre exporterait moins mais n'attirerait plus comme avant les formations en devenir. Au revoir l'effervescence, adieu le foisonnement, disparu le brassage fou qui faisait la force de la capitale londonienne notamment. Tout ne serait plus qu'effet de mode ou de posture. Peut-&#234;tre faudrait-il interdire les jeans slims, les chapeaux et les miroirs pour que tout ce beau monde se concentre sur la composition et l'&#233;criture. Ceci &#233;tant, soyons clairs : Londres, Manchester ou Liverpool resteront toujours des sc&#232;nes beaucoup plus int&#233;ressantes que Paris. En France, on se glorifie de biopic sur Claude Fran&#231;ois. Alors, effectivement, on peut dire que les grands groupes venus d'outre-Manche ont perdu en sauvagerie ou en originalit&#233;, mais ils restent incontournables.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;C'est vrai qu'&#224; un moment j'ai trouv&#233; Radiohead ennuyeux et un peu pr&#233;visible, comme une version moderne des Pink Floyd&lt;/i&gt;, relate David Marsh.&lt;i&gt; Puis je les ai vus interpr&#233;ter des morceaux de In Rainbows au Later... With Jools Holland (sur la BBC). J'ai depuis compl&#232;tement r&#233;vis&#233; mon jugement et je les trouve toujours aussi inspir&#233;s qu'auparavant. On ne peut pas dire autant de Coldplay.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le rock anglais est-il v&#233;ritablement en pleine travers&#233;e du d&#233;sert ? &#201;vitons les jugements p&#233;remptoires mais il semblerait tout de m&#234;me &#234;tre un peu nonchalant depuis une dizaine d'ann&#233;es, se contentant juste de son pass&#233; glorieux pour continuer &#224; exister. Mais entre le rock &#224; stades (Coldplay) et le rock de pucelles (Muse, Pete Doherty) il serait bien inspir&#233; de trouver au plus vite une troisi&#232;me voie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_5640 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://www.inside-rock.fr/local/cache-vignettes/L420xH279/get-him-to-the-greek-420-75-3ef4d.jpg' width='420' height='279' alt=&quot;&quot; style='height:279px;width:420px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Twin Arrows</title>
		<link>http://www.inside-rock.fr/Twin-Arrows,3386</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pietro De Agostini</dc:creator>


		<dc:subject>Twin Arrows</dc:subject>

		<description>Bi&#232;re, pastis et caf&#233; dans l'ancien Service Municipal des Pompes Fun&#232;bres de Paris : rencontre avec les membres de Twin Arrows.

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&lt;a href="http://www.inside-rock.fr/-Interviews-" rel="directory"&gt;1. Interviews&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.inside-rock.fr/+-Twin-Arrows,1391-+" rel="tag"&gt;Twin Arrows&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;local/cache-vignettes/L150xH150/arton3386-b31e4.jpg&quot; width='150' height='150' onmouseover=&quot;this.src='local/cache-vignettes/L60xH60/artoff3386-67b21.jpg'&quot; onmouseout=&quot;this.src='http://www.inside-rock.fr/local/cache-vignettes/L150xH150/arton3386-b31e4.jpg'&quot; style='height:150px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Autoproduit, volontaire et passionn&#233;, le groupe Twin Arrows a travaill&#233; dur pour saisir la bonne formule : ce rock garage &#224; la crois&#233;e des chemins, &#224; la fois nostalgique et moderne, r&#233;solument cin&#233;g&#233;nique. Si le genre est insupportablement r&#233;cup&#233;r&#233;, ce quintette parisien a pour son premier album fait le tour de force de ne pas &#234;tre l&#224; o&#249; on le redoutait (c'est-&#224;-dire dans les d&#233;fil&#233;s de mode et les happenings arty o&#249; coulent les vodkas-carotte - et qu'on ne s'&#233;tonne pas que les Kills se soient faits hu&#233;s durant la premi&#232;re partie de Metallica la semaine derni&#232;re).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un certain engouement s'est vite organis&#233; (jusqu'au p&#232;re Manoeuvre) pour saluer cet exercice tricolore d'une habilit&#233; remarquable, surtout quant on sait les moyens du bord. Il devenait alors int&#233;ressant de mieux connaitre le groupe, &#233;videmment son histoire mais surtout ses opinions critiques.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est alors au Caf&#233; Cach&#233; (d&#233;cid&#233;ment, tr&#232;s cach&#233;) du 104, typique nouvel &#233;tablissement artistique en vogue du nord de Paris, ancien Service Municipal des Pompes Fun&#232;bres de la ville, que nous avons rencontr&#233; le groupe moins un : El&#233;onore (chant), Alex (guitare et voix), Aur&#233;lien (guitare), Jean-Marc (basse). Histoire de, nous l'aurons bien compris, convoquer quelques &#226;mes maudites &#224; s'attabler pour une binouze...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Inside Rock&lt;/strong&gt; : Vous &#234;tes un groupe dans une situation atypique, vous vous &#234;tes autoproduit pour votre premier disque, n&#233;anmoins beaucoup de critiques internet ont &#233;t&#233; &#233;crites, unanimement positives et vous avez rempli la Boule Noire du premier coup. Quelles sont vos impressions ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#201;l&#233;onore Michelin&lt;/strong&gt; : Il y a pleins de gens qui nous ont dit &#171; vous &#234;tes fous de faire &#231;a, tous les groupes qui font la Boule Noire ont une prod' &#187;. Il y a un moment tu te dis si t'attends, tu tentes jamais le coup. On avait attendu suffisamment longtemps sans faire de concert en esp&#233;rant attiser la curiosit&#233; des gens&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Alexandre Saumont&lt;/strong&gt; : C'est clair. On a vraiment fait un travail de bouche &#224; oreille pendant 3 mois. A l'ancienne. Comme disait El&#233; on avait pas fait de concert depuis le 18 juin 2011, o&#249; on avait jou&#233; pour un festival &#224; Issy-les-Moulineaux un peu improbable, en premi&#232;re partie d'Ibrahim Maalouf.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;IR&lt;/strong&gt; : Par rapport &#224; la critique, tout le monde a dit Jack White, Alisson Mosshart, les Dead Weather alors que c'est &#233;crit nulle part au final.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Alex :&lt;/strong&gt; A ce sujet l&#224;, franchement, c'est aussi la r&#233;f&#233;rence facile : dans ce qu'il y a de plus r&#233;cent dans ce genre, c'est &#231;a qui a &#233;t&#233; fait. Surtout avec une chanteuse, donc forc&#233;ment c'est tr&#232;s vite assimil&#233; &#224; &#231;a. Apr&#232;s on adore Dead Weather, les Kills, et ils nous ont influenc&#233;s. Mais il y a pleins d'autres choses qui nous influencent &#224; la base beaucoup plus.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Aur&#233;lien Indjoudjian&lt;/strong&gt; : C'est parce qu'El&#233; c'est une fille, c'est tout con. Il y beaucoup moins de chanteuses de rock que de chanteurs. Les gens, quand ils ne connaissent pas trop, ils disent aussi &#171; mais &#231;a ressemble &#224; Janis Joplin, carr&#233;ment ! &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;IR :&lt;/strong&gt; Je pense que le rapprochement avec les Kills ne se fait pas dans la composition, il se fait vraiment dans la mani&#232;re dont vous avez arrang&#233; votre album. Quand vous prenez un clavier vintage comme le votre, on ne pense pas aux Doors, on pense au Dead Weather...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;El&#233;onore :&lt;/strong&gt; Et pourtant c'est le clavier de Manzarek !&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_5638 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;width:281px;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.inside-rock.fr/local/cache-vignettes/L281xH419/IMG_1878-d0386.jpg' width='281' height='419' alt='JPEG - 39.4 ko' style='height:419px;width:281px;' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:281px;'&gt;&lt;strong&gt;&#169; No&#233; Termine&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dd class='spip_doc_descriptif' style='width:281px;'&gt;De gauche &#224; droite : guitare, voix, guitare, basse&lt;/dd&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;IR&lt;/strong&gt; : Et une nana qui chante au feedbox, on pense pas au punk underground mais &#224; Alisson Mosshart. Alors est-ce que vous avez compos&#233; avant d'&#233;couter ce genre de groupe, puis ensuite il y a eu une influence au niveau des arrangements ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;El&#233;onore&lt;/strong&gt; : Je n'en sais rien franchement. Tu prends &lt;i&gt;Jinx&lt;/i&gt; qui existait depuis 2, 3 ans, qui a &#233;volu&#233;, on a rajout&#233; des parties. &#199;a a pris tellement de temps qu'&#224; la fin tu ne sais plus d'o&#249; les id&#233;es sont venues.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Aur&#233;lien&lt;/strong&gt; : Puis il y a le fait d'enregistrer. Disons qu'assez vite si tu as des morceaux qui sonnent rock, &#233;nergiques, en live &#231;a se passe bien, on prend du plaisir &#224; les jouer et le public &#224; les &#233;couter. Puis quand tu les enregistres, tu te dis que &#231;a manque de quelque chose. Et c'est l&#224; qu'il y a pas mal d'arrangements que tu commences &#224; peaufiner en studio, parce que tu te rends compte qu'il n'y a pas que l'&#233;nergie qui compte.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Alex&lt;/strong&gt; : Et puis on avait vraiment envie d'essayer des trucs, faire un peu de recherche, tourner des boutons, rajouter des couches d'instrument, des effets. Il y a eu la nouveaut&#233; des orgues, des rhodes bass sur certains morceaux.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#201;l&#233;onore&lt;/strong&gt; : Le studio venait d'&#234;tre construit. On &#233;tait comme chez nous, c'est pour &#231;a qu'on s'est permis pleins de trucs, en faisant beaucoup de conneries aussi.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;IR&lt;/strong&gt; : Apr&#232;s il y a une puissance &#233;vocatrice dans votre musique qui nous renvoie &#224; autre chose, &#224; un blues rock psych&#233; des ann&#233;es 70 par exemple. Quelles sont vos r&#233;f&#233;rences ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Aur&#233;lien&lt;/strong&gt; : Il y a des groupes qui mettent tout le monde d'accord, tu prends &#233;videment les Doors, Hendrix, Led Zep. &#199;a c'est des r&#233;f&#233;rences que tout le monde a en commun, mais avec un degr&#233; de fanatisme divers. Apr&#232;s, chacun a &#233;t&#233; traumatis&#233; par un truc diff&#233;rent. Moi longtemps j'ai eu la maladie Jimmy Page, &#231;a a &#233;t&#233; tr&#232;s dur. Je ne pouvais rien &#233;couter d'autre. Je me suis d&#233;j&#224; battu avec un mec qui a coup&#233; &lt;i&gt;Stairway to Heaven &lt;/i&gt; en soir&#233;e quand j'&#233;tais ado. Apr&#232;s on en revient. El&#233; son traumatisme d'enfance c'est clairement les Doors et Tom Waits&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Jean-Marc Filipe&lt;/strong&gt; : Iggy Pop, aussi... c'est le passif commun &#224; tout le monde.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Alex&lt;/strong&gt; : Bref, des groupes de rock qu'on adore, des ann&#233;es 60, 70. Mais apr&#232;s on a chacun bien s&#251;r beaucoup de r&#233;f&#233;rences diff&#233;rentes dans d'autres genres.&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_5636 spip_documents'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.inside-rock.fr/local/cache-vignettes/L416xH277/HACL_120406_0340-74e3a.jpg' width='416' height='277' alt='JPEG - 39.5 ko' style='height:277px;width:416px;' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dd class='spip_doc_descriptif' style='width:350px;'&gt;Appr&#233;ciez le soutien-gorge sur le pied du micro&lt;/dd&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;IR&lt;/strong&gt; : Les morceaux justement comment vous les avez travaill&#233;s ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#201;l&#233;onore&lt;/strong&gt; : J'imagine que c'est comme pour tous les groupes : soit tu composes &#224; partir d'une structure assez simple bas&#233;e sur les paroles et sur l'histoire que tu veux raconter, soit d'un seul coup il y a une id&#233;e qui sort du lot dans un b&#339;uf, et tu te dis putain, il faut en faire quelque chose. Et d'un seul coup c'est les paroles d'un autre morceau qui vont en fait finir sur celui l&#224;. Ca circule&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Alex&lt;/strong&gt; : Il y a eu deux morceaux qui ont &#233;t&#233; vraiment cr&#233;&#233;s en studio, qui sont &lt;i&gt;Soup of Rocks&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Hey Day&lt;/i&gt;, la ballade de l'album. Avant de les enregistrer, on n'avait pas fait de version live. C'&#233;tait assez plaisant, parce que c'&#233;tait les premi&#232;res exp&#233;riences du &lt;i&gt;tu fais un morceau, direct dans la boite&lt;/i&gt;. Au lieu de composer un morceau ensemble, le &lt;/strong&gt; jouer en live et essayer de retrouver comment le faire sonner en studio, ce qu'on fait le plus souvent, on l'a d'abord enregistr&#233; en studio puis on s'est dit &#171; putain, mais comment on va le faire sonner en live ? &#187;. Du coup on s'est retrouv&#233; &#224; rajouter par exemple des toms basses sur sc&#232;ne, o&#249; il y a Jean-Marc qui l&#226;che sa basse et qui vient taper comme un dingue pour renforcer le c&#244;t&#233; percutant, notamment sur &lt;i&gt;Soup Of Rocks&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Aur&#233;lien&lt;/strong&gt; : Parce qu'en studio on tapait sur une armoire en m&#233;tal !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;IR&lt;/strong&gt; : C'est un c&#244;t&#233; tr&#232;s Tom Waits justement, on tape entre les bouts de fers, on voit ce que &#231;a fait.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Alex&lt;/strong&gt; : Oui, pour &lt;i&gt;Soup of Rocks &lt;/i&gt; on a tir&#233; un micro dehors et El&#233; est sortie avec un gros b&#226;ton et elle tapait dessus (rire) !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;IR&lt;/strong&gt; : Comment vous avez fait pour rendre les ballades plus burn&#233;es sur sc&#232;ne ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Aur&#233;lien&lt;/strong&gt; : On les a r&#233;arrang&#233;es. Sur &lt;i&gt;Hey Day&lt;/i&gt;, c'est pas le m&#234;me arrangement qu'en studio, mais on a gard&#233; la couleur un peu hypnotique, folk-sombre progressive&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#201;l&#233;onore&lt;/strong&gt; : On aime faire &#233;voluer les morceaux. On a rajout&#233; de nouvelles parties avec Pierrot, le nouveau batteur. On ne voulait pas qu'il arrive dans le groupe et qu'il apprenne juste ce que Remy avait fait sur l'album. C'&#233;tait aussi quelque chose de franchement agr&#233;able : quand l'album s'est fini, on a tous r&#233;appris le set. Sinon tu t'emmerdes, tu passes un an &#224; faire un album et apr&#232;s tu joues exactement la m&#234;me chose&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Aur&#233;lien&lt;/strong&gt; : T'imagines les Stones ils jouent &lt;i&gt;Satisfaction&lt;/i&gt; depuis 50 ans ? Comment tu peux prendre le m&#234;me plaisir &#224; jouer de la m&#234;me fa&#231;on une chanson que tu joues depuis si longtemps ? Je comprends que la premi&#232;re fois qu'ils l'ont sortie en r&#233;p&#232;t' ils devaient kiffer, mais &#231;a fait 50 ans quoi !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Jean-Marc&lt;/strong&gt; : Oui mais &#231;a devient un automatisme, vu qu'ils pensent plus &#224; ce qu'ils font, ils peuvent profiter, regarder le public, de se boire une bi&#232;re en m&#234;me temps&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;IR&lt;/strong&gt; : Au final, comment vous avez fait pour avoir une ambiance &#233;vocatrice ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;El&#233;onore&lt;/strong&gt; : Quand j'&#233;cris des textes, je suis tr&#232;s souvent influenc&#233;e par un film. Du coup c'est vrai que le cheminement que je fais sur chaque morceau est assez visuel. Au lieu de parler riff, tempo, on se dit souvent &#171; il faut que ce soit comme dans tel film &#187;, alors que tu n'as pas forc&#233;ment de musique dans ce film l&#224;. C'est un langage que l'on utilise pas mal.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;IR&lt;/strong&gt; : Puis la rencontre m&#234;me du groupe est assez cin&#233;g&#233;nique ! Ensuite il y a cette recherche : le nom du groupe c'est une ville fant&#244;me, la pochette et son c&#244;t&#233; mystique&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Alex&lt;/strong&gt; : Pour l'anecdote, quand on a rencontr&#233; El&#233;, on &#233;tait sur les quais un soir &#224; Paris, Jean-Marc &#233;tait avec sa contrebasse, et moi avec la gratte manouche. On &#233;tait en train de jouer &lt;i&gt;Bei Mir Bist Du Sch&#246;n&lt;/i&gt;, et l&#224; tu as El&#233; qui sort de nulle part et qui commence &#224; chanter ! On s'est rencontr&#233; comme &#231;a, vraiment sans d&#233;conner. Apr&#232;s on a finit la soir&#233;e ensemble jusqu'au petit matin en parlant musique, mais surtout de cin&#233;ma. Il y a eu tout de suite un truc visuel&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;El&#233;onore&lt;/strong&gt; : Pendant l'enregistrement de l'album, au fur et &#224; mesure que les morceaux se mettaient ensemble, &#231;a ressemblait de plus en plus &#224; un road trip aux Etats Unis.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Aur&#233;lien&lt;/strong&gt; : Nous le rock on se l'est beaucoup appropri&#233; au travers des films. On l'a pas v&#233;cu comme ceux qui ont grandi dans les ann&#233;es 60. C'est juste qu'on a grandi en regardant des films, &#231;a &#233;voquait une forme de voyage, un truc fort, qui fait qu'on vit les choses comme &#231;a.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;IR&lt;/strong&gt; : Vous avez les moyens de continuer &#224; vous autoproduire ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Aur&#233;lien&lt;/strong&gt; : Pour cet album-l&#224;, on &#233;tait en effet en autoproduction mais on ne s'est pas dit qu'on faisait un album &#224; l'arrache qui allait nous servir &#224; &#234;tre ensuite produits. On s'est dit au contraire qu'on avait nos moyens en autoprod', qui &#233;taient des petits moyens mais qui &#233;taient quand m&#234;me suffisants pour bien sonner.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Jean-Marc&lt;/strong&gt; : L'effort mat&#233;riel il est d&#233;j&#224; fait &#224; priori : on a le studio et le mat&#233;riel. Apr&#232;s la question c&#8216;est est-ce qu'on voudrait avoir des conditions un peu plus pro, et l&#224; il faudrait peut-&#234;tre faire appelle &#224; un studio qui nous couterait un peu plus cher.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Alex&lt;/strong&gt; : Je t'avoue que l'on avance au gr&#233; du vent, pour l'instant on a envie de tourner, diffuser la musique, faire des sc&#232;nes et se faire conna&#238;tre au maximum.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Inside Rock remercie chaleureusement No&#233; Termine et les membres de Twin Arrows.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Technique</title>
		<link>http://www.inside-rock.fr/Technique</link>
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		<dc:date>2012-05-23T19:22:23Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pietro De Agostini</dc:creator>


