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Muse

par Arnold le 22 mai 2005

2

sorti en 1999 (Naïve)

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Deux ans après le fracassant OK Computer, les fans de Radiohead sont en manque. Un petit groupe d’Anglais en profite pour envahir le créneau : Muse. Au premier abord, les adeptes du quintet d’Oxford y trouvent leur compte et adhèrent... Mais voilà, les années ont passé... Et à la réflexion, cet album n’est pas si énorme que ça, pas de quoi s’extasier.

Pourtant les premiers accord de Sunburn semblent de bonne augure, ce qui avait même incité Apple à l’utiliser pour ses pubs... Le chanteur a un timbre spécial, un peu chevrotant qui peut plaire... Mais voila, le rythme s’affole et Bellamy part en voix de tête pour atteindre les aigus avec une voix geignarde limite emasculée... Irritant au bout de deux minutes... L’écoute continue. Muscle Museum démarre sur un ligne de basse marquée et intéressante, bientôt complétée par une guitare saccadée et une ligne mélodique au piano. Une agréable impression s’installe, mais ne dure pas. Au bout d’une minute, les guitares saturent, Bellamy monte au rideau, puis la tension redescend et se met à jouer au yoyo avant de s’achever dans un cri inhumain prêtant à croire que le chanteur s’est coincé quelque chose dans une porte. Les morceaux suivants s’avèrent du même accabit, l’originalité vient à manquer : quand le groupe s’excite on s’attend à le voir se calmer 10 secondes après. Bellamy s’essaye même à un épisode lyrique sur la ballade Falling Down portant un peu sur les nerfs. Mais il faut le reconnaitre, les sections rythmiques structurent bien la musique du trio (notamment sur Cave). Showbiz est sûrement le meilleur titre de l’album : une intro posée limite inquiétante, les guitares efficaces, et pour une fois l’intensité augmente progressivement du début à la fin du titre sans jouer aux montagnes russes. Dommage que tout l’album ne soit pas à l’image de ce titre. Car en effet le morceau suivant ramène à la dure réalité de l’album. Comme tout disque FM, il se doit de proposer son petit slow langoureux pour boum d’ados boutonneux, sortez vos briquets : voici le pathétique Unintended. Le reste de l’album n’élève pas le niveau, jouant toujours du yoyo entre un gros son métalleux et des ballades sans saveur.

Muse semble en faire trop sur cet album. On pourrait penser : « ce n’est qu’un premier album, cela va s’améliorer... » Mais non. Les suivants sont pareils, voire pire. Aucune évolution flagrante : des pianos toujours aussi pompeux, des guitares toujours aussi lourdingues, et toujours la même voix. Les albums suivant sont des Showbiz II ou Showbiz III.



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Tracklisting :
 
1. Sunburn (3’54")
2. Muscle Museum (4’23")
3. Fillip (4’01")
4. Falling Down (4’34")
5. Cave (4’46")
6. Showbiz (5’16")
7. Unintended (3’57")
8. Uno (3’38")
9. Sober (4’04")
10. Escape (3’31")
11. Overdue (2’26")
12. Hate This & I’ll Love You (5’09")
 
Durée totale : 49’51"