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Hommage à James Brown

Hommage à James Brown

par Nils, Aurélien Noyer, Le Daim le 27 décembre 2006

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 Le Daim

L’Amérique est ingrate et n’a jamais vraiment su prendre soin de ses génies... À commencer par James Brown, relégué aux ordures au début des années 80, écrabouillé par le disco qui n’aurait jamais existé sans lui. La traversée du désert commençait pour lui, avec un long arrêt à la station « Enfer ». Alcool, drogue, violence... Prison... Dont il se releva plus ou moins.

Hier, veille de Noël, il a été emporté par une pneumonie à 73 ans. Il n’aura pas, et n’aurait certainement jamais connu la retraite, continuant d’enregistrer et de tourner.

Il faut garder du « Godfather Of Soul » l’image d’un bonhomme débordant d’énergie, une vraie bombe sur pattes, poussant ses musiciens dans leurs derniers retranchements : « Arrêtez ce putain de jazz ! »... Brown passait au rouleau compresseur les mélodies et recollait les morceaux pour obtenir du rythme pur. Le rythme de la transe, un groove sexuel... Une musique infernale habitée par Dieu, car profondément enracinée dans le gospel. Une musique à ressusciter les morts que nous sommes.

James Brown, en sueur, la voix déchirée, quittant la scène en titubant, revêtu de sa fameuse cape et pleurant « please, please, please... I love you so »... James Brown bluesman, James Brown showman...

N’oublions pas tout ce que la musique doit à James Brown, et réécoutons le encore et encore pour réaliser que tout ce qui a été fait après lui ne vaut pas et ne vaudra jamais l’œuvre qui l’a inspiré.

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© DR


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