		<dc:subject>New Order</dc:subject>

		<description>C'est l'histoire de Toto &#224; Ibiza.

-
&lt;a href="http://www.inside-rock.fr/-Sur-nos-etageres-" rel="directory"&gt;2. Sur nos &#233;tag&#232;res&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.inside-rock.fr/+-New-Order-+" rel="tag"&gt;New Order&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;local/cache-vignettes/L149xH150/arton3385-4e024.jpg&quot; width='149' height='150' onmouseover=&quot;this.src='local/cache-vignettes/L149xH150/artoff3385-1b98d.jpg'&quot; onmouseout=&quot;this.src='http://www.inside-rock.fr/local/cache-vignettes/L149xH150/arton3385-4e024.jpg'&quot; style='height:150px;width:149px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;30 janvier 1989 (Factory Records)&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; The studio was shit, but it had a pool and a cheap bar. &#187; - Peter Hook
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cinqui&#232;me opus de New Order, &lt;i&gt;Technique&lt;/i&gt; est surtout le dernier album d'une d&#233;cennie qui fut leur plus faste p&#233;riode. Il est enregistr&#233; au Mediterranean Studios d'Ibiza en 1988, au moment o&#249; se d&#233;veloppait avec engouement ce que l'on appelait alors le Balearic beat, comme pour mieux jouir &#224; la source des rythmes dansants. Rappelons qu'&#224; cette &#233;poque la sc&#232;ne rave prend de plus en plus d'espace aux Royaumes-Unis et le mouvement Madchester, syncr&#233;tisme de cultures musicales, est sur le point d'&#233;clore. New Order, qui en enfants terribles de l'h&#233;ritage &lt;a href=&quot;http://www.inside-rock.fr/+-Kraftwerk-+&quot; class='spip_in'&gt;Kraftwerk&lt;/a&gt; restent toujours tr&#232;s au fait de ce que les machines puissent apporter au post-punk, se sont &#233;pris de la sous-culture dance depuis leurs nuits new-yorkaises au Paradise Garage : cela va sans dire que leur d&#233;marche artistique et commerciale envers la Ha&#231;ienda est au diapason du petit monde qu'ils voient se balancer. &lt;i&gt;Technique&lt;/i&gt; est en quelque sorte, dans ces contours plus house qu'&#233;lectro, l'&#233;tape logique et essentielle d'une caract&#233;risation progressive d'un groupe fascin&#233; par les platines.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ainsi &lt;i&gt;Technique&lt;/i&gt; est pour certains le point de non-retour &#224; partir duquel New Order deviendrait inexcusable ; personnellement, c'est mon chouchou.
C'est vrai que l'album pris comme &#231;a a de quoi surprendre. En commen&#231;ant par la pochette : Peter Saville qui s'occupe de l'imagerie des 4 mancuniens depuis &lt;a href=&quot;http://www.inside-rock.fr/+-Joy-Division-+&quot; class='spip_in'&gt;Joy Division&lt;/a&gt;, d'habitude si sobre et id&#233;aliste dans ses travaux nous l&#226;che ici une horreur d&#233;lirante bien au go&#251;t de l'album : criard, chimique et mauve comme un cacheton d'ecstasy. Lorsque ce dernier s'expliqua avec le Guardian sur ces diff&#233;rentes pochettes, voil&#224; ce qu'il en dit :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;q&gt;It's a very bacchanalian image, which fitted the moment just before the last financial crash and the new drug-fuelled hedonism involved in the music scene. It's also my first ironic work : all the previous sleeves were in some way idealistic and utopian. I'd had this idea that art and design could make the world a better place. That even bus stops could be better. In some ways it's also quite neo-Warhol [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='footnote' title='J'invite les amateurs de New Order et des pochettes tr&#232;s esth&#233;tis&#233;es de Peter (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;].&lt;/q&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bacchanalien et ironique, les adjectifs sont, pour ainsi dire, donn&#233;s. Car ici New Order se permet tout : du b&#234;lement de moutons (si, si !) aux bruitages de pistolet laser (ou ce que vous voudrez) jusqu'&#224; un Bernard Sumner qui avec dans la voix la suavit&#233; la plus grasse nous fait ses p&#233;roraisons de so&#251;lard dont je laisserai &#224; chacun l'appr&#233;ciation :&lt;/p&gt; &lt;blockquote class=&quot;spip_poesie&quot;&gt;
&lt;div&gt;You know I've met a lot of cool chicks&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;But I've never met a girl with all her own teeth&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;That's why I love you babe&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;That's why we could be&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;But you're too young&lt;/div&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Pour rester dans l'all&#233;gorie, imaginons un instant Peter Hook, lad &#233;vident &#224; ses heures perdues -barbe grasse et cheveux longs-, ivre de pilules et de Corona se tr&#233;moussant sur les pistes alors dor&#233;es des &#238;les Bal&#233;ares. Voil&#224;, &lt;i&gt;Technique&lt;/i&gt; c'est un peu &#231;a, la java des mancuniens &#224; Ibiza (&lt;i&gt;&#171; The most expensive holiday I've ever heard of, and I paid for it in full &#187;&lt;/i&gt;, dira Tony Wilson, qui dut paternellement aligner la somme de 300 000&#163; pour l'occasion).
Vague d'ivresse o&#249; dance et rock communiquent avec all&#233;gresse, on ne peut pour autant oublier ces ballades &#224; la m&#233;lancolie solaire auxquelles New Order a su donner le son. Et le disque derri&#232;re ses airs ironiques traverse r&#233;guli&#232;rement des havres nostalgiques qui, contrairement &#224; ces espaces h&#233;donistes, sont d'une certaine sobri&#233;t&#233;. Parce que la f&#234;te conna&#238;t aussi ces moments de lucidit&#233; solitaire &lt;i&gt;Loveless&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Guilty Partner&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Vanishing Point&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Dream Attack&lt;/i&gt; apparaissent comme encore plus tristes. Ce sont ces matins perdus o&#249; d&#233;cuvant les cheveux au vent, l'haleine un peu lourde et le regard hagard, Hooky foule de son pied nu la plage de Formentera, saisissant par instant la futilit&#233; de cette vie festive.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_5632 spip_documents spip_documents_center'&gt; &lt;object classid='clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000' codebase='http://fpdownload.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,0,0' width='425' height='350'&gt; &lt;param name='movie' value='http://youtube.com/v/TCgwiIjfQ5E' /&gt; &lt;param name=&quot;quality&quot; value=&quot;high&quot; /&gt; &lt;param name='class' value='' /&gt; &lt;!--[if !IE]&gt; &lt;--&gt; &lt;object data=&quot;http://youtube.com/v/TCgwiIjfQ5E&quot; width='425' height='350' type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot;&gt; &lt;param name=&quot;quality&quot; value=&quot;high&quot; /&gt; &lt;param name='class' value='' /&gt; &lt;param name=&quot;pluginurl&quot; value=&quot;http://www.macromedia.com/go/getflashplayer&quot; /&gt; &lt;/object&gt; &lt;!--&gt; &lt;![endif]--&gt;
&lt;/object&gt; &lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Comme souvent avec New Order la musique est avant tout m&#233;lodieuse, et les m&#233;lodies, elles, sont simples (vous avez dit &#233;vidence ?). C'est en ce sens que leur musique est populaire. Le chant l&#233;ger de Sumner, ici plus lointain et quelque peu r&#233;verb&#233;r&#233;, vient se poser agr&#233;ablement sur la musique. Et comme il est l&#233;gion chez eux, les aspects synth&#233;tiques de leur musique sont parfois un peu ringards. Mais diantre ! l&#224; est justement le plaisir coupable. Comment ne pas se d&#233;lecter du c&#244;t&#233; un peu pouet-pouet compl&#232;tement d&#233;lirant de &lt;i&gt;Mr Disco&lt;/i&gt; ? En cela c'est un album incroyablement attachant, car c'est un grand disque h&#233;doniste mais pas que ; il faut savoir s'y promener comme sur une &#238;le solaire pour y d&#233;couvrir les diff&#233;rentes humeurs. Malgr&#233; ses apparences, &lt;i&gt;Technique&lt;/i&gt; n'est pas qu'une pilule d'ecstasy, c'est l&#224; sa beaut&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;T&#233;moignage d'une sc&#232;ne aussi courte que brillante que nous fantasmons aujourd'hui volontiers, il est aussi l'expression d'un groupe d&#233;complex&#233;, &#224; l'aise avec sa propre musique (il n'y a qu'&#224; regarder comment New Order d&#233;barque fin 1988 avec &lt;i&gt;Fine Time&lt;/i&gt; chez Top of the Pops [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='footnote' title='Appr&#233;cier la danse extatique de Barney et le look cheveux gras/veste en cuir (...)' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]). &lt;i&gt;Technique&lt;/i&gt; est l'ivresse d'une bande de potes qui ne peut durer, laissant apr&#232;s elle le retour &#224; une d&#233;cennie difficile. Pour preuve New Order sortira en 1993 le vulgaire &lt;i&gt;Republic&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class=&quot;csfoo htmla&quot;&gt;&lt;/span&gt;[&lt;a href='#nh1' id='nb1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='footnote'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;span class=&quot;csfoo htmlb&quot;&gt;&lt;/span&gt;J'invite les amateurs de New Order et des pochettes tr&#232;s esth&#233;tis&#233;es de Peter Saville &#224; &lt;a href=&quot;http://www.guardian.co.uk/music/gallery/2011/may/29/joydivision-neworder&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;jeter un &#339;il&lt;/a&gt; sur ses commentaires qui bien qu'anecdotiques restent &#233;clairants.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class=&quot;csfoo htmla&quot;&gt;&lt;/span&gt;[&lt;a href='#nh2' id='nb2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='footnote'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;span class=&quot;csfoo htmlb&quot;&gt;&lt;/span&gt;Appr&#233;cier la danse extatique de Barney et le look cheveux gras/veste en cuir de Hooky, qui joue de la basse comme Slash de la guitare : les jambes tr&#232;s &#233;cart&#233;es.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;blockquote class=&quot;spip_poesie&quot;&gt;
&lt;div&gt;&lt;strong&gt;Tracklisting :&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;1. Fine Time &lt;i&gt;(4'42&quot;)&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;2. All the Way &lt;i&gt;(3'22&quot;)&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;3. Love Less &lt;i&gt;(2'58&quot;)&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;4. Round &amp; Round &lt;i&gt;(4'29&quot;)&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;5. Guilty Partner &lt;i&gt;(4'44&quot;)&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;6. Run &lt;i&gt;(4'29&quot;)&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;7. Mr. Disco &lt;i&gt;(4'20&quot;)&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;8. Vanishing Point&lt;i&gt; (5'15&quot;)&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;9. Dream Attack &lt;i&gt;(5'13&quot;)&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;strong&gt;Dur&#233;e totale :&lt;/strong&gt; 39'58''&lt;/div&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Harmonicraft</title>
		<link>http://www.inside-rock.fr/Harmonicraft</link>
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		<dc:date>2012-05-10T15:19:15Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>HenriD&#232;sMetal</dc:creator>


		<dc:subject>Metal</dc:subject>
		<dc:subject>Torche</dc:subject>

		<description>Apr&#232;s Mastodon, Baroness, Kylesa, Red Fang et Black Tusk, Torche arrive sur Inside.

