Portraits
The Jesus And Mary Chain, l'ombre et la lumière

The Jesus And Mary Chain, l’ombre et la lumière

par Milner le 7 juin 2006

En réponse au marasme musical du début des années 1980, deux frangins n’ont rien trouvé de mieux que former un groupe qui créera le lien manquant entre le gothique et le rock tout en ayant un œil braqué vers l’Oncle Sam. L’indie rock dans son plus bel éclat ...

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Cet épisode marqua le groupe qui décida par la suite de reprendre un batteur en tournée pour éviter de pareilles mésaventures. Tout le long de leur carrière, les Écossais connurent la valse des musiciens au poste plus que sinistré de batteur mais également à ceux de bassiste et guitariste. Certains étaient même embauchés pour une seule apparition à la télé ou une série de concerts ; et tout cela selon le bon vouloir des frères Reid. Au printemps 1988, une compilation de raretés baptisée Barbed Wire Kisses est lancée sur le marché, ce qui permettra de constater à quel point le groupe pouvait toujours écrire de bien belles chansons au goût particulièrement toxique telle la somptueuse Sidewalking. Après de nombreux concerts, le fragile quatuor publie à la fin de la décennie Automatic, leur album le plus accessible jusqu’à présent. De nouveau retranché en duo pour composer l’album, les mêmes programmations synthétiques au menu, le disque fut pratiquement aussi bien accueilli que ses prédécesseurs et contient les singles Head On et une ode à Bob Dylan, Blues From A Gun. À cette époque, la violence que l’on associait autrefois avec le combo était pratiquement devenue non-existente. Même William et Jim Reid semblaient s’être calmés, c’est dire !

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La scène, le lieu où tout se passe

L’année 1990 démarre avec déjà une énième surprise : le départ du bassiste Douglas Hart. Lassé par ce cirque, il préféra quitter le circuit et devint réalisateur de vidéos pour le label de Alan McGee, Creation Records (il signa par exemple la vidéo de Soon de My Bloody Valentine) puis créa sa propre maison de production. Il contribua entre autres au vidéo-clip Can’t Stand Me Now de The Libertines ainsi que différents témoignages visuels sur The Stone Roses. De la formation initiale, il ne reste plus que les frères ... Pour le remplacer, les frangins dégotent un Australien multi-instrumentiste qui s’occupera plus particulièrement de la guitare rythmique, un dénommé Ben Lurie, ancien employé chez Rough Trade Records qui deviendra pratiquement son remplacement en tant que troisième membre officiel jusqu’à la fin. Début 1992, les Mary Chain publièrent leur premier album enregistré dans leur nouveau studio londonien joliment baptisé « The Drug Store ». Honey’s Dead, leur cinquième opus, est plus orienté vers des sonorités dance qui affolaient alors les hit-parades de l’époque.

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L’expression du ras-le-bol

En guise de promotion de l’album, les Écossais embarquèrent pour la tournée Rollercoaster aux côtés de Blur, My Bloody Valentine et Dinosaur Jr en ce qui concerne la Grande-Bretagne. Le volet américain eut lieu durant l’été 1992 à travers le Lollapalooza festival. Mais, le groupe ne se sentait pas dans son meilleur élément et l’annonça au travers d’interviews comme une erreur de casting. Au même moment, le titre Reverence fut banni des ondes américaines à causes de paroles jugées trop offensantes (‘I wanna die just like JFK / I wanna die in the USA’). À la suite de la tournée, les Mary Chain publièrent leur deuxième compilation baptisée The Sound Of Speed puis s’attaquèrent à la réalisation de Stoned And Dethroned, largement plus acoustique. L’album marque l’émergence de William Reid comme chanteur sur le même nombre de titres que son frère. Un titre sublime, Sometimes Always, voit ainsi le guitariste partager les vocaux avec Hope Sandoval, ex-leader du groupe Mazzy Star. Durant les quatre longues années qui suivirent, les Mary Chain se firent soudain discrets. Car, à l’exception du single I Hate Rock’N’Roll (qui reflétait le sentiment du groupe à l’égard de l’industrie musicale de l’année 1995), peu de chances d’avoir entendu parler des frères Reid. En effet, le groupe était arrivé en fin de contrat discographique avec Blanco Y Negro et s’apprêtait à signer avec le label indépendant américain Sub Pop.



[1Sources :

MAGAZINES

  • Q Magazine
  • Mojo
  • Rock & Folk
  • NME
  • Uncut

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