-
&lt;a href="http://www.inside-rock.fr/-Nouveautes-" rel="directory"&gt;3. Nouveaut&#233;s&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.inside-rock.fr/+-Metal-+" rel="tag"&gt;Metal&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.inside-rock.fr/+-Torche-+" rel="tag"&gt;Torche&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;local/cache-vignettes/L150xH150/arton3384-6fb34.jpg&quot; width='150' height='150' onmouseover=&quot;this.src='local/cache-vignettes/L90xH90/artoff3384-49522.jpg'&quot; onmouseout=&quot;this.src='http://www.inside-rock.fr/local/cache-vignettes/L150xH150/arton3384-6fb34.jpg'&quot; style='height:150px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;paru le 24 avril 2012 (Volcom)&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Tu es en froid avec Torche, tu aimerais qu'ils parviennent &#224; rallumer la flamme des premi&#232;res fois ? Qu'ils &#233;clairent &#224; nouveau tes pas dans la p&#233;nombre de tes nuits doom ? C'est ton ann&#233;e. Pour faire court, cet album d&#233;gage une moindre impression d'imb&#233;cilit&#233; heureuse que &lt;i&gt;Meanderthal&lt;/i&gt; en 2008, et je dis &#231;a parce que je rechigne par principe &#224; utiliser le vilain terme &#171; pop-punk &#187;, mais je n'en pense pas moins.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Joie donc, car nous sommes face &#224; un bon album qui, sans revenir &#224; la crasse m&#233;chancet&#233; sludge des d&#233;buts, &#233;vite &#224; peu pr&#232;s les tics lassants entrevus sur &lt;i&gt;Meanderthal&lt;/i&gt; (et encore plus sur &lt;i&gt;Songs For Singles&lt;/i&gt;), comprendre ces riffs simplistes et ces lignes de chant aux variations harmoniques tr&#232;s pauvres. Tout en poursuivant sa qu&#234;te de fluidit&#233; pop (bon, tout est relatif), Torche renoue avec les nids-de-poule rythmiques (&lt;i&gt;Reverse Inverted&lt;/i&gt;), varie les tempi (la d&#233;ferlante de toms de &lt;i&gt;Sky Trials&lt;/i&gt; vs la s&#233;natoriale &lt;i&gt;Roaming&lt;/i&gt;) et s'autorise toujours de petits motifs de guitare malins (&lt;i&gt;Snakes Are Charmed&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Sky Trials&lt;/i&gt;) mais sans jamais oublier le but du jeu : rester HEAVY. On note aussi localement une certaine fraicheur m&#233;lodique (&lt;i&gt;Letting Go&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Kicking&lt;/i&gt;) de bon aloi en ce printemps bien terne, m&#234;me pour toi, robuste coreux qui te dis insensible &#224; la m&#233;t&#233;o et la pop-music (mais moi, je sais bien que ton c&#339;ur saigne car nous sommes faits du m&#234;me m&#233;tal rouill&#233;).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Torche reste cependant un groupe de heavy-rock au chanteur limit&#233; et n'est pas subitement devenu une chorale pop scandinave. A ce niveau, leurs prestations live peuvent m&#234;me s'av&#233;rer assez probl&#233;matiques. Isol&#233;es, certaines m&#233;lodies restent rudimentaires (mongolo&#239;des ?), mais l'ensemble promet assur&#233;ment de bons moments, la merde au cul (HA !) et le torse nu dans une fosse surchauff&#233;e, &#224; faire l'h&#233;licopt&#232;re avec les bras. La lourdeur d'&lt;i&gt;In Pieces&lt;/i&gt; (cette batterie !) ou &lt;i&gt;Kiss Me Dudely&lt;/i&gt; (+10 points pour le titre) te donnera m&#234;me l'occasion de bosser la brutalit&#233; de ton headbang. Et comme Torche pense vraiment &#224; toi, la lascive &lt;i&gt;Solitary Traveler&lt;/i&gt; t'ouvrira elle une fen&#234;tre pour remonter ton froc et aller rechercher des bi&#232;res. Sympa.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En fait, je vais te dire : quand j'&#233;coute &lt;i&gt;Harmonicraft&lt;/i&gt;, j'ai un peu l'impression d'&#233;couter un album enregistr&#233; par les Melvins en tongs sur la lune. Torche a rendu cr&#233;dibles ses ambitions m&#233;lodiques
en puisant dans ses fondamentaux de bourrinos du Sud-Est des Etats-Unis (Miami, en l'occurrence), puisqu'apparemment dans ces bleds tout le monde a &#231;a dans le sang : &lt;a href=&quot;http://www.inside-rock.fr/+-Kylesa-+&quot; class='spip_in'&gt;Kylesa&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://www.inside-rock.fr/+-Baroness-+&quot; class='spip_in'&gt;Baroness&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://www.inside-rock.fr/+-Mastodon-+&quot; class='spip_in'&gt;Mastodon&lt;/a&gt;, tous ces fins riffeurs vous le diront. Donc, une bonne surprise et une excellente bande-son pour la route vers tes festivals d'&#233;t&#233; pr&#233;f&#233;r&#233;s, d'autant que le nom du groupe fera toujours rire les copains.&lt;/p&gt; &lt;center&gt;&lt;iframe width=&quot;560&quot; height=&quot;315&quot; src=&quot;http://www.youtube.com/embed/LayXKzbhtfQ&quot; frameborder=&quot;0&quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/center&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Paul's Boutique</title>
		<link>http://www.inside-rock.fr/Paul-s-Boutique</link>
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		<dc:date>2012-05-09T10:11:06Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Thibault</dc:creator>


		<dc:subject>Pop</dc:subject>
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		<description>&#171; H&#233;, les mecs ! J'ai envie de torcher un chef d'&#339;uvre ! &#187;

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&lt;a href="http://www.inside-rock.fr/-Incontournables-" rel="directory"&gt;1. Incontournables&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.inside-rock.fr/+-Pop-+" rel="tag"&gt;Pop&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.inside-rock.fr/+-Rock-+" rel="tag"&gt;Rock&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.inside-rock.fr/+-The-Beastie-Boys-+" rel="tag"&gt;Beastie Boys &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.inside-rock.fr/+-Hip-hop-+" rel="tag"&gt;Hip hop&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.inside-rock.fr/+-Funk-+" rel="tag"&gt;Funk&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;local/cache-vignettes/L150xH150/arton2894-0cfe9.jpg&quot; width='150' height='150' onmouseover=&quot;this.src='local/cache-vignettes/L60xH60/artoff2894-73bbd.jpg'&quot; onmouseout=&quot;this.src='http://www.inside-rock.fr/local/cache-vignettes/L150xH150/arton2894-0cfe9.jpg'&quot; style='height:150px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;paru en juillet 1989 (Def Jam / Columbia)&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div id='decoupe_haut' class='pagination decoupe_haut'&gt;
&lt;img class=&quot;no_image_filtrer&quot; alt=&quot;Page pr&#233;c&#233;dente&quot; title=&quot;Page pr&#233;c&#233;dente&quot; src=&quot;http://www.inside-rock.fr/plugins/couteau_suisse/img/decoupe/precedent_off.gif&quot;/&gt; &lt;span class=&quot;cs_pagination_off&quot;&gt;1&lt;/span&gt; &lt;a title=&quot;Page 2 : Sur ces fondements s&amp;#39;ajoutent quantit&#233;s de samples, (...)&quot; href=&quot;http://www.inside-rock.fr/spip.php?page=backend&amp;artpage=2-2&quot;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;a href=&quot;http://www.inside-rock.fr/spip.php?page=backend&amp;artpage=2-2&quot;&gt;&lt;img class=&quot;no_image_filtrer&quot; alt=&quot;Page suivante&quot; title=&quot;Page suivante&quot; src=&quot;http://www.inside-rock.fr/plugins/couteau_suisse/img/decoupe/suivant.gif&quot;/&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div style=&quot;width: 220px; height: 55px;&quot;&gt;&lt;object width=&quot;220&quot; height=&quot;55&quot; data=&quot;http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=3128879&amp;colorBackground=0xFFFFFF&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x00C7F2&amp;autoplay=0&quot; type=&quot;application/x-shockwave-fllash&quot;&gt;&lt;param name=&quot;src&quot; value=&quot;http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=3128879&amp;colorBackground=0xFFFFFF&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x00C7F2&amp;autoplay=0&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Cela ne vous aura pas &#233;chapp&#233;, lecteurs attentifs, ces derniers temps ont vu le retour en force de la musique dite de &#171; branleurs &#187;. Le succ&#232;s des &lt;a href=&quot;http://www.inside-rock.fr/+-Libertines-The-+&quot; class='spip_in'&gt;Libertines&lt;/a&gt; et &lt;a href=&quot;http://www.inside-rock.fr/+-Strokes-The-+&quot; class='spip_in'&gt;Strokes&lt;/a&gt; a r&#233;ouvert une br&#232;che qui &#233;tait &#224; peine colmat&#233;e, celle du rock vite fait bien fait, ex&#233;cut&#233; le plus rapidement possible, &#171; &#224; l'arrache &#187;, comme on dit dans le jargon. Br&#232;che dans laquelle se sont engouffr&#233;es quantit&#233;s de formations (vous savez, &lt;a href=&quot;http://www.inside-rock.fr/Something-went-terribly-wrong&quot; class='spip_in'&gt;celles dont on n'arrive jamais &#224; retenir les noms&lt;/a&gt;) qui torchent un disque soigneusement bricol&#233;-n&#233;glig&#233;, un album dit de &#171; branleurs &#187;. L'album en question ne recevant ni louanges ni glaviots, ni indiff&#233;rence g&#233;n&#233;rale ni succ&#232;s total, normal, c'est un &#171; album-moyen-de-branleurs-sympathiques &#187; &#169; me direz vous.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est ici qu'il y a m&#233;prise. Ces gens l&#224; ne sont pas des branleurs, pas des vrais. Non. Je veux dire, un bon branleur ce n'est pas quelqu'un qui ne r&#233;vise pas et qui ramasse un 11 sur 20 poussif, avec un insipide &#171; peut mieux faire &#187; annot&#233; dans la marge de sa copie. &#199;a, c'est un fumiste. Un vrai branleur, un dou&#233;, c'est celui qui relit d'un &#339;il les fiches qu'il a recopi&#233; sur l'&#233;l&#232;ve s&#233;rieux et sort un 14 de son chapeau. Quelqu'un qui frustre ses professeurs, qui voudraient tant que le gamin exploite ses capacit&#233;s pour d&#233;crocher la mention tr&#232;s bien au bac alors que le loustic papillonne avec sa moyenne autour de 13,5&#8230; &#171; De r&#233;elles aptitudes &#224; mieux utiliser ! &#187; peut-on lire sur son bulletin, alors que le fumiste 10-11 ne r&#233;colte qu'un vague &#171; travail correct mais superficiel &#187; dans le meilleur des cas.&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_4258 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;width:188px;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href=&quot;http://www.inside-rock.fr/IMG/jpg/axis_bold_as_love-2.jpg&quot; title='JPEG - 12.9 ko' type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img src='http://www.inside-rock.fr/local/cache-vignettes/L188xH234/axis_bold_as_love-2-fac81-95997.jpg' width='188' height='234' alt='JPEG - 12.9 ko' style='height:234px;width:188px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:188px;'&gt;&lt;strong&gt;Avouez que &#231;a en impose comme bulletin !&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt; C'est ce qui fait toute la diff&#233;rence entre le premier p&#233;kin moyen venu et un &lt;a href=&quot;http://www.inside-rock.fr/+-White-Stripes-The-+&quot; class='spip_in'&gt;Jackie White&lt;/a&gt;, qui &lt;a href=&quot;http://www.inside-rock.fr/Icky-Thump&quot; class='spip_in'&gt;b&#226;cle &#224; peu pr&#232;s tout ce qu'il touche&lt;/a&gt; mais arrive tout de m&#234;me &#224; retenir l'attention et &#224; vivre plus que confortablement. Mais les champions du genre, ce sont les Beastie Boys, assur&#233;ment. Des maitres, des mod&#232;les. Personne n'a fait mieux depuis. Allez donc voir la &lt;a href=&quot;http://en.wikipedia.org/wiki/Paul%27s_Boutique&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;page wikip&#233;dia&lt;/a&gt; de leur second album, &lt;i&gt;Paul's Boutique&lt;/i&gt;. Non seulement la galette s'est vendue comme celle des rois un jour d'&#233;piphanie (deux millions d'exemplaires rien qu'aux USA au dernier pointage) mais en plus l'index des notes distribu&#233;es par les critiques donne le vertige : 9/10 du NME (bon okay, &#231;a ne vaut rien, mais tout de m&#234;me), un A net et sans bavures de la part de Robert Christgau, cinq &#233;toiles pour la pi&#233;taille Rolling Stone, Allmusic et cie. Cerise sur le g&#226;teau, un 10,0/10,0 sign&#233; Pitchfork, soit une sanctification par le nouveau pape de la nouvelle critique s&#233;rieuse (qui a dit &#171; lol &#187; ?). Pas &lt;i&gt;9,7&lt;/i&gt; ou m&#234;me &lt;i&gt;9,9&lt;/i&gt; hein. &lt;i&gt;10,0&lt;/i&gt;, nuance de taille, ouh la ! Si si, ne vous moquez pas, la musique se note &#224; la d&#233;cimale, c'est tr&#232;s s&#233;rieux. &#171; Oh ! Bel accord de septi&#232;me majeur ! Cela m&#233;rite bien un bonus de 0,75 points ! &#187; Non, vous n'&#234;tes pas d'accord ? Vous avez raison, c'est m&#234;me terriblement con.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tout cela pour dire que les Beastie ont r&#233;alis&#233; quelque chose comme le braquage d'une banque suisse avec un pistolet &#224; eau. &lt;i&gt;Paul's Boutique&lt;/i&gt; demeure son plus beau coup d'&#233;clat, mais durant pratiquement toute sa carri&#232;re le trio a r&#233;ussi avec l'insolence morveuse de gosses dou&#233;s, ador&#233;s par tout le monde, au point que l'on a gentiment ferm&#233; les yeux sur leurs d&#233;fauts et impr&#233;cisions. C'est s&#251;rement cela, &#234;tre un &#171; grand &#187; branleur : r&#233;ussir &#224; faire oublier, ou presque, que l'on est un branleur et passer pour un g&#233;nie de poche. Pour atteindre un tel niveau, il convient de man&#339;uvrer finement ; &#233;viter l'esbroufe de celui qui y va &#224; fond sur le polish pour mieux cacher la poussi&#232;re sous le tapis tout en mettant les formes. Il faut se vendre sans &#234;tre tape &#224; l'&#339;il, tout un art. Parlez-en &#224; George Clooney.&lt;/p&gt; &lt;center&gt; &lt;object width=&quot;320&quot; height=&quot;265&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://www.youtube.com/v/DfyeXrdZZ1o&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&quot;allowFullScreen&quot; value=&quot;true&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&quot;allowscriptaccess&quot; value=&quot;always&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src=&quot;http://www.youtube.com/v/DfyeXrdZZ1o&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; allowscriptaccess=&quot;always&quot; allowfullscreen=&quot;true&quot; width=&quot;320&quot; height=&quot;265&quot;&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt; &lt;/center&gt;
&lt;p&gt;Cela les Beastie l'ont tr&#232;s bien compris. Il faut trouver le truc en plus. Un album concept ? Oui mais non, balancer comme cela &#171; notre nouvel album est un album concept &#187; est une grossi&#232;re erreur lorsque l'on est un branleur. Un album concept c'est bon pour &lt;a href=&quot;http://www.inside-rock.fr/+-Who-The-+&quot; class='spip_in'&gt;The Who&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://www.inside-rock.fr/+-Pink-Floyd-+&quot; class='spip_in'&gt;Pink Floyd&lt;/a&gt; ou &lt;a href=&quot;http://www.inside-rock.fr/+-Muse-+&quot; class='spip_in'&gt;Muse&lt;/a&gt;, pas pour des branleurs. Mais tout de m&#234;me, c'est bien pratique, cela fait s&#233;rieux, c'est un peu comme utiliser un mot compliqu&#233; d'origine grecque avec pleins de th et ph dans une conversation mondaine. Le tout est d'amener la chose avec finesse afin de ne pas passer pour un pr&#233;tentieux. Il faut en jeter, en mettre plein la vue et rester d&#233;contract&#233;-cool en toutes circonstances. Reparlez-en &#224; George Clooney.&lt;/p&gt; &lt;center&gt; &lt;object width=&quot;320&quot; height=&quot;265&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://www.youtube.com/v/iZ09LAz1Q_4&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&quot;allowFullScreen&quot; value=&quot;true&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&quot;allowscriptaccess&quot; value=&quot;always&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src=&quot;http://www.youtube.com/v/iZ09LAz1Q_4&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; allowscriptaccess=&quot;always&quot; allowfullscreen=&quot;true&quot; width=&quot;320&quot; height=&quot;265&quot;&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt; &lt;/center&gt;
&lt;p&gt;L'id&#233;e est donc de faire un album concept sans avoir l'air d'en faire un ; le concept doit &#234;tre implicite et se r&#233;v&#233;ler au fil de l'&#233;coute tout en &#233;tant limpide (on parle de musique de branleur, pas trop de r&#233;flexion, oh la !). Et, forc&#233;ment, il doit &#234;tre supra-cool. Encore une fois les Beastie trouvent le bon filon : l'album doit appara&#238;tre comme une vir&#233;e en ville en leur compagnie. Pas exactement comme &lt;a href=&quot;http://www.youtube.com/watch?v=eBShN8qT4lk&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;une descente de neuneus au Wal-Mart du coin pour acheter un pack de bi&#232;res premier prix et se l'enfiler sur le parking sans plus attendre&lt;/a&gt;. &#199;a c'&#233;tait le concept pour leur premi&#232;re r&#233;alisation, &lt;i&gt;&lt;a href=&quot;http://www.inside-rock.fr/Licensed-To-Ill&quot; class='spip_in'&gt;Licence To Ill&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; (1986). Leur seconde affiche de plus hautes ambitions : montrer New York sous toutes ses coutures, ville cool parmi les villes cools. Pouvait-on trouver plus cool, d&#233;tendu et cr&#233;dible en m&#234;me temps ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tout &lt;i&gt;Paul's Boutique&lt;/i&gt; s'enchaine sur la m&#234;me dynamique, &#224; la fois nonchalante et &#233;nergique. D'un morceau &#224; l'autre le beat poursuit son esp&#232;ce de shuffle d&#233;tendu, souple mais tr&#232;s vif, mimant la d&#233;marche chaloup&#233;e du trio en goguette. Sur cette trame r&#233;guli&#232;re mais suffisamment vari&#233;e pour ne pas tourner en rond, les brailleurs posent leurs voix, elles impriment le rythme des morceaux. Contrairement &#224; de nombreux rappeurs qui utilisent les samples de mani&#232;re essentiellement rythmique et le flow de mani&#232;re un peu plus m&#233;lodique (m&#234;me si le rythme pr&#233;domine toujours dans tous les cas), le trio prend le parti pris inverse. Accompagn&#233;s des Dust Brothers, qui construisent &#224; eux seuls les parties instrumentales de la moiti&#233; des chansons, les B-Boys (MCA, Mike D et Ad-Rock, de leurs petits noms) conservent les boites &#224; rythmes / batteries comme &#233;l&#233;ment central de leur musique, mais tous les autres samples et boucles sont utilis&#233;s pour relancer le morceau comme autant de micro m&#233;lodies et de r&#233;ponses.&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_4259 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;width:200px;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href=&quot;http://www.inside-rock.fr/IMG/jpg/dust_brothers.jpg&quot; title='JPEG - 12.8 ko' type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img src='http://www.inside-rock.fr/local/cache-vignettes/L200xH163/dust_brothers-c73f7-c0b4a.jpg' width='200' height='163' alt='JPEG - 12.8 ko' style='height:163px;width:200px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:200px;'&gt;&lt;strong&gt;The Dust Brothers. Belles gueules de branleurs, eux aussi.&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Une v&#233;ritable id&#233;e de feignasse (&#171; en g&#233;n&#233;ral, ce sont les meilleures &#187; aurait dit &lt;a href=&quot;http://www.raphaelgilmas.com/lagazettedubuzz/images/2007/04/13/pot_de_depart_chirac_guignols.gif&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;notre ancien pr&#233;sident de la r&#233;publique&lt;/a&gt;) ; en plus d'&#234;tre un choix assez original, l'assise des voix et du beat permet l'unit&#233; et la coh&#233;rence g&#233;n&#233;rale du disque tout en &#233;vitant d'avoir &#224; se creuser les m&#233;ninges pendant des heures pour trouver des m&#233;lodies tr&#232;s &#233;labor&#233;es. De toute fa&#231;on les samples sont l&#224; pour pallier &#224; ce manque. La monotonie du flow est toutefois &#233;vit&#233;e gr&#226;ce &#224; une polyphonie tr&#232;s efficace : les trois MCs s'interpellent, font rebondir continuellement leurs rimes, s'agitent dans tous les sens. Peu de ritournelles mais un jeu triangulaire sec et tonique, sans fioritures. N'importe quel r&#233;alisateur vous le dira ; si vous n'avez pas un bon sc&#233;nario, b&#233;tonnez le montage et la mise en sc&#232;ne. C'est exactement la m&#234;me chose ici. Les Beastie &#233;vitent toutefois de tomber dans le travers inverse, &#224; savoir l'&#233;pilepsie, le bordel. Il faut que cela reste cool, braillard mais d&#233;tendu. Tout est question d'&#233;quilibre.&lt;/p&gt;&lt;div id='decoupe_bas' class='pagination decoupe_bas'&gt;
&lt;img class=&quot;no_image_filtrer&quot; alt=&quot;Page pr&#233;c&#233;dente&quot; title=&quot;Page pr&#233;c&#233;dente&quot; src=&quot;http://www.inside-rock.fr/plugins/couteau_suisse/img/decoupe/precedent_off.gif&quot;/&gt; &lt;span class=&quot;cs_pagination_off&quot;&gt;1&lt;/span&gt; &lt;a title=&quot;Page 2 : Sur ces fondements s&amp;#39;ajoutent quantit&#233;s de samples, (...)&quot; href=&quot;http://www.inside-rock.fr/spip.php?page=backend&amp;artpage=2-2&quot;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;a href=&quot;http://www.inside-rock.fr/spip.php?page=backend&amp;artpage=2-2&quot;&gt;&lt;img class=&quot;no_image_filtrer&quot; alt=&quot;Page suivante&quot; title=&quot;Page suivante&quot; src=&quot;http://www.inside-rock.fr/plugins/couteau_suisse/img/decoupe/suivant.gif&quot;/&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;blockquote class=&quot;spip_poesie&quot;&gt;
&lt;div&gt;&lt;strong&gt;Tracklisting :&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;1. To All the Girls (&lt;i&gt;1'29&quot;&lt;/i&gt;)&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;2. Shake Your Rump (&lt;i&gt;3'19&quot;&lt;/i&gt;)&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;3. Johnny Ryall (&lt;i&gt;3'00&quot;&lt;/i&gt;)&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;4. Egg Man (&lt;i&gt;2'57&quot;&lt;/i&gt;)&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;5. High Plains Drifter (&lt;i&gt;4'13&quot;&lt;/i&gt;)&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;6. The Sounds of Science (&lt;i&gt;3'11&quot;&lt;/i&gt;)&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;7. 3-Minute Rule (&lt;i&gt;3'39&quot;&lt;/i&gt;)&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;8. Hey Ladies (&lt;i&gt;3'47&quot;&lt;/i&gt;)&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;9. 5-Piece Chicken Dinner (&lt;i&gt;0'23&quot;&lt;/i&gt;)&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;10. Looking Down the Barrel of a Gun (&lt;i&gt;3'28&quot;&lt;/i&gt;)&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;11. Car Thief (&lt;i&gt;3'39&quot;&lt;/i&gt;)&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;12. What Comes Around (&lt;i&gt;3'07&quot;&lt;/i&gt;)&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;13. Shadrach (&lt;i&gt;4'07&quot;&lt;/i&gt;)&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;14. Ask for Janice (&lt;i&gt;0'11&quot;&lt;/i&gt;)&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;15. B-Boy Bouillabaisse (&lt;i&gt;12'33&quot;&lt;/i&gt;)&lt;/div&gt;
&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;strong&gt;Dur&#233;e totale :&lt;/strong&gt; 53'03&quot;&lt;/div&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Licensed To Ill</title>
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		<dc:date>2012-05-09T10:07:08Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Sylvain Golvet</dc:creator>


		<dc:subject>Punk</dc:subject>
		<dc:subject>Beastie Boys </dc:subject>
		<dc:subject>Hip hop</dc:subject>

		<description>&#171; Three idiots create a masterpiece. &#187;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;local/cache-vignettes/L150xH150/arton2355-4f800.jpg&quot; width='150' height='150' onmouseover=&quot;this.src='local/cache-vignettes/L60xH60/artoff2355-fcbdf.jpg'&quot; onmouseout=&quot;this.src='http://www.inside-rock.fr/local/cache-vignettes/L150xH150/arton2355-4f800.jpg'&quot; style='height:150px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;Paru en novembre 1986 (Def Jam/Columbia)&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div style=&quot;width: 220px; height: 55px;&quot;&gt;&lt;object width=&quot;220&quot; height=&quot;55&quot; data=&quot;http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=1085495&amp;colorBackground=0xFFFFFF&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x00C7F2&amp;autoplay=0&quot; type=&quot;application/x-shockwave-fllash&quot;&gt;&lt;param name=&quot;src&quot; value=&quot;http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=1085495&amp;colorBackground=0xFFFFFF&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x00C7F2&amp;autoplay=0&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Licensed To Ill&lt;/i&gt; n'est pas le 1er album rap &#224; entrer dans le Billboard, mais c'est le premier &#224; y &#234;tre promu num&#233;ro un. Nuance importante, mais qui n'emp&#234;chera pas les reproches que l'on a auparavant faits &#224; Elvis. Les Beastie Boys auraient d&#233;pouill&#233; les Noirs de leur musique pour en faire de l'argent. Si l'on ajoute &#224; cela qu'ils sont issus de la sc&#232;ne hardcore et que leur culture est majoritairement rock, il est assez compr&#233;hensible que le milieu hip-hop ne les ait jamais vraiment accueillis en son sein. De m&#234;me que la majorit&#233; du public du groupe se compose en grande part de petits blancs de la classe moyenne. Reste qu'en 1986, les trois affreux jojos r&#233;alisent le hold-up parfait, un coup de g&#233;nie m&#234;me. Comme le dira Rolling Stone : &lt;i&gt;&#171; Three idiots create a masterpiece. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En 1986, le hip hop n'en est pas &#224; ses balbutiements, il a d&#233;j&#224; ses stars, ses albums, ses sc&#232;nes, mais il manque encore un &#233;l&#233;ment qui le projettera &#224; son rang actuel : le succ&#232;s populaire. Ce n'est alors qu'une musique iconoclaste, underground, loin de la pop aseptis&#233;e qui s&#233;vit &#224; l'&#233;poque. Le punk, lui, est fini depuis pas mal de temps, c'est presque devenu un clich&#233; &#233;parpill&#233; dans divers sous-mouvements. Dont le hardcore. Une musique que joue les Beastie Boys &#224; leur origine et jusqu'en 1984, croisant leurs instruments avec les Bad Brains et les &lt;a href=&quot;http://www.inside-rock.fr/+-Dead-Kennedys-+&quot; class='spip_in'&gt;Dead Kennedys&lt;/a&gt;. Puis Adam Horovitz (Ad-Rock) rejoint le groupe, mais c'est surtout la rencontre avec Rick Rubin qui sera d&#233;terminante. Signant le groupe sur le label Def Jam, il leur fera enregistrer &lt;i&gt;Rock Hard&lt;/i&gt; en 1984, premiers pas dans une nouvelle configuration. Les trois lascars laissent de c&#244;t&#233; les instruments et se proclament MCs ! Deux ans plus tard, apr&#232;s une tourn&#233;e remarqu&#233;e en premi&#232;re partie de Run DMC, ils se lancent donc, avec ce &lt;i&gt;Licensed To Ill&lt;/i&gt;, dans le genre qui fera leur succ&#232;s. Sans pour autant renier d'o&#249; ils viennent.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La coexistence de deux univers a priori contradictoires est plus facilement envisageable si l'on prend en compte l'&#233;l&#233;ment Rick Rubin. Le producteur, maintenant v&#233;n&#233;r&#233; par l'industrie toute enti&#232;re, tente &#224; l'&#233;poque le grand &#233;cart. Un jour, il enregistre &lt;i&gt;Reign In Blood&lt;/i&gt;. Un autre, c'est Public Enemy qui passe entre ses mains expertes. Issu lui-m&#234;me de la sc&#232;ne punk, il se prendra de passion pour le rap gr&#226;ce &#224; Jazzy Jay, DJ de Zulu Nation, qui lui fera d&#233;couvrir nombre de rappeurs et d'artistes. Il fonde alors le label Def Jam avec Russel Simmons, fr&#232;re de Joseph Simmons de Run DMC. C'est avec eux d'ailleurs que se fera une des grandes collaborations entre rap et rock, &lt;i&gt;Walk This Way&lt;/i&gt;, o&#249;, appel&#233; par Rubin, &lt;a href=&quot;http://www.inside-rock.fr/+-Aerosmith-+&quot; class='spip_in'&gt;Aerosmith&lt;/a&gt; vient rejouer son titre avec le trio et faire un carton. Avec les Beastie Boys, Rubin trouve alors des compagnons de jeux id&#233;aux pour ce type de cross-over qu'il affectionne.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Rhymin &amp; Stealin&lt;/i&gt; frappe fort d'entr&#233;e de jeu. Sur un beat d'une lourdeur infernale, piqu&#233; chez &lt;a href=&quot;http://www.inside-rock.fr/+-Led-Zeppelin-+&quot; class='spip_in'&gt;Led Zeppelin&lt;/a&gt;, les guitares de &lt;a href=&quot;http://www.inside-rock.fr/+-Black-Sabbath-+&quot; class='spip_in'&gt;Black Sabbath&lt;/a&gt; s'abattent (!) comme des couperets, seulement rehauss&#233; du rap braillard d'Ad-Rock, Mike D et MCA. Ce morceau est un bon exemple du pont que cet album repr&#233;sente entre deux sc&#232;nes &#224; priori oppos&#233;. Sur la totalit&#233; du disque, on croise dans les cr&#233;dits aussi bien Kerry King, guitariste de Slayer, venu poser son style pour &lt;i&gt;Fight for Your Right&lt;/i&gt;, que Run DMC, pr&#234;tant m&#234;me une de leurs chansons &lt;i&gt;Slow and Low&lt;/i&gt; aux blancs-becs. Un rapprochement avec le groupe noir encore plus flagrant en jetant une oreille &#224; certains titres. Il suffit d'encha&#238;ner le &lt;i&gt;She's Crafty&lt;/i&gt; des Beasties et &lt;i&gt;My Adidas&lt;/i&gt; de Run DMC pour se rendre &#224; l'&#233;vidence. M&#234;mes ambiances minimalistes reposant sur une rythmique percutante, augment&#233; d'un sample jou&#233; comme un riff, m&#234;mes mani&#232;res d'interagir entre MCs. Et cette habitude de frotter le hip hop &#224; des guitares rock (remember &lt;i&gt;Walk This Way&lt;/i&gt;) ne laisse planer aucun doute : Noirs et Blancs jouent dans la m&#234;me cour.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ainsi, &lt;i&gt;Licensed To Ill&lt;/i&gt; n'est pas tout &#224; fait du rap. Encore une fois, c'est bien comme des punks morveux que Mike D, MCA et Ad-Rock braillent dans leurs micros. Leurs voix sont nasillardes, haut-perch&#233;es, rauque m&#234;me pour MCA. Et compl&#232;tement typ&#233;s blancs-becs avec &#231;a. Mais ils compensent par un dynamisme qu'on entend assez peu aujourd'hui. Ils se r&#233;pondent, s'interrompent, comme si chacun voulait faire plus fort, plus rapide que les deux autres, leur voler la vedette et &#234;tre le meilleur. Soit comme ils le disent eux-m&#234;me dans &lt;i&gt;The New Style&lt;/i&gt; : &#171; &lt;i&gt;Some voices got treble, some voices got bass. We got the kind of voices that are in your face !&lt;/i&gt; &#187; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='footnote' title='&#171; Certaines voix vont dans les aigus, certaines voix vont dans les graves. (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais ce qui caract&#233;rise bien le groupe, c'est son ton parodique. Les Beastie Boys sont un peu les Inconnus ou les Nuls new-yorkais, portant haut cet &#233;tendard d&#233;cal&#233;, et ce n'est pas le clip-sketch de &lt;i&gt;No Sleep Till Brooklyn&lt;/i&gt; qui vous fera dire le contraire, pr&#233;figurant le groupe Dousseur de Vivre des comiques fran&#231;ais. Car en ces temps de gar&#231;ons coiffeurs, de permanentes et de Jack Daniel's, ces trublions pr&#233;f&#232;rent la bi&#232;re bon march&#233; et la barbe d'une semaine. Ils revendiquent ce ton potache jusque dans &lt;i&gt;Fight For Your Right (To Party)&lt;/i&gt;. Cette d&#233;sinvolture sera d'ailleurs raill&#233;e deux ans plus tard par les moins dr&#244;les Public Enemy, pour lesquels le titre deviendra un &lt;i&gt;Party For Your Right to Fight&lt;/i&gt; bien plus politique. En attendant ce titre est un vrai tube, avec son riff ravageur et son refrain &#224; hurler &#224; plusieurs (et bourr&#233;s, si possible). Une attitude parodique pas toujours comprise. Avec &lt;i&gt;Girls&lt;/i&gt;, ils plongent avec ironie dans la misogynie la plus crasse, r&#233;clamant des filles &#171; pour faire la vaisselle, pour laver [sa] chambre, pour faire la lessive&#8230; &#187;. Pourtant mis dans une certaine perspective par le d&#233;calage de la musique sautillante, Mike D regrettera qu'une partie du public ait pris tout &#231;a au premier degr&#233;. Qu'on se le dise, &lt;i&gt;Licensed To Ill&lt;/i&gt; n'est pas un disque s&#233;rieux.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pourtant, la culture du disque n'est pas si limit&#233;e. En piochant leurs sons &#224; droite et &#224; gauche, dans le jazz ou le funk, les B Boys annoncent ce qui sera plus tard leur marque de fabrique, cette ouverture musicale plus &#233;lev&#233;e que la moyenne et avide de diff&#233;rentes cultures. Donc pas si bas du front que &#231;a, finalement. Ce qui donne &#224; &lt;i&gt;Girls&lt;/i&gt; une savoureuse rythmique carib&#233;enne, ou &#224; &lt;i&gt;Brass Monkey&lt;/i&gt; une touche jazz destroy avec son saxo free. Sur &lt;i&gt;Paul Reverse&lt;/i&gt;, c'est la rythmique jou&#233;e &#224; l'envers qui donne au morceau son ambiance si particuli&#232;re (due au d&#233;part &#224; une erreur technique d'apr&#232;s Russell Simons). Et sous leurs aspects grossiers, les textes des trois MCs r&#233;v&#232;lent &#233;galement des connaissances loin d'&#234;tre limit&#233;es. Rien que &lt;i&gt;Rhymin &amp; Stealin&lt;/i&gt; comprend une bonne dizaine de r&#233;f&#233;rences &#224; la litt&#233;rature d'aventures, anglo-saxonne ou autre, en citant &lt;i&gt;L'&#206;le aux Tr&#233;sors&lt;/i&gt; ou &lt;i&gt;Ali Baba et les Quarante Voleurs&lt;/i&gt;. Des r&#233;f&#233;rences loin d'&#234;tre anodines, puisqu'elles leur permettent de filer la m&#233;taphore qui d&#233;finit leur musique, soit une bande de pirates pillant les tr&#233;sors musicaux du pass&#233;. [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='footnote' title='Les Beastie Boys testeront d'ailleurs les limites de la m&#233;thode face aux (...)' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Braillard, vulgaire, parodique et branleur, &lt;i&gt;Licensed To Ill&lt;/i&gt; est l'acte de naissance d'un groupe important qui n'aura de cesse de se renouveler. Sa production minimaliste et franche l'a pr&#233;serv&#233; des marques du temps, et m&#234;me s'il reste probablement moins abouti qu'un &lt;i&gt;Ill Communication&lt;/i&gt; ou moins &#233;labor&#233; qu'un &lt;i&gt;Paul's Boutique&lt;/i&gt;, c'est toujours un album jouissif, au plaisir imm&#233;diat. Des morceaux comme &lt;i&gt;She's Crafty&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;No Sleep Till Brooklyn&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Slow And Low&lt;/i&gt; en font un pur album de punk sans instruments, libre et moderne. Public et critiques ne s'y sont pas tromp&#233;s, &lt;i&gt;It's the new style&lt;/i&gt; !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Article initialement publi&#233; le 4 novembre 2008.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class=&quot;csfoo htmla&quot;&gt;&lt;/span&gt;[&lt;a href='#nh1' id='nb1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='footnote'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;span class=&quot;csfoo htmlb&quot;&gt;&lt;/span&gt;&#171; Certaines voix vont dans les aigus, certaines voix vont dans les graves. Nous avons le genre de voix qui vont dans ta gueule ! &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class=&quot;csfoo htmla&quot;&gt;&lt;/span&gt;[&lt;a href='#nh2' id='nb2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='footnote'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;span class=&quot;csfoo htmlb&quot;&gt;&lt;/span&gt;Les Beastie Boys testeront d'ailleurs les limites de la m&#233;thode face aux droits d'auteurs, notamment en affrontant les avocats d'&lt;a href=&quot;http://www.inside-rock.fr/+-AC-DC-+&quot; class='spip_in'&gt;AC/DC&lt;/a&gt;, leur refusant l'utilisation d'un sample de Back In Black.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;blockquote class=&quot;spip_poesie&quot;&gt;
&lt;div&gt;&lt;strong&gt;Tracklisting :&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;1. Rhymin &amp; Stealin (4:08)&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;2. The New Style (4:36)&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;3. She's Crafty (3:35)&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;4. Posse In Effect (2:27)&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;5. Slow Ride (2:56)&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;6. Girls (2:14)&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;7. Fight For Your Right (3:28)&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;8. No Sleep Till Brooklyn (4:07)&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;9. Paul Reverse (3:41)&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;10. Hold It Now, Hit It (3:26)&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;11. Brass Monkey (2:37)&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;12. Slow And Low (3:38)&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;13. Time To Get Ill (3:37)&lt;/div&gt;
&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;strong&gt;Dur&#233;e Totale :&lt;/strong&gt; 44:33&lt;/div&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
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		<title>Killing Joke</title>
		<link>http://www.inside-rock.fr/Killing-Joke,3383</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Oh ! Deborah</dc:creator>


		<dc:subject>Post punk</dc:subject>
		<dc:subject>Gothique</dc:subject>
		<dc:subject>Metal indus</dc:subject>
		<dc:subject>Killing Joke</dc:subject>

		<description>Friday The 13th

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;local/cache-vignettes/L150xH150/arton3383-6e96c.jpg&quot; width='150' height='150' onmouseover=&quot;this.src='local/cache-vignettes/L150xH150/artoff3383-8c917.jpg'&quot; onmouseout=&quot;this.src='http://www.inside-rock.fr/local/cache-vignettes/L150xH150/arton3383-6e96c.jpg'&quot; style='height:150px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;C'est tout naturellement que nous allons &#224; un concert de Killing Joke un vendredi 13 ! Depuis plus de trente ann&#233;es, le groupe (dont les membres d'origine sont revenus depuis la sortie de &lt;i&gt;Dissolute Dissent&lt;/i&gt; en 2010) occupe une place toute privil&#233;gi&#233;e chez les amateurs de rock gothique et/ou industriel. Prenant rapidement le relais de ce style amorc&#233; par les Banshees, il s'y inscrivent ensuite pleinement, transcendant leur propre genre en v&#233;ritables explorateurs et achevant ses fronti&#232;res jusqu'au m&#233;tal industriel. &#201;mergeant au c&#339;ur du post punk, Killing Joke a toujours &#233;t&#233; un monde &#224; eux seuls, un univers aux contours nets (depuis tr&#232;s utilis&#233; par beaucoup de groupes ind&#233;pendants), o&#249;, d&#232;s ses d&#233;buts, Jaz Coleman mime l'Oeil qui nous domine, l'ali&#233;nation du monde moderne, de ses si&#232;ges occultes, des th&#232;mes m&#234;l&#233;s &#224; un mysticisme tr&#232;s connu du chanteur. Il s'agit bien d'un groupe suivi inlassablement par des Fid&#232;les, tout en accueillant toujours des fans plus jeunes -majoritairement masculins- comme on le voit lors du concert &#224; la Cigale.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un concert ex&#233;cut&#233; d'une main de ma&#238;tre, leur statut de groupe typiquement culte et r&#233;serv&#233; aux initi&#233;s n'&#233;tant pas usurp&#233; ce soir, il est m&#234;me totalement manifeste et l&#233;gitime. Signalons un son impeccable o&#249; l'on peut entendre les diff&#233;rents timbres tr&#232;s m&#233;lodiques de Coleman, les moindres notes du synth&#233;, o&#249; l'on reste hypnotis&#233; par un rythme aussi colossal que mesur&#233;, et quasiment constant. La fosse est d&#233;cha&#238;n&#233;e, recevant l'aura et les provocations du chanteur au regard maquill&#233; et terrifiant. La mise en sc&#232;ne reste toutefois tr&#232;s sobre, sans esbroufe, et finalement, que l'on soit fan ou non, seule la qualit&#233; d'un style bien particulier va compter, le concert &#233;tant presque parfait. Presque, car chacun en redemande mais une question restera en suspend : pourquoi le set dure 1h10 et personne ne revient sur sc&#232;ne apr&#232;s un bon quart d'heure/20 minutes d'applaudissements et de cris d&#233;sesp&#233;r&#233;s en tous genres ? Dommage.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_5627 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://www.inside-rock.fr/local/cache-vignettes/L400xH267/2012-04-13-01133-bc36a.jpg' width='400' height='267' alt=&quot;&quot; style='height:267px;width:400px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.photosconcerts.com/&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Voir plus de photos du concert&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Twin Arrows</title>
		<link>http://www.inside-rock.fr/Twin-Arrows</link>
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		<dc:date>2012-05-01T21:40:51Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pietro De Agostini</dc:creator>


		<dc:subject>3,5</dc:subject>
		<dc:subject>Blues - Rock</dc:subject>

		<description>L.A. circa 1970 dans Paris 2012 ? Si, c'est possible

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&lt;a href="http://www.inside-rock.fr/-Nouveautes-" rel="directory"&gt;3. Nouveaut&#233;s&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.inside-rock.fr/+-3-5-+" rel="tag"&gt;3,5&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.inside-rock.fr/+-Blues-Rock-+" rel="tag"&gt;Blues - Rock&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;local/cache-vignettes/L150xH150/arton3381-89c97.jpg&quot; width='150' height='150' onmouseover=&quot;this.src='local/cache-vignettes/L150xH150/artoff3381-44154.jpg'&quot; onmouseout=&quot;this.src='http://www.inside-rock.fr/local/cache-vignettes/L150xH150/arton3381-89c97.jpg'&quot; style='height:150px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;6 avril 2012 (autoproduit)&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;On ne sait plus trop quoi penser des formes modernes du blues et de ceux qu'on pr&#233;sente plus ou moins comme ses &#233;pigones. A longueur d'articles on vient buter sur les m&#234;mes r&#233;f&#233;rences, du culte malhabile livr&#233; aux &lt;a href=&quot;http://www.inside-rock.fr/+-White-Stripes-The-+&quot; class='spip_in'&gt;White Stripes&lt;/a&gt; jusqu'aux saucisses endimanch&#233;es que sont les &lt;a href=&quot;http://www.inside-rock.fr/+-Kills-The-+&quot; class='spip_in'&gt;Kills&lt;/a&gt; (puis les &lt;a href=&quot;http://www.inside-rock.fr/+-The-Black-Keys-+&quot; class='spip_in'&gt;Black Keys&lt;/a&gt; qui, patatras, d&#233;clarent qu'ils n'&#233;coutaient jamais du blues mais plut&#244;t Wu-Tang, franchement on les aime bien mais faudrait pas pousser...). D'une mani&#232;re g&#233;n&#233;rale les repr&#233;sentations collectives du blues ont vrill&#233; et ses codes ont &#233;t&#233; r&#233;cup&#233;r&#233;s &#224; la grande, je n'apprends rien &#224; personne. Qu'il n'y ait plus vraiment de Noirs aujourd'hui pour se coller &#224; l'exercice est une banalit&#233; consentie par tous. Surtout, une fois que les derniers repr&#233;sentants historiques eux-m&#234;mes brandis pour divertir la soci&#233;t&#233; bourgeoise (voyez B.B. King et ses tourn&#233;es &#224; 100 euros la place) seront morts, on finira par oublier qu'initialement se fut une musique qui adjurait l'infortune. Cette gentrification semble si nette que l'apparition dans l'industrie musicale d'un personnage aussi anachronique que Seasick Steve, dont le sens commercial est volontiers archa&#239;que, reste remarquable. Naturellement, qu'on puisse faire de la musique comme &#231;a en 2006 n'en reste pas moins un cri solitaire, car le v&#233;ritable bluesman n'a pas de combat sinon celui &#233;vident de son &#226;me. Le retour du blues, comme mouvement culturel collectif, l'int&#233;resse autant que de jouer pour une marque de fringue &#224; la mode.
L'&#233;poque a fini par coincer la musique du diable dans ce truisme qui la d&#233;pouille de son histoire : le blues est la lascivit&#233;. N'est-ce pas l&#224; ce qu'on entend toujours &#224; propos de la voix d'Alisson Mosshart, de la guitare de Dan Auerbach ? Pourtant loin d'&#234;tre r&#233;ductible &#224; son &#233;l&#233;ment sexuel, le blues est avant tout la faute &#224; pas de chance. &lt;i&gt;Blues is not a matter of color. It's a matter of bad luck &lt;/i&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='footnote' title='Parce qu'il est grand temps de se rappeler ce qui est blues et ce qui ne (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;].&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Alors au moment o&#249; Jack White nous pond sa derni&#232;re chipolata, d&#233;tournons notre regard vers d'autres terres. Car c'est de l&#224; o&#249; on attendait plus rien, d'un Paris qui ne fait r&#234;ver plus grand monde, qu'&#233;merge un collectif r&#226;bl&#233; qui bourlingue sur les routes damn&#233;es du grand Ouest am&#233;ricain circa 1970. Twin Arrows, nom du groupe et du premier album dont il est question, ne trompe pas sur ses r&#233;f&#233;rences. Car en r&#233;alit&#233; Twin Arrows n'est rien d'autre qu'une ville fant&#244;me de l'Arizona, dans le sillon de la route 66, dont il ne reste aujourd'hui que l'enseigne anodine du poste de traite. Des fl&#232;ches jumelles, plant&#233;es l&#224; dans le sol comme des reliques, qui sont devenues une sorte d'&#233;difice curieux, vaguement pop art, dont le seul m&#233;rite est d'avoir surv&#233;cu aux affres du temps.
Surtout, ces fl&#232;ches n'indiquent rien d'autre que l'abandon et le souvenir d'un coin autrefois fr&#233;quent&#233;. L'emprunt des Parisiens n'a alors rien d'une allusion innocente, car en se jouant de toute cette mystique am&#233;ricaine, c'est bien ce qu'&#233;voque leur musique : la poussi&#232;re et les fant&#244;mes.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_5621 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.inside-rock.fr/local/cache-vignettes/L190xH235/roadside-statues-116-1-d4948.jpg' width='190' height='235' alt='JPEG - 14.8 ko' style='height:235px;width:190px;' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dd class='spip_doc_descriptif' style='width:190px;'&gt;Entre Robert Indiana et Claes Oldenburg, parfaitement par hasard&lt;/dd&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Autant dire d'embl&#233;e que leur blues rock s'am&#232;ne, bite et couteau dehors, pour ouvrir les br&#232;ches du temps et nous renvoyer aux &lt;a href=&quot;http://www.inside-rock.fr/+-Doors-The-+&quot; class='spip_in'&gt;Doors&lt;/a&gt; derni&#232;re p&#233;riode, alangui dans une production garage. Le riff de &lt;i&gt;Track Trombone&lt;/i&gt; piqu&#233; &#224; &lt;i&gt;Crawlin' King Snake&lt;/i&gt; ne d&#233;ment pas. On d&#233;couvre une voix chaude de femme qui sait tirer profit d'&#233;tonnantes inflexions comme le Morrison dans ses jours bleus, deux guitares qui conversent un verre de Jim Beam &#224; la main, appuy&#233;es par une section rythmique solide qui a le sens du break pour donner un dynamisme couillu &#224; des compositions aussi fraiches que le rock. On le sait, il n'en a jamais fallu plus que &#231;a pour que le bon vieux train reparte.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La premi&#232;re piste envoy&#233;e et c'est tout un blues bar abandonn&#233; qui reprend vie. &lt;i&gt;Injured Night&lt;/i&gt;, davantage uptempo, se jette dans la gueule du serpent avec un lyrisme limoneux. Le motif &#224; la guitare volontiers plus garage rappelle les Cramps. &lt;i&gt;&#171; Watching my cigarette burn &#187;&lt;/i&gt;, r&#233;p&#233;t&#233; au d&#233;sir, les bottines frappant de plus en plus fort le vieux parquet miteux. La cavalcade psychobilly du morceau attire l'&#226;me zombie de Lux Interior, qui au comptoir commande &#233;videmment un Bloody Mary alevin&#233; au Tabasco vert.
Au pied lev&#233;, on passe &#224; &lt;i&gt;Jinx&lt;/i&gt; avec son chant scand&#233; fa&#231;on &lt;i&gt;The WASP&lt;/i&gt;. Une guitare diligente qui dialogue avec la chanteuse l&#226;che des riffs essentiellement kriegeriens, avant que tout s'emballe. &lt;i&gt;&#171; Suck my finger, it tastes sugar ! &#187; &lt;/i&gt;. Un break. La guitare maligne qui repart de plus belle, un cri f&#233;lin, pour une minute d'osmose grin&#231;ante. Le pantalon en cuir colle &#224; l'entrejambe, c'est le moment de la ballade pour les autoroutes d&#233;sertes, &lt;i&gt;Hey Day&lt;/i&gt;. Il faut bien se laisser rafraichir par la bise chaude, le temps de mordiller un cigarillo.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et puis merde, d'un coup on envoie le fond du bourbon pour se donner du courage, jusqu'&#224; la fin on va invoquer les esprits flamb&#233;s. On reboulonne avec &lt;i&gt;Sleepwalker's Burn&lt;/i&gt; (ce titre qui &#233;voque l'incandescence d'une Am&#233;rique vaudou !), puis embraye rapide sur &lt;i&gt;Soup of Rocks&lt;/i&gt;. Une grosse caisse mart&#232;le &#224; contretemps et le pied du micro entre les cuisses, la chanteuse sait brusquer ces messieurs en alternant suavit&#233; et rugissement. Sans que l'on s'en aper&#231;oive, s'invite un clavier chill qui fait se r&#233;concilier Manzarek et Booker T. autour d'un gin, jusqu'&#224; 3'14&quot; d'o&#249; sortira d'une bouteille de Corona le riff rus&#233; qui ram&#232;nera le morceau vers sa batterie conclusive. Pas loin des cabinets (&lt;i&gt;where else&lt;/i&gt; ?), le Jimbo se gratte le bide, en s'en reprenant une, de bibine. Il r&#226;le, &#231;a p&#234;cherait par redondance, on lui aurait piqu&#233; des id&#233;es... cette &#233;gomanie !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Qu'il attende, les deux prochains morceaux lui feront roter sa bi&#232;re. Sur &lt;i&gt;White Room&lt;/i&gt;, le chant d'El&#233;onore Michelin s'enroule lentement dans une scansion grave pour buter sur des hoquets piquants. &#199;a se muscle avec cette batterie admirable qui se joue de tout. &#199;a part et &#231;a s'arr&#234;te. Un jeu de rupture bien senti, les gar&#231;ons en ont dans le bide. Finalement 5'04'', &#231;a y est, pour de bon : on s'emballe dans une orgie instrumentale &#224; s'&#233;trangler. Pour une fois que &#231;a sent la bite ! C'est le m&#234;me topo pour &lt;i&gt;Never Known&lt;/i&gt; ; on commence avec des cordes anxieuses, une basse rondouillette, des cymbales qui tintillent dans l'attente m&#233;fiante, avant qu'au travers des breaks la voix presse (&lt;i&gt;&#171; I never know when I see you again ! &#187;&lt;/i&gt;) des accords presque punk d'en finir. Qui aurait cru que Andy Gill se prom&#232;nerait dans le coin, d&#233;cid&#233;ment.
&lt;i&gt;Cassander's Loteria&lt;/i&gt;, plus versatile viendra conclure l'exercice &#233;lectrique, m&#233;langeant les ambiances avec son orgue psych&#233;d&#233;lique. En son milieu le morceau troque son blues bourru pour des arp&#232;ges de guitare &#224; la &lt;i&gt;Riders on the Storm&lt;/i&gt;. On passe d'une atmosph&#232;re rouge &#224; celle nocturne et diluvienne des motards romantiques. Il ne manque plus que les samples d'orage, dit entre deux flatulences le Jimbo &#224; peine caustique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il n'emp&#234;che que dans le fond de la salle il y a grabuge, Blind Willie McTell et ses petits copains r&#233;clament leur morceau &#224; la slide. Apr&#232;s tout, on est en Arizona ou on n'y est pas. Question de rh&#233;torique, &lt;i&gt;The Woods&lt;/i&gt; viendra bercer les esprits noirs et les ectoplasmes infortun&#233;s de la grande Am&#233;rique mystique.
Pour la route, un dernier verre, une bonus track concass&#233;e. On sort du bar, on en referme la porte. La route 66, ces &#234;tres de fum&#233;e et les fl&#232;ches amarr&#233;es au sol se dissipent finalement comme un r&#234;ve de minuit. &#199;a ne restera qu'un fantasme &#224; jamais inatteignable. Et qu'on ne me parle plus jamais de Jamie Hince ou de Jack White.&lt;/p&gt; &lt;center&gt;&lt;iframe width=&quot;560&quot; height=&quot;315&quot; src=&quot;http://www.youtube.com/embed/m1BWNZE5Nj4&quot; frameborder=&quot;0&quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/center&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class=&quot;csfoo htmla&quot;&gt;&lt;/span&gt;[&lt;a href='#nh1' id='nb1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='footnote'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;span class=&quot;csfoo htmlb&quot;&gt;&lt;/span&gt;Parce qu'il est grand temps de se rappeler ce qui est blues et ce qui ne l'est pas, je ne saurais que trop conseiller la lecture de &lt;a href=&quot;http://www.blueslessons.net/index.php?option=com_content&amp;task=view&amp;id=31&amp;Itemid=33&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;cet article proprement bidonnant&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;blockquote class=&quot;spip_poesie&quot;&gt;
&lt;div&gt;&lt;strong&gt;Tracklisting :&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;1. Track Trombone &lt;i&gt;(3'24&quot;)&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;2. Injured Night &lt;i&gt;(3'13&quot;)&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;3. Jinx &lt;i&gt;(4'38&quot;)&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;4. Hey Day &lt;i&gt;(4'48&quot;)&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;5. Sleepwalker's Burn &lt;i&gt;(2'24&quot;)&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;6. Soup of Rocks &lt;i&gt;(4'14&quot;)&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;7. White Room &lt;i&gt;(5'51&quot;)&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;8. Never Known &lt;i&gt;(3'58&quot;)&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;9. Cassander's Loteria &lt;i&gt;(4'07&quot;)&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;10. The Woods &lt;i&gt;(5'54&quot;)&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;strong&gt;Dur&#233;e totale :&lt;/strong&gt; 42'45&quot;&lt;/div&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>The Great Escape Artist</title>
		<link>http://www.inside-rock.fr/The-Great-Escape-Artist</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.inside-rock.fr/The-Great-Escape-Artist</guid>
		<dc:date>2012-05-01T12:37:47Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>HenriD&#232;sMetal</dc:creator>


		<dc:subject>Hard Rock</dc:subject>
		<dc:subject>Glam Rock</dc:subject>
		<dc:subject>Jane's Addiction</dc:subject>
		<dc:subject>Satellite Party</dc:subject>

		<description>La triste descente d'un groupe embl&#233;matique de la west coast.

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;local/cache-vignettes/L150xH150/arton3379-2f016.jpg&quot; width='150' height='150' onmouseover=&quot;this.src='local/cache-vignettes/L90xH90/artoff3379-ee3dd.jpg'&quot; onmouseout=&quot;this.src='http://www.inside-rock.fr/local/cache-vignettes/L150xH150/arton3379-2f016.jpg'&quot; style='height:150px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;paru le 18 octobre 2011 (Capitol)&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Et paf, en plein dedans.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;2011, David Sitek continue son oeuvre d'aseptisation massive en passant cette fois par l'inattendue case Jane's Addiction. Jane's Addiction, un nom qui sent la dope, la guitare pointue et l'exub&#233;rance. Un sacr&#233; h&#233;ritage &#224; assumer, aussi, quand on essaie d'&#234;tre encore pertinent avec une guitare pointue en 2011.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et la pertinence, voil&#224; bien une des choses qui manque au gros g&#226;chis que constitue cet album.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;David Sitek, donc, non content d'encha&#238;ner les albums insignifiants avec les inexplicablement surestim&#233;s TV On The Radio, d'enfanter des projets aussi vides de sens et de contenu que Maximum Balloon et de se trainer une r&#233;putation de producteur miracle sur la base de quelques albums rat&#233;s, s'est retrouv&#233; pour une raison qui tr&#232;s clairement m'&#233;chappe au poste de bassiste de studio et n&#233;o-mentor de Jane's Addiction, apr&#232;s une &#233;ni&#232;me d&#233;fection d'Eric Avery, parti apr&#232;s un d&#233;but de reformation qui s'annon&#231;ait pourtant tr&#232;s bien.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_5610 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://www.inside-rock.fr/local/cache-vignettes/L500xH333/dave-sitek-for-offset-76f51.jpg' width='500' height='333' alt=&quot;&quot; style='height:333px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;center&gt;David Sitek pense avoir un super concept pour le nouveau JA.&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;N&#233;anmoins, &#224; l'&#233;coute de ce nouvel album, on tient peut-&#234;tre la raison principale du d&#233;part d'Avery - encore que ce dernier n'est pas franchement un exemple de gestion de carri&#232;re, entre auditions rat&#233;es chez Metallica ou les Smashing Pumpkins, pige chez Garbage, et j'en passe : &#233;chapper au naufrage musical du Jane's Addiction 4&#232;me mouture. Naufrage qui, d'ailleurs, n'est certainement pas imputable qu'&#224; David Sitek dans la mesure o&#249; l'album est produit par Rich Costey, mercenaire omnivore capable de passer de The Mars Volta &#224; Muse, ou de Fiona Apple &#224; My Chemical Romance.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il faut dire que les vell&#233;it&#233;s de &#171; modernisme &#187; de Perry Farrell, boss spirituel en l'absence de la forte t&#234;te Avery, ne datent pas d'hier. Le quinquag&#233;naire ne cache pas son admiration pour les intol&#233;rables Muse (d&#233;cid&#233;ment, hein), s'est essay&#233; &#224; l'&#233;lectronique ethno-douteuse via un laborieux album solo en 2001, et s'est d&#233;j&#224; frott&#233; &#224; un rock troupier surproduit en 2007, le temps d'un album avec l'&#233;ph&#233;m&#232;re groupe Satellite Party.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En fait, en regardant le contexte de ces 10 derni&#232;res ann&#233;es, tout convergeait pour faire de ce nouvel opus de Jane's Addiction la purge qu'il est effectivement. Et &#224; bien y r&#233;fl&#233;chir, c'est l'&#233;norme qualit&#233; de &lt;i&gt;Strays&lt;/i&gt;, album issu de la reformation de 2003, qui &#233;tait miraculeuse. Car de son c&#244;t&#233;, Dave Navarro a lui aussi entam&#233; le si&#232;cle nouveau avec un album solo relativement pauvre (surtout guitaristiquement, ce qui est quand m&#234;me un comble), et a entre deux &#233;mission de t&#233;l&#233;-r&#233;alit&#233; et autres fanfaronnades live avec Camp Freddy, jam-band de vieilles gloires californiennes, form&#233; un groupe catastrophique avec Stephen Perkins (fabuleux batteur des Jane's) et Chris Chaney (bassiste durant la reformation de 2002-2004, et de nouveau maintenant, l&#224;, depuis 2011), The Pannic Channel. Un album de hard FM en 2006, bide commercial et surtout artistique, voil&#224; ce qu'a produit Dave Navarro en 8 ans. Pas glorieux, hein ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_5611 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://www.inside-rock.fr/local/cache-vignettes/L385xH240/dave_385-dbf9c.jpg' width='385' height='240' alt=&quot;&quot; style='height:240px;width:385px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;Non, pas vraiment glorieux, &lt;i&gt;indeed&lt;/i&gt;...&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;Mais causons plut&#244;t de ce &lt;i&gt;Great Escape Artist&lt;/i&gt;, album qui s'est quand m&#234;me pas mal fait attendre quand on sait que Jane's Addiction y travaille depuis les derni&#232;res retrouvailles, fin 2008. Et &#231;a d&#233;bute pas mal, avec un encha&#238;nement de 3 titres vraiment bien branl&#233;s &lt;i&gt;Underground&lt;/i&gt;, chanson puissante et inspir&#233;e (surproduite, aussi, mais c'est le cas pour tout l'album), met en confiance m&#234;me si on saisi d'embl&#233;e que les arrangements vont plus ressembler &#224; la coupe de cheveux de Navarro qu'au barnum arty de &lt;i&gt;Nothing's Shocking&lt;/i&gt;.
&lt;i&gt;End To The Lies&lt;/i&gt;, premier single l&#226;ch&#233; en teaser sur le net il y a quelques mois, propose encore un int&#233;r&#234;t &#171; technique &#187; nul, mais est une vraie grande chanson. &#171; &lt;i&gt;You never really change like they say&lt;/i&gt; / &lt;i&gt;You only become more like yourself&lt;/i&gt; &#187; nous dit Farrell, et on aurait envie de le croire si &#231;a ne supposait pas que son propre groupe n'&#233;tait en fait, depuis le d&#233;but mais seulement maintenant r&#233;v&#233;l&#233;, qu'une bande de poseurs paresseux.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Curiosity Kills&lt;/i&gt; enfin, avec une ligne de basse envahissant tout l'espace sonore et rappelant le &lt;i&gt;Girl I Love You&lt;/i&gt; de Massive Attack, fait encore plut&#244;t bien illusion. Le travail d'&#233;criture n'est pas franchement remarquable, mais force est de reconna&#238;tre que le titre fonctionne bien, m&#234;me si c'est encore gr&#226;ce &#224; son gros son.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et puis voil&#224;, l'int&#233;r&#234;t de l'album s'arr&#234;te l&#224;. Le reste n'est qu'une m&#233;lasse radiophonique peu inspir&#233;e, pataude et occasionnellement irritante. Le plus insens&#233; est cette faiblesse du songwriting, quand on conna&#238;t la qualit&#233; des musiciens dont on cause. Ok, pour survivre Jane's Addiction avait besoin de se r&#233;inventer, et probablement de se sentir en phase avec son &#233;poque. C'est dans le caract&#232;re de Perry Farrell, ce gar&#231;on &#224; l'esprit vagabond &#233;tant tout sauf pass&#233;iste, et peu enclin &#224; se laisser aller &#224; une nostalgie des ann&#233;es 90 comme on voit sortir du sol un peu partout ces derniers mois. Mais &#231;a n'explique pas cette standardisation &#224; l'extr&#234;me de la musique de Jane, et la disparition totale de sa virtuosit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_5612 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:150px;'&gt;
&lt;img src='http://www.inside-rock.fr/local/cache-vignettes/L150xH150/ritual-79e48.jpg' width='150' height='150' alt=&quot;&quot; style='height:150px;width:150px;' /&gt;&lt;/span&gt;Le sel du Jane's Addiction si turgescent et s&#233;ducteur des ann&#233;es 80-90, c'&#233;tait l'impression d'&#234;tre au contact de 4 musiciens en perp&#233;tuel &#233;tat de gr&#226;ce, chacun sur son instrument mais compl&#232;tement compl&#233;mentaire au tout. Le toucher et les riffs psych&#233;-funk de Navarro, les lignes de basse dynamiques et malines d'Avery, la batterie tribale de Perkins et le lyrisme incandescent et impr&#233;visible (et gay) de Farrell, voil&#224; ce qu'on aimait.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quand enfin, sur le dernier titre (&lt;i&gt;Words Right Out Of My Mouth&lt;/i&gt;), Jane se d&#233;cide &#224; laisser galoper guitare et section rythmique, cela sonne dramatiquement faux. Exactement aussi faux qu'un titre de The Panic Channel, en fait.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En 2003, &lt;i&gt;Strays&lt;/i&gt; se passait d'Avery et avec lui disparaissait une urgence punk, remplac&#233;e par un son clinquant ; n'emp&#234;che que les compos suivaient, si bien qu'il &#233;tait difficile de ne pas prendre son pied, surtout dans le contexte du minimalisme permantent des &lt;i&gt;groupes en The&lt;/i&gt;. En 2011, &lt;i&gt;The Great Escape Artist&lt;/i&gt; ne semble pas avoir grand chose &#224; dire, et la surproduction cache-mis&#232;re ne peut camoufler cette triste &#233;vidence - car on veille au grain.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A la limite, j'aurais bien pris des gros plans d'esbrouffe instrumentale, &#231;a aurait au moins permis d'avoir quelquechose &#224; se mettre sous la dent. Comment peut-on se contenter de faire suivre m&#233;tronomiquement le rythme de compositions si lin&#233;aires &#224; un batteur aussi dou&#233; et reconnaissable que Perkins ? Comment peut-on avoir dans son groupe un guitariste techniquement aussi exceptionnel que Dave Navarro et le laisser n'ex&#233;cuter que des power-chords over-over-dubb&#233;s et des arp&#232;ges &#224; 3 notes ? Je sais bien que ce dernier a besoin de ses mains pour se caresser les cheveux, m'enfin tout de m&#234;me. Ces deux bridages sont incompr&#233;hensibles, bien plus qu'une baisse d'inspiration de la part d'ex-junkies quadra - et quinquag&#233;naires revenus de tout, qui n'est elle pas tr&#232;s surprenante.&lt;/p&gt; &lt;center&gt;&lt;iframe width=&quot;480&quot; height=&quot;360&quot; src=&quot;http://www.youtube.com/embed/Rxe4CtbMVwg&quot; frameborder=&quot;0&quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/center&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;blockquote class=&quot;spip_poesie&quot;&gt;
&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;1. Underground&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;2. End to the Lies&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;3. Curiosity Kills&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;4. Irresistible Force (Met the Immovable Object)&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;5. I'll Hit You Back&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;6. Twisted Tales&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;7. Ultimate Reason&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;8. Splash a Little Water on It&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;9. Broken People&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;10. Words Right Out of My Mouth&lt;/div&gt;
&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Monte Le Son !</title>
		<link>http://www.inside-rock.fr/Monte-Le-Son</link>
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		<dc:date>2012-05-01T12:37:08Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Thibault</dc:creator>



		<description>Mercredi 25 avril, l'organisateur du Hellfest, Ben Barbaud, &#233;tait invit&#233; &#224; &lt;i&gt;Monte Le Son !&lt;/i&gt; On a regard&#233;. On l'a pas vu.

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&lt;a href="http://www.inside-rock.fr/-Focus,18-" rel="directory"&gt;1. Focus&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;local/cache-vignettes/L150xH150/arton3382-a142b.jpg&quot; width='150' height='150' onmouseover=&quot;this.src='local/cache-vignettes/L90xH90/artoff3382-8424e.jpg'&quot; onmouseout=&quot;this.src='http://www.inside-rock.fr/local/cache-vignettes/L150xH150/arton3382-a142b.jpg'&quot; style='height:150px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div id='decoupe_haut' class='pagination decoupe_haut'&gt;
&lt;img class=&quot;no_image_filtrer&quot; alt=&quot;Page pr&#233;c&#233;dente&quot; title=&quot;Page pr&#233;c&#233;dente&quot; src=&quot;http://www.inside-rock.fr/plugins/couteau_suisse/img/decoupe/precedent_off.gif&quot;/&gt; &lt;span class=&quot;cs_pagination_off&quot;&gt;1&lt;/span&gt; &lt;a title=&quot;Page 2 : Les prochains invit&#233;s sont des invit&#233;es, les filles du (...)&quot; href=&quot;http://www.inside-rock.fr/spip.php?page=backend&amp;artpage=2-2&quot;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;a href=&quot;http://www.inside-rock.fr/spip.php?page=backend&amp;artpage=2-2&quot;&gt;&lt;img class=&quot;no_image_filtrer&quot; alt=&quot;Page suivante&quot; title=&quot;Page suivante&quot; src=&quot;http://www.inside-rock.fr/plugins/couteau_suisse/img/decoupe/suivant.gif&quot;/&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Je ne regarde pour ainsi dire jamais les &#233;missions musicales fran&#231;aises. Tout comme je ne lis pas les Inrocks, sauf quand NonooStar me force &#224; le faire pour se moquer d'eux, je fais mon possible pour &#233;viter les zones mazout&#233;es dans lesquelles on s'agite en vain sur des sujets qui ne m'int&#233;ressent pas. Mais quand il arrive qu'une &#233;mission programme un sujet qui attise ma curiosit&#233;, j'avoue, je jette un &#339;il, pour savoir. Sans me faire d'illusions mais arm&#233; de l'optimisme qui sied &#224; l'homme de bonne volont&#233;, je lance donc le replay de l'&#233;pisode de &lt;i&gt;Monte Le Son !&lt;/i&gt; dans lequel intervient Ben Barbaud, cr&#233;ateur du Hellfest, curieux de voir comment l'homme derri&#232;re le meilleur festival fran&#231;ais va d&#233;fendre son bout de gras.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ha ben, putain. O&#244; Apr&#232;s vision de l'&#233;mission, je plains le Barbaud. D&#232;s les premi&#232;res minutes, quelque chose pue s&#233;v&#232;re. Le cadre fluo, le public chauff&#233; comme &#224; &lt;i&gt;C'est Mon Choix&lt;/i&gt; et le pr&#233;sentateur qui, de toute &#233;vidence, carbure &#224; l'ecstasy la plus violente, tout ceci ferait froncer les sourcils du plus placide des lords britanniques. En moins de cinq minutes, on enquille cinq ou six buzzs bombard&#233;s en shoots de trente secondes (imaginez vous une timeline de Twitter beugl&#233;e dans les oreilles, usant), tous plus inint&#233;ressants les uns que les autres. Et quand un certain C&#233;dric Couvez se met &#224; glapir comme un putois en s'autoproclamant &lt;i&gt;&#171; Zemmour de la musique &#187;&lt;/i&gt; (mais s&#233;rieusement, comment peut-on trouver cool d'&#234;tre le Zemmour de quelque chose ?), on se dit qu'on n'aurait pas d&#251; lancer ce replay seul et &#224; jeun.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Vient alors le premier moment de WTF : p'tit Filou Man&#339;uvre, parce qu'il est l&#224; l'asticot, se met &#224; parler de la reformation d'Amon D&#252;&#252;l et encourage les d'jeuns &#224; d&#233;couvrir ce groupe qu'il envoyait du gros p&#226;t&#233;. Le pr&#233;sentateur, Ga&#235;l de son petit nom, rench&#233;rit. &lt;i&gt;&#171; On &#233;coute un extrait ! &#187;&lt;/i&gt; lance-t-il avec l'entrain du type qui fait p&#233;ter le jingle avant la pub. L&#224;, grosse farce de la r&#233;gie : une bouillie informe r&#233;sonne, le public se demande que faire, frapper des mains ou appeler les pompiers, et p'tit Filou intervient en disant que &lt;i&gt;&#171; c'est pas vraiment une bonne id&#233;e Amon D&#252;&#252;l, l&#224;, on peut pas &#233;couter &#231;a comme &#231;a &#187;&lt;/i&gt;. Ben ouais, d&#233;j&#224; Amon D&#252;&#252;l sobre et en 2012, c'est un peu rude, mais sur le plateau de &lt;i&gt;Monte Le Son !&lt;/i&gt; avec le pr&#233;sentateur pr&#234;t &#224; enchainer sur Maroon 5, tu m'&#233;tonnes que &#231;a jette un froid.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Maroon 5, donc ! Le dernier single du groupe est pr&#233;sent&#233; par un extrait de clip riquiqui et fait l'objet d'un grrraaaand d&#233;b&#226;at : le featuring du rappeur Wiz Khalifa signifie-t-il que le hip hop est devenu le sauveur de la pop ? Question idiote qui am&#232;ne son lot de r&#233;ponses idiotes. On &#233;voque le duo Calogero/Passy de &lt;i&gt;Face &#224; la Mer&lt;/i&gt; (bravo pour l'actu !), ce qui fait bondir C&#233;d' le Zem' : &lt;i&gt;&#171; maaaaiis euuuuuh, h&#233; ho, zut alors, c&#233;p&#244; de l'art &#231;a, c'est du commercial, bouh ! &#187;&lt;/i&gt; En 2012, on trouve toujours des personnes de plus de seize ans qui opposent art et commerce. H&#233; ben. Faut croire que James Brown, Elvis Presley, Metallica, la Motown ou les Rolling Stones, jamais entendu parler. Passons. Ga&#235;l tente une remarque historique en disant que c'est une nouvelle tendance, avant c'&#233;tait plut&#244;t le hip-hop qui utilisait le rock et la pop pour gagner en notori&#233;t&#233;, souvenez vous de Run DMC et d'Aerosmith (PAF ! On fait p&#233;ter un extrait de 15 secondes ! Tapez des mains dans le public !). P'tit Filou lui fait judicieusement remarquer que c'&#233;tait plut&#244;t le contraire, Aerosmith &#233;tait au fond du trou et a utilis&#233; Run DMC pour se remettre sur le devant de la sc&#232;ne. Mais, patatras, Rayban Boy, tout heureux d'avoir trouv&#233; une occasion de ramener sa science de beau papa du rock, rappelle que c'&#233;tait inconcevable &#224; l'&#233;poque de fusionner rap et rock, deux cultures radicalement oppos&#233;es, et m&#234;me que pour la communaut&#233; metal, le rap repr&#233;sentait tout ce qu'il ne fallait surtout pas faire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bien essay&#233;, mais non. Rick Rubin, Def Jam, Slayer, Beastie Boys&#8230; il est aujourd'hui commun&#233;ment admis que les sc&#232;nes metal et rap &#233;taient proches au cours des ann&#233;es 80. Pour preuve, ressortons un extrait d'une interview d'Ice-T publi&#233;e en 1989 dans Rock &amp; Folk (un canard avec lequel P'tit Filou n'entretient aucune relation, comme chacun sait) : &lt;i&gt;&#171; J'aime le rock. Ce qui me branche, ce sont les trucs bien tar&#233;s de Megadeth, Metallica. J'aime les extr&#234;mes vous voyez ? Le speed metal, &#231;a assure, c'est la musique de gens qui font leur truc et emmerdent le reste. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;P'tit Filou ne s'arr&#234;te pas l&#224; et dit que toutes ces collaborations pop/hip-hop, c'est rien que de la poudre aux yeux ma brav' dame : &lt;i&gt;&#171; les popeux, c'est des bisounours, du coup ils font venir des hip-hopeurs&lt;/i&gt; [joli barbarisme !] &lt;i&gt;pour avoir le parfum du danger &#187;&lt;/i&gt;. Ha. Quid de l'id&#233;e qu'ils pourraient, peut &#234;tre, avoir envie de m&#233;langer les styles pour, stupeur et incr&#233;dulit&#233;, cr&#233;er une &#339;uvre d'art ? Non ? Non. Les chroniqueurs battent des ailles et caquettent un instant pour savoir qui sauve qui, si c'est l'&#233;lectro qui sauve le hip-hop ou si c'est ce dernier qui sauve la pop. Rassurez vous, l'&#233;change ne dure pas plus de deux-trois minutes, au-del&#224; on risquerait de lancer une discussion, cette horreur. Il faudrait quand m&#234;me avertir ces gens de l'existence d'un petit groupe qui s'appelle Gorillaz, &#231;a leur &#233;viterait de dire des inepties.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Arrive maintenant l'homme qui nous int&#233;resse, Ben Barbaud, qui a &#224; peine le temps de s'asseoir qu'on lui pose d&#233;j&#224; une question &#224; la con sur le looks des m&#233;talleux. Nous sommes, r&#233;p&#233;tons-le, en 2012, je pense qu'on a fait le tour de la question des fringues dans la communaut&#233; metal, ce n'est pas comme &#231;a qu'on commencera &#224; discuter musique. En connaisseur averti, P'tit Filou dit que c'est trop cool &#171; &lt;i&gt;la Hellfest&lt;/i&gt; &#187; (la ?!?), une f&#234;te &lt;i&gt;&#171; purement rock'n'roll &#187;&lt;/i&gt;, genre un peu &lt;i&gt;&#171; tribale et barbare &#187;&lt;/i&gt; comme on kiffe. Ben vas-y, te g&#234;ne pas, consid&#232;re moi comme un vulgaire papou de Nouvelle Guin&#233;e avec un os en travers des narines sous pr&#233;texte que j'&#233;coute du metal, &#231;a fait toujours plaisir. Ha, forc&#233;ment, ils ressortent des extraits du documentaire &lt;a href=&quot;http://www.inside-rock.fr/Le-metal-explique-a-Thomas-VDB&quot; class='spip_out'&gt;&lt;i&gt;Le metal expliqu&#233; &#224; ma m&#232;re&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, ce reportage qu'on avait A-DO-R&#201; l'an pass&#233;. Oh, mais c'est le passage avec le sociologue qui nous explique que le m&#233;talleux est un animal comme les autres. La consternation commence &#224; s'installer quand d&#233;boule un nouveau micro-reportage qui a d&#251; prendre au moins un quart d'heure &#224; &#233;crire et vingt minutes &#224; monter : comment faire toi aussi ton groupe de metal chez toi &#224; la maison (fascicule vendu s&#233;par&#233;ment).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je vous le r&#233;sume vite fait bien fait, il faut donc :&lt;/p&gt; &lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt; Avoir les cheveux longs&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Etre introverti&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Avoir un nom de groupe vomitif&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Parler de forces d&#233;moniaques&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Manger tes copains.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Ben oui, tout reportage sur le metal, m&#234;me le plus court, contient son &#171; Point Mayhem &#187;, qui consiste &#224; raconter, de mani&#232;re plus ou moins d&#233;form&#233;e, la fameuse anecdote &#224; propos de l'omelette de cervelle concoct&#233;e par les norv&#233;giens les plus d&#233;biles des trois derniers si&#232;cles. C'est le boss du Bus Palladium qui le dit. Il rajoute aussi que, souvent, les chanteurs les plus violents sont en fait trop love dans la vie, genre ils ont une voix toute douce et sont pas m&#233;chants pour de vrai. Et paf, la r&#233;al' nous balance un gros plan sur le visage poupon et maquill&#233; de Daron Malakian. Ouch.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le reportage se termine et le plus improbable surgit de nulle part, sans pr&#233;venir : la chroniqueuse Jasmine Roy, prof de chant et ancienne coach vocale de &lt;i&gt;Star Academy&lt;/i&gt; et d'&lt;i&gt;A La Recherche de la Nouvelle Star&lt;/i&gt;, se met &#224; parler&#8230; de&#8230; j'en suis encore tout remu&#233;&#8230; de&#8230; de musique. L'audacieuse, l'inconsciente, la folle&#8230; Elle dit qu'il ne faut pas r&#233;duire le metal &#224; des mecs qui disent n'importe quoi, pensez &#224; Gojira et leurs textes sur l'environnement et le d&#233;passement de soi ! De m&#234;me, tenir tout un concert en gueulant &#224; la mani&#232;re de Max Cavalera, c'est du boulot, il y a toute une technique &#224; apprendre ! Silence de mort chez les chroniqueurs et dans le public. La r&#233;al' d&#233;tend alors l'atmosph&#232;re en s&#233;lectionnant des images d'exercices vocaux qui ressemblent &#224; une crise de Gilles de la Tourette (faut que &#231;a reste ridicule quand m&#234;me, on parle de musique chers enfants). D'ailleurs P'tit Filou ne se fait pas prier pour clamer que le metal, &#231;a reste un truc de voyous qui chantent sur l'holocauste et qui veulent violer le chien de la concierge ! Mouais&#8230; comme le dit Ben Barbaud, &lt;i&gt;&#171; il y a encore beaucoup d'abrutis &#187;&lt;/i&gt; mais &#231;a on le sait, tout le monde sait, et il n'y a pas que &#231;a, et il serait temps de parler du reste, c'est-&#224;-dire des trucs int&#233;ressants. L&#224;-dessus, Barbaud est pri&#233; de partir apr&#232;s avoir dit trois phrases et sans avoir pu parler ne serait-ce que de la programmation.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On enchaine sur un blind-test &#171; cherchez le gar&#231;on de la chanson &#187; : la r&#233;gie balance un extrait et les chroniqueurs, s&#233;par&#233;s en deux &#233;quipes pour l'occasion, beuglent le plus fort possible pour dire que c'est eux qu'ont reconnu &lt;i&gt;Joe le Taxi&lt;/i&gt; en premier, nanananan&#232;re ! C'est le d&#233;but d'une lente descente aux enfers, oh oui&#8230;&lt;/p&gt;&lt;div id='decoupe_bas' class='pagination decoupe_bas'&gt;
&lt;img class=&quot;no_image_filtrer&quot; alt=&quot;Page pr&#233;c&#233;dente&quot; title=&quot;Page pr&#233;c&#233;dente&quot; src=&quot;http://www.inside-rock.fr/plugins/couteau_suisse/img/decoupe/precedent_off.gif&quot;/&gt; &lt;span class=&quot;cs_pagination_off&quot;&gt;1&lt;/span&gt; &lt;a title=&quot;Page 2 : Les prochains invit&#233;s sont des invit&#233;es, les filles du (...)&quot; href=&quot;http://www.inside-rock.fr/spip.php?page=backend&amp;artpage=2-2&quot;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;a href=&quot;http://www.inside-rock.fr/spip.php?page=backend&amp;artpage=2-2&quot;&gt;&lt;img class=&quot;no_image_filtrer&quot; alt=&quot;Page suivante&quot; title=&quot;Page suivante&quot; src=&quot;http://www.inside-rock.fr/plugins/couteau_suisse/img/decoupe/suivant.gif&quot;/&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;